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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 21:48

jeudi 11 août 2016 15:36

Des sportives définies par leur mari ou par leur physique… Les Jeux olympiques de Rio ne sont pas exempts de titres ou commentaires sexistes. En voici un concentré, que vous êtes invité.e.s à enrichir – cet article sera régulièrement mis à jour.

Dans les médias, qui montera sur le podium du sexisme à Rio ? Une toute récente étude menée par des chercheur.e.s de l’université de Cambridge sur un large échantillon d’articles de presse, relevait que les sportives sont bien plus associées que les sportifs à leur statut marital et leur apparence physique, et moins à leurs résultats. Aux Jeux olympiques de Rio, les commentaires et les titres de presse en donnent jour après jour des exemples précis. En voici une liste non-exhaustive, mise à jour jusqu’à la fin des JO :

Elles ont beau être des athlètes performantes, elles n’en sont pas moins parfois définies en fonctions d’hommes, qui représentent l’exemple à suivre.

En France, L’Equipe juge ainsi en titre, mercredi 10 août, que la judokate Clarisse Abegnenou (médaille d’argent) « peut devenir Riner au féminin », référence au champion Teddy Riner. (Signalé par une lectrice)

Tandis que la triple médaillée d’or en natation Katie Ledecky ne parvient pas à se défaire du surnom de « Phelps au féminin » (qui lui accole par exemple en France Le Figaro, ou en version anglophone (« female Michael Phelps »), le Daily Mail.

Pire encore, les sportives peuvent même disparaître derrière un homme, qui récupère les lauriers.

Ainsi, le commentateur de la chaîne états-unienne NBC, Dan Hicks, faisait du mari et entraîneur de la nageuse Hongroise Katinka Hosszú le « responsable » de la victoire de la championne sur 400m quatre nages individuel (elle a depuis ajouté deux autres médailles d’or à son palmarès). Après avoir tenté de s’expliquer, Dan Hicks a finalement présenté ses excuses à la nageuse.

Autre exemple, ce titre d’un journal de Chicago qui titrait le 7 août : « Corey Cogdell, la femme du défenseur des Chicago Bears [equipe de football américain] Mitch Unrein, remporte une médaille de bronze ». Son nom disparaît même dans le tweet du journal :

Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 21:41

L’association Femmes SDF, créée en 2000 à Lyon, s’est constituée autour des questions que pose l’existence des femmes SDF. Quelle histoire personnelle les a conduites dans cette situation ? L’errance féminine est-elle identique à l’errance masculine ?… L’association a pour objectif de faire changer le regard de la société sur ces femmes, et de faire changer le regard que ces femmes portent sur elles-mêmes. L’originalité du travail mené par l’association est aussi d’impliquer les femmes concernées et de s’appuyer sur leur parole et leur vécu. En décembre 2004, le Local des femmes SDF a ouvert ses portes. Maïwen Abjean, directrice de l’association présente le Local.

Quels sont les principes de fonctionnement du Local ?

Le Local des femmes a été inventé, dans un entre-deux, hors de la rue et en amont de l’insertion, pour permettre à ces femmes avec le temps de rompre avec l’errance. Trois permanences d’accueil permettent aux femmes de venir se poser dans la journée, de s’accorder du bien-être, dans l’anonymat et la sécurité. C’est un espace protégé qui prend en compte la personne dans sa globalité et redonne sa place à un corps particulièrement mis à mal, agressé, violenté.

Ce lieu leur offre plusieurs possibilités de renouer au bien-être et aux soins : la douche, le bain, une chambre avec de bons lits, les crèmes, le maquillage. Elles peuvent « poser leur corps de femme », s’abandonner et se sentir peu à peu en paix. Elles peuvent prendre du temps pour elles. Elles peuvent se stabiliser en étant bien dans leur peau. Elles peuvent « raconter leurs cicatrices » , « dire les ampoules aux pieds », parler de leurs maux.
Elles vont ainsi renouer avec leur corps, avec leur intimité, avec elles mêmes : changer le regard qu’elles ont sur elles-mêmes, retrouver confiance en elles.

Ce lieu est aussi un premier point d’ancrage. Elles sont « en mille morceaux », c’est l’essence même de l’errance. Avec le temps, au Local, la personne se rassemble. Aller vers un lieu qui existe, s’y autoriser une pause, c’est sortir du circuit de la rue, de l’errance et de leur enfermement. C’est risquer des rencontres, la confrontation avec un monde autre que la rue.

Ces temps de pause leur offrent l’opportunité de se reconnecter aux gestes de la vie ordinaire, tels que choisir ce que l’on veut manger, le préparer ensemble, manger sur une table, mettre la table, prendre des habitudes lors de leur passage… Tous ces petits riens de la vie ordinaire qu’elles retrouvent en ce lieu, sont des premiers pas vers la réémergence du désir. Retrouver le désir, le partager avec d’autres, c’est à nouveau se sentir exister au milieu des autres.

Ce Local des femmes est enfin un lieu d’accompagnement individuel et collectif. Les femmes qui le souhaitent peuvent solliciter le soutien de l’équipe pour être accompagnées dans leurs démarches (logement, administratif, santé, juridique, lien familial…) Le rôle du Local des femmes est alors de faciliter, de mettre en lien, de donner accès, de rassurer, d’accompagner, de contenir, pour que ces femmes puissent avoir accès à leurs droits et les exercer.

Les femmes qui le souhaitent sont également accompagnées collectivement, pour prendre une place, participer, s’impliquer dans des projets.

Quelles sont les différences par rapport à un accueil pour hommes SDF ?

L’association est fondée sur la reconnaissance et la prise en compte des spécificités du vécu des femmes en errance :

– Conditions de survie : corps abîmé et oublié, contraintes liées à l’hygiène, problèmes de santé spécifiques.

– Stratégies de protection : invisibilité (se cacher), masculinisation, protection d’un compagnon / d’un groupe / d’un chien, perte de son identité sexuée.

– Violences spécifiques : relations hommes/femmes primaires (espace public majoritairement masculin), violences conjugales, agressions dont agressions sexuelles, prostitution de survie…

– Honte, culpabilité, regard de la société particulièrement culpabilisateur sur les femmes.

Quel est le profil de ces femmes ? Combien de femmes avez-vous reçues depuis l’ouverture du Local ?

A ce jour, près de 900 femmes ont poussé la porte du Local, avec des profils et des parcours très hétérogènes et présentant des problématiques diverses.

Par rapport au logement : situation de vie à la rue (dormant ou ayant dormi dans des lieux non prévus pour l’habitation (rue, squat, tente, voiture, gare…), ou en hébergement chez des tiers en système débrouille et de manière instable, en hébergement d’urgence, en hébergement d’insertion, en logement accompagné, en logement de droit commun.

Par rapport à la situation administrative : femmes seules ou en famille (très souvent familles monoparentales), françaises, ressortissantes de l’Union Européenne et hors UE, en demande d’asile (Congo, Angola…), en demande de titre de séjour, sans-papiers…

Par rapport aux ressources financières : grande précarité matérielle, bénéficiaires des minimas sociaux, très petites retraites, absence totale de ressources financières, manche, non-recours aux droits sociaux.

Par rapport à la santé : problématique omniprésente de santé physique et/ou mentale, grande souffrance psychique, suivis psychiatriques fréquents, nombreuses hospitalisations, difficultés d’accès aux droits et aux soins, problématique d’addictions, non-recours aux soins.

Par rapport au lien social et familial : pauvreté/rupture des liens familiaux, isolement, ruptures multiples de liens sociaux, souvent histoires de placement.

Par rapport à la citoyenneté : peu accès à la parole et à l’expression, en marge des dispositifs de participation citoyenne, pas de participation à l’action collective et sociale.

Il est à noter que ces femmes sont de tout âge (de 18 à 80 ans), et que 50% ont moins de 40 ans ; qu’elles sont de plus en plus en situation d’errance avec leurs enfants ; qu’elles peuvent être accompagnées d’animaux. Ces femmes cumulent très souvent plusieurs de ces difficultés, et ce de manière persistante.

Toutes vivent une forte souffrance intérieure et répètent des situations d’échecs et de violences très dures, elles sont dans un cycle dont elles ont beaucoup de mal à sortir. Beaucoup d’entre elles ont un lourd passé vécu dans la famille ou ailleurs.

Depuis l’ouverture du Local, nous avons eu plus de 15 000 passages. Certaines viennent très régulièrement, d’autres viennent plus épisodiquement mais gardent tout de même un lien privilégié avec l’association, certaines viennent une fois et on ne les revoit jamais…

L’année 2015

L’année 2015 a marqué une très forte augmentation de la fréquentation par rapport à l’année 2014, qui représentait déjà l’année la plus intense en termes de fréquentation depuis la création de l’accueil de jour.

+30% en nombre de passages.

+40% en nombre de femmes différentes accueillies.

+70% en nombre de nouvelles femmes accueillies.

Mais 2015 fut une année clé de tous points de vue : explosion du nombre de passages et de femmes accueillies au Local, sur-fréquentation des accueils, saturation des services et dispositifs d’accompagnement social, d’hébergement, de santé (accès bloqués, délais particulièrement longs, durcissement des voies d’accès…).

Quelles améliorations observez-vous après leur passage ?

Les évolutions s’effectuent de manière très subtile et progressive, mais profonde.

Tout d’abord, la possibilité de se poser, de prendre soin de soi, de retrouver les rituels de la vie quotidienne, de reprendre « sa » parole, contribue à un mieux-être, à une meilleure santé, au sens global du terme. Avec notre soutien, certaines s’engagent dans des démarches pour accéder aux soins, à un hébergement ou un logement, à une activité professionnelle. Elles finissent par changer de regard sur elles-mêmes et sur les autres femmes ayant des parcours et des vécus très hétérogènes. Des solidarités et des amitiés naissent.

Le fait de participer à la vie du Local (courses, repas, ménage, conseil de vie sociale), aux maraudes avec l’équipe salariée, aux actions de sensibilisation et autres projets de l’association (spectacle, recherche-action sur le lieu de vie) les sociabilise.

Enfin, souvent ces femmes « se rassemblent ». Avec le temps, dans la construction d’un lien même fragile, renouent avec leur histoire, parfois avec leur famille.

Propos recueillis par Caroline Flepp 50-50 magazine

Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 10:34

Plein soleil, ambiance festive ce 10 juillet place de la République. Les militant-e-s laïques et féministes commencent à s’attrouper. Les femmes sans voile d’Aubervilliers et de la Brigade des mères déploient paisiblement leurs affichettes et leurs banderoles au pied de la statue de la Liberté sur le socle de pierre gris surchauffé. Les textes sont explicites: “ le voile = inégalité ”, “ voile interdit aux mineures filles ”, » solidarité avec les femmes mortes pour ne pas le porter ”…

Comme chaque année depuis le lancement de la journée internationale “ femmes sans voile ”, le collectif d’Aubervilliers et la Brigade des mères ont tenu leur promesse : malgré l’euphorie de la finale de l’Euro, il fallait se mobiliser pour dénoncer l’emprise chaque jour croissante du voile islamique symbole de l’oppression des femmes. Les associations laïques et féministes ont répondu présentes à l’appel.

Quelque deux cents personnes se pressent au pied de la statue de la Liberté sous un soleil de plomb. Soudain, un petit groupe de jeunes garçons et filles commencent à insulter les organisatrices qui déployaient leurs banderoles, les traitant de “racistes” et les bousculant. Il faut l’intervention des policiers pour éloigner les fauteuses/fauteurs de trouble. Nadia B. du collectif d’Aubervilliers prend la parole en premier, décrivant avec force ce que représente le voile en tant que signe d’inégalité et porte drapeau de l’islam politique. Quant à Nadia R. de la Brigade des mères, elle dénonce les pressions dont sont victimes celles qui osent affirmer leur opposition à l’influence des intégristes au niveau local : la voix étranglée par l’émotion elle indique que ses enfants ont été agressés physiquement. Les responsables des associations solidaires saluent le courage de ces femmes et font le lien avec les combats pour l’universalité des droits des femmes face aux attaques des tenants du relativisme culturel dans les instances internationales.

L’une des revendications principales cette année est l’interdiction du port du voile pour les filles mineures. Avant de chanter l’hymne du Liberté du MLF: Debout femmes esclaves/Et brisons nos entraves : Debout ! debout ! l’une des intervenantes s’est exclamée, sous les applaudissement qu’elle espérait que la grande ferveur qui a accompagné la finale de l’Euro soit aussi celle de tout un pays derrière ses valeurs communes de liberté, égalité, fraternité et laïcité.

Annie Sugier 50/50 Magazine

Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 10:28

mardi 12 juillet 2016 15:23 par Arnaud Bihel 5 commentaires

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Une affiche de l’enseigne Bagelstein surfait sur l’affaire Baupin : message insultant, atteinte à l’image des femmes, dénonce le Jury de déontologie publicitaire.

Après la polémique, le coup de sifflet du gendarme de la publicité contre Bagelstein. Dans un avis que Les Nouvelles NEWS ont pu consulter mardi 12 juillet, le JDP, Jury de déontologie publicitaire, juge que la chaîne de sandwicheries a enfreint les règles de déontologie en surfant sur l’affaire Baupin.

« En utilisant l’événement comme sujet de plaisanterie, ce procédé banalise les pratiques de harcèlement et les traite comme dépourvues de gravité, ce qui ne peut qu’avoir pour effet de porter atteinte à l’image des victimes de tels agissements, mais aussi des femmes et de leur dignité », relève le JDP.

Début juin, des affiches de Bagelstein mettaient en scène ce dialogue fictif :

« – Il est chaud votre trou ?
– Evidemment monsieur.
– Je peux passer quand ?
– Quand vous voulez entre 8h et 21h.
– Quel âge ?
– Comment ça, quel âge ? Maximum quelle heure ? Nos bagels sont frais du matin.
– Vos bagels ?
– Ben oui, monsieur Baupin. On vend des bagels, nous.
– Désolé, c’est une erreur… je compte sur votre discrétion, merci ».

Vivement critiquée, accusée de rire d’accusations de harcèlement sexuel pour vendre des sandwiches, Bagelstein avait rapidement retiré cette campagne et présenté des excuses. Mais entre temps le gendarme de la pub avait reçu pas moins de 400 plaintes émanant de particuliers, ainsi que des associations Les Chiennes de Garde et Osez le Féminisme. Et l’avis rendu par le JDP est particulièrement sévère, dénonçant une banalisation du harcèlement, une « atteinte à l’image » des femmes, un message « insultant » :

La « pub Baupin » épinglée par le JDP n’est pas le seul outil de communication controversé de Bagelstein, qui revendique « l’irrévérence ». L’enseigne « est coutumière d’une communication publicitaire d’un goût douteux et particulièrement sexiste et homophobe, socle de leur stratégie marketing, basée sur de prétendus décalage et humour », dénoncent les Chiennes de Garde. En rappelant par exemple les petites phrases que l’enseigne utilise sur ses emballages, ses menus ou ses murs – par exemple : « L’amour c’est sportif, surtout quand l’un des deux n’est pas d’accord ».

Des éléments de communication sexistes, d’autres homophobes, qui ont également été vivement critiqués ces dernières semaines. Au point de provoquer la naissance d’un nouveau collectif féministe, Insomnia, qui a multiplié les actions ces dernières semaines contre des restaurants Bagelstein.

« Ces phrases, se référant uniquement aux femmes en tant qu’objets sexuels, renforcent les stéréotypes et participent au climat sexiste qui légitime les violences faites aux femmes », insistent les Chiennes de Garde.

Mais il est difficile de porter plainte devant le Jury de déontologie publicitaire contre ces messages, « qui existent depuis des mois, voire des années. Car le JDP ne peut juger que sur des éléments précis et nouveaux », relève la présidente de l’association, contactée par Les Nouvelles NEWS.

« De plus en plus, le JDP rend des avis de cet ordre contre les publicités sexistes », se félicite Marie-Noëlle Bas. « Le gros problème c’est que ça arrive en général après la campagne, et du coup ça ne sert pas à grand chose. » En tout cas, Bagelstein est désormais dans le viseur des associations.

« Je veux bien entendre que leur communication soit décalée, mais le sexisme et l’homophobie ne sont pas admissibles. Et on n’hésitera pas à les épingler s’ils récidivent », insite la présidente des Chiennes de Garde. « Pour nous, ce qui est important, c’est de montrer à quel point toute la communication de Bagelstein est sexiste. »

Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 10:25

mercredi 13 juillet 2016 14:01 par Marina Fabre

Après la polémique sur le sexisme au Festival d’Angoulême, le ministère de la Culture annonce la parité dans les instances de sélection et jurys. « On nous prend enfin en considération », se réjouit le Collectif de créatrices de BD contre le sexisme, à l’initiative de cette mesure.

La polémique aura-t-elle été utile ? En janvier dernier, le Festival international de la bande dessinée (FIBD) d’Angoulême s’était retrouvé sous le feu des critiques. En cause : une sélection 100% masculine de candidats au Grand Prix. Trente hommes nominés et sélectionnés par le Festival, aucune femme.

En réaction, le Collectif de créatrices de BD contre le sexisme appelait au boycott des votes et créait une polémique sans précédent. Emmenés notamment par Riad Sattouf, des hommes sélectionnés dans la liste 100% mâle quittaient la course au Grand Prix. Face à l’ampleur de la mobilisation, le FIBD décidait d’ajouter quelques noms de femmes auteures : 6 femmes pour 30 hommes. Avant, finalement, de réécrire les règles du jeu : plus de liste du tout.

Des couacs à répétition qui avaient mis en lumière un ras-le-bol général des auteur.e.s de bande dessinée. Le 4 avril dernier, le ministère de la Culture et de la Communication confiait alors une « mission de médiation » à Jacques Renard, qui a instauré un « comité de concertation » afin de redessiner l’organisation de l’édition 2017 du FIBD.

Mardi 12 juillet, c’était l’heure du bilan d’étape. D’emblée le ministère préfère « confirmer » le « profond attachement de l’ensemble des acteurs concernés à la pérennité et au développement de ce festival » mais annonce plusieurs changements. D’abord dans la gouvernance du FIBD et la « répartition des responsabilités qui s’y attachent » mais également dans la composition des instances de sélections et des jurys. Désormais, ils seront paritaires :

« Une mesure a d’ores et déjà fait l’unanimité des membres du comité : l’introduction systématique de la parité hommes/femmes dans les instances de sélection et les jurys institués par le festival ou ses partenaires », souligne le ministère.

Une mesure à l’initiative du Collectif de créatrices de BD contre le sexisme, créé à l’automne 2015, et qui avait fait naître la polémique à Angoulême en janvier dernier. « Déjà, nous avons été conviées à la table des discussions autour des problématiques du FIBD, c’est un pas important pour nous, cela signifie que nous sommes prises en compte, en considération », explique aux Nouvelles NEWS, Marie Gloris Bardiaux-Vaïente, une des porte-paroles du collectif. « Ensuite, nous avons effectivement proposé que les comités et jurys soient paritaires, cela nous paraît légitime et nécessaire aujourd’hui ».

« On s’est désinvibilisées collectivement », estime la scénariste de bande dessinée. Une victoire donc pour le collectif qui compte désormais 230 membres, signataires de la charte contre le sexisme dans la bande dessinée. « On est satisfaites de cette avancée ».

Plus largement, la médiation avait également été lancée suite à la menace d’un boycott de l’édition 2017 de la part des éditeurs, qui critiquaient aussi une mauvaise organisation, une baisse de fréquentation… Une association de « préfiguration » sera mise en place à la rentrée prochaine, elle regroupera les partenaires publics, les organisations professionnelles ainsi que l’association du FIBD.

Une association provisoire qui sera remplacée par une nouvelle structure. Son objectif ? « Devenir la porteuse institutionnelle du festival et l’interlocutrice de l’opérateur ». Une autre solution pourrait s’y ajouter : la création d’un groupement d’intérêt public. Cette refonte annoncée du Festival d’Angoulême a permis de lever les menaces de boycott des un.e.s et des autres. « L’ensemble des acteurs concernés confirme la tenue de la 44ème édition du festival, qui se tiendra en janvier 2017″, précise le ministère.

Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 20:55

Édito du jeudi 7 juillet 2016

Derrière les coups de menton virils sur fond de 49-3, la valeur travail reste virile elle aussi.

La "loi travail" a été définitivement adoptée mercredi 6 juillet après que le Premier ministre Manuel Valls a dégainé le 49-3 sans se voir opposer de motion de censure. Que retiendra-t-on de cette odyssée ? Les coups de menton virils, les démonstrations de force dans la rue, les menaces de motion de censure sans lendemain dans le camp de la majorité. Les mêmes menaces dans l’opposition… finalement remisées, en raison -selon François Bayrou, président du Modem- d’un match de football que les parlementaires auraient raté si les débats s’étaient prolongés.

Que de testostérone ! Et pour finir une loi qui ne changera pas grand-chose à la question de l’égalité professionnelle entre femmes et hommes. Même si la primauté a finalement été donnée dans ce domaine aux conventions de branche sur les accords d’entreprise, l’histoire montre que l’égalité professionnelle est toujours très mollement défendue dans les accords, qu’ils soient de branche ou d’entreprise.

Souvenons-nous de la question de la pénibilité ou même des accidents du travail. Dans les emplois majoritairement occupés par des femmes, la pénibilité est moins bien prise en compte (Voir : Pénibilité au travail, selon que vous serez homme ou femme… et La pénibilité invisible du travail féminin). De même, les efforts de prévention des accidents du travail sont élevés et payants dans des secteurs comme le bâtiment, qui emploie beaucoup d’hommes. Mais ils sont très faibles dans le secteur médico-social par exemple, dans lequel l’emploi est très féminisé (Voir : Accidents du travail : les femmes oubliées ?)

Réputé à tort moins pénible, moins accidentogène, le travail féminin est aussi considéré comme ayant moins de valeur, il est moins rémunérateur. Et le travail domestique et familial assumé majoritairement par les femmes est méprisé, ignoré. Notre organisme national de statistique ne le voit pas, ne le compte pas. S’il le comptait, cela pourrait représenter, au bas mot, 15 % du PIB, voire le tiers (Voir : Travail domestique, un tiers fantôme du PIB).

Nous avions abordé ces sujets lors de notre colloque "Le sexe de l’économie". Delphine Roy, de l’Insee, y expliquait que les activités de bricolage et jardinage, plutôt dévolues aux hommes, sont comptées dans le PIB mais pas le repassage, plutôt dévolu aux femmes… Encore faudrait-il revoir nos indicateurs de richesse, faute de quoi le mépris du travail féminin risque de durer.

Et encore faudrait-il que les femmes aient suffisamment de porte-voix dans les syndicats, chez les politiciens ou dans les médias… En attendant, le gouvernement gouverne pour la moitié de la population qui sait le mieux faire parler d’elle.

Isabelle Germain

Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 11:44

En France, l’espérance de vie à 65 ans continue d’augmenter, plus encore pour les femmes. Mais la hausse de l’espérance de vie « sans limitation d’activité » ne suit pas.

Les Européen.ne.s, et les Français.e.s en particulier, peuvent espérer vivre toujours plus longtemps. Mais pas beaucoup plus en bonne santé. C’est ce que révèlent les dernières tendances chiffrées publiées par l’EHLEIS, l’action européenne conjointe sur les « années de vie en bonne santé », coordonnée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

En 2011, les Françaises âgées de 65 ans pouvaient espérer vivre encore 23,8 ans en moyenne (soit jusqu’à 88,8 ans) et les Français 19,3 ans (jusqu’à 84,3 ans).

Entre 2005 et 2011 en France, l’écart s’est creusé : le gain d’espérance de vie est de 1,8 an pour les femmes, 1,6 an pour les hommes.

Les Français et surtout les Françaises peuvent espérer une vie plus longue que la moyenne européenne : de plus d’un an pour les hommes, de plus de deux ans pour les femmes.

Loin de l’objectif

Mais d’autres données envoient un signal plus négatif : la courbe de l’espérance de vie « sans limitation d’activité », soit en bonne santé, ne suit pas celle de l’espérance de vie. Autrement dit : si on vit plus longtemps, on vit aussi plus longtemps avec une incapacité, un problème de santé.

Entre 2005 et 2011 en France, l’espérance de vie « sans limitation d’activité » a augmenté d’à peine 0,3 an (ce qui est « non significatif ») pour les femmes, atteignant 9,9 ans. Pour les hommes elle a davantage augmenté (+ 1,2 an) et atteint 9,7 ans.

La moyenne européenne a même légèrement diminué pour les femmes et à peine augmenté pour les hommes. Des chiffres encore bien loin de l’objectif que s’est fixé l’Union européenne : augmenter le nombre d’années de vie en bonne santé de 2 ans d’ici à 2020.

À la naissance

L’année précédente, l’EHLEIS publiait un autre calcul : celui de l’espérance de vie à la naissance. Des chiffres montrant, dans ce cas, une régression de l’espérance de vie en bonne santé (Voir : La vie en bonne santé s’arrête à la retraite).

En terme d’espérance de vie à la naissance, par ailleurs, l’écart entre femmes et hommes a tendance à se réduire en France, comme presque partout en Europe (Voir : Coup d’arrêt exceptionnel à la hausse de l’espérance de vie).

Mon thème par défaut

Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 11:42

jeudi 19 juin 2014 16:29 par Manon Deniau Un commentaire

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Les hommes plus victimes d’infarctus, les femmes dépressives et touchées par l’ostéoporose… Les diagnostics stéréotypés ont la vie dure, même dans le milieu médical. Pour les combattre, un groupe de travail de l’Inserm prescrit l’usage des études de genre.

Des diagnostics médicaux biaisés. En fonction du genre de leur patient.e, les médecins peuvent délivrer un mauvais traitement. Ce qui n’est pas sans conséquence sur l’état de santé, et ce n’est peut-être pas sans raison que les Françaises vivent plus longtemps… en mauvaise santé.

« Le poids des représentations sociales s’avère être un facteur de risques majeurs et d’inégalité tant pour la santé des femmes que pour celle des hommes ». Il faut donc agir. C’est ce qu’explique la note du nouveau groupe de travail « Genre et recherche en santé », composé de Catherine Vidal, Mylène Botbol, Catherine Bourgain et Jennifer Merchant, adressée mardi 17 juin au Comité d’éthique de l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Leur but ? Attirer l’attention du milieu scientifique et médical sur les bénéfices des études du genre dans la recherche.

Des tranquillisants prescris pour les troubles cardiaques

Les maladies ne se manifestent pas de la même manière que l’on soit homme ou femme. Or les recherches médicales se font principalement sur des hommes. Et ces erreurs d’évaluation des médecins ne sont pas sans danger pour la santé des individus. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’infarctus est la première cause de mortalité chez les femmes dans le monde. Or « elle a été longtemps sous-diagnostiquée chez les femmes par le corps médical qui voyait l’infarctus comme une maladie « masculine », caractéristique des hommes d’âge moyen stressés au travail », expliquent les chercheuses. Les femmes se plaignant de fatigue et d’essoufflement se sont vues prescrire des tranquillisants, « passant ainsi à coté du diagnostic de trouble cardiaque ». Cela n’explique pas tous les décès mais ce facteur n’est pas à négliger.

Même problème concernant les maladies psychiques ou l’ostéoporose. Ainsi, les femmes sont plus vite catégorisées comme sujettes à la dépression. Mais si ce n’était qu’une affaire de critères ? La question se pose de plus en plus.

La maladie d’ostéoporose a été considérée comme ‘féminine’ jusqu’en 1990 « car associée à la ménopause et aux traitements hormonaux de substitution. Depuis, la mise en cause de ces traitements dans la prévention de l’ostéoporose chez les femmes, a conduit à reconsidérer la pathologie et à établir des scores de densité osseuse pour les hommes au même titre que ceux définis pour les femmes », expliquent les chercheuses.

Une méconnaissance médicale qui doit changer

Les mauvaises interprétations médicales relèvent de la méconnaissance. Le nouveau groupe de travail veut sensibiliser la profession et le grand public à ces problèmes encore peu connus en France : « Le prisme du genre dans les pratiques et les recherches en santé constitue une innovation dans le champ de la médecine et de la recherche bio-médicale ainsi que dans ses aspects éthiques et sociaux. Il permet d’avoir un regard plus précis au bénéfice de la santé publique et des résultats de la recherche. »

Depuis 2011, le CNRS (Centre national de recherche scientifique) entreprend un recensement de l’ensemble des recherches sur le genre. Seuls 12 chercheurs/ses de l’Inserm ont été répertoriés. A titre comparatif, les Etats-Unis s’y intéressent depuis les années 80. Résultat : des associations se sont créées – comme l’Association pour la recherche dans la santé des femmes en 1990 –, des lois ont été votées et les femmes sous contraceptif sont désormais intégrées dans les essais cliniques.

Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 14:14

Communiqué de presse de la Présidente du HCE

Hommage du Haut Conseil à l'Egalité à Benoîte GROULT


La romancière et journaliste Benoîte Groult est décédée ce matin à l’âge de 96 ans. C’est une grande lumière du féminisme qui s’éteint.

Grâce à ses écrits, Benoîte Groult a largement fait avancer la connaissance et la conscience des inégalités entre les femmes et les hommes. Son féminisme était concret, enjoué et sans tabou : du plaisir féminin aux tâches domestiques, en passant par l’engagement des hommes dans le féminisme ou les violences faites aux femmes.

C’est elle qui souligna que « Le féminisme n’a jamais tué personne. Le machisme tue tous les jours. ». C’est elle qui, ces dernières années, a eu à cœur de transmettre ses observations et messages aux nouvelles générations, notamment à la nouvelle vague de militant.e.s féministes. Lisons et relisons ses romans ou ses essais, en particulier le brillant « Ainsi soit-elle ».

Jusqu’au bout de sa vie, Benoîte Groult a incarné l’audace et la liberté. Au nom du Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, je souhaite aujourd’hui lui rendre un hommage appuyé et empreint d’une grande gratitude.

Danielle Bousquet, Présidente du HCE



Contact : Margaux COLLET - Responsable des études et de la communication - 06 09 14 43 06 - 01 42 75 86 94 – margaux.collet@pm.gouv.fr




©Haut Conseil à l’Égalité, 2016.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 09:36

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Vous vous rappelez ce tête-à-tête avec votre fils? Celui où vous lui avez patiemment expliqué que, quelle que soit la manière dont une femme s'habille ou se comporte, cela n'autorisait pas les hommes à la siffler, la ridiculiser, la harceler ou l'agresser?

Ou la fois où vous lui avez rappelé que la virginité d'une femme n'est pas un trophée, et que coucher ne rapporte pas de points?

Ou ce moment de tendresse où vous lui avez administré ces notions de droit: "Il peut très bien y avoir VIOL même si la femme ne se débat pas et même si tu ne la cloues pas au sol. Si son ébriété l'empêche d'exprimer son consentement, tel qu'il est défini par les textes de loi, ça ne veut PAS dire qu'on peut en profiter."

Ou encore cette phrase, ma préférée: "Ta vie sexuelle ne te définit pas. Il en va de même pour les femmes."

Enfin, et surtout, vous vous souvenez d'avoir sermonné votre fils quand vous avez découvert qu'il avait souvent les mots "salope" et "pute" à la bouche? Ou quand vous l'avez entendu parler d'une fille du lycée comme d'une victoire plutôt que d'une personne?

J'aimerais que vous réfléchissiez à toutes ces conversations en vous demandant pourquoi vous ne vous en souvenez pas. Probablement parce que vous ne les avez pas eues. Comme la plupart des parents, d'ailleurs.

De celles-là en revanche, vous vous souvenez peut-être mieux. Indice: vous ne les avez sans doute pas eus avec votre fils.

"Fais attention à la façon dont tu te comportes et à ta manière de t'habiller. On se fait vite une réputation."

"Les garçons sont comme ça. Ne leur donne pas l'occasion de mal se comporter à ton égard."

"Fais attention! Si tu t'habilles comme ça, on peut penser que tu as envie qu'il se passe quelque chose."

"Ne sors pas seule, ne te promène pas seule la nuit, ne bois jamais un verre si tu n'as pas vu le moment où on te l'a versé."

Ces propos sont ceux de parents aimants comme vous. Parce que vous aimez votre fille, parce que vous vous inquiétez pour elle. Mais ils procèdent surtout d'un endoctrinement culturel qui fait du mal, étouffe et punit les jeunes femmes.

Cet endoctrinement peut se résumer ainsi: c'est aux femmes de se protéger du viol, des agressions, du harcèlement, car les hommes étant ce qu'ils sont certains ne peuvent pas s'en empêcher.

Chroniqueuse des problèmes de sexualité, j'ai discuté avec bon nombre de parents parfaitement conscients de cette horrible réalité, mais qui ne savent pas comment y remédier.

"C'est injuste et effrayant, mais c'est comme ça", m'a confié une mère. "Je n'y peux rien si des connards se comportent mal. Je dois aider ma fille à s'en protéger."

Voyons un peu ces "connards". Qui sont-ils, en fait? Qui sont-ils ces types qui empêchent votre fille de se rendre à une fête sans craindre pour sa sécurité? Qui la sifflent, la traitent de salope ou la menacent? Qui lui courent après, la harcèlent, l'agressent?

D'où sortent-ils? Et surtout, QUI les a élevés?

La réponse, malheureusement, c'est VOUS.

Nous en savons trop pour continuer à accuser le type lambda tapi dans l'ombre. Nous avons plus de données qu'il n'en faut pour conclure que la majorité des agresseurs ne sont pas des inconnus, mais des camarades, des collègues, des copains, des ex.

Des garçons que votre fille connaît et fréquente probablement. Vous ne pouvez pas l'enfermer entre quatre murs pour les empêcher de faire partie de sa vie: c'est déjà le cas.

Je ne m'attends pas à ce que ça vous fasse plaisir. Je doute même que vous y accordiez du crédit. Attention: je ne dis pas que tous les garçons sont des violeurs potentiels, ni qu'ils méprisent forcément les femmes. Encore moins que c'est dans leur nature.

Je dis simplement que notre culture met les victimes en accusation avec des questions du genre: "Oui, mais qu'est-ce que tu portais?", "Oui, mais peut-être que tu avais bu?" Dans notre culture, les mères, soucieuses d'élever des fils qui se "comportent bien", rendent les filles responsables du fait qu'ils les objectifient. Dans notre culture, un juge peut condamner un violeur à un mois de prison seulement parce que sa victime, âgée de 14 ans, "faisait plus vieille que son âge". Notre culture met la responsabilité de ne pas être violée sur le dos des filles et des femmes, au lieu de responsabiliser les garçons et les hommes.

Votre fils devient adulte dans cette culture, entouré de tels messages. Vous l'avez peut-être élevé en la perpétuant sans le vouloir, ou en lui enseignant des valeurs qui vont à l'encontre de cette mentalité. Mais la question importante est la suivante: lui avez-vous jamais dit entre quatre yeux de ne jamais adopter ces comportements? Lui avez-vous jamais dit que cette culture est inacceptable et NEFASTE? Lui avez-vous jamais tenu les propos ci-dessus?

Vous avez du mal à expliquer à votre fille "comment ne pas se faire violer" parce que vous ne voulez pas l'imaginer en victime. L'idée d'aller expliquer à votre fils comment "ne pas violer" vous est encore plus pénible, car vous ne voulez même pas l'imaginer en agresseur.

Faites-le quand même.

Faites-le parce que tant de parents ont pensé que c'était inutile et que tant de gens en ont souffert.

Faites-le parce que vous aimez votre fils et lui souhaitez un avenir brillant.

Faites-le parce que ne pas le faire est irresponsable.

Faites-le pour votre fille, ou vos nièces ou les jeunes femmes en général parce que si cette explication de texte vous terrifie, il est encore plus terrifiant de continuer à enseigner aux jeunes femmes la peur des hommes.

Parce que c'est ce que vous faites quand vous expliquez à votre fille "comment ne pas se faire violer". Vous lui dites qu'il faut être constamment sur ses gardes, passer sa vie à regarder derrière soi. Vous lui dites que derrière tout homme se cache un prédateur.

"MAIS C'EST LA VERITE", allez-vous dire.

Et vous n'avez pas tort. Les agressions sexuelles se généralisent: 20 à 25% des étudiantes seront sexuellement agressées avant la fin de leurs études.

Elles se généralisent en dépit des avertissements que de nombreux parents ont donnés à leurs filles. Il semble que le discours "ne te fais pas violer" ne soit pas le meilleur angle d'attaque pour réduire cette pandémie. Il est même contre-productif dans la mesure où il perpétue une culture qui déresponsabilise les hommes.

Heureusement, vous avez les moyens de prévenir ces crimes. Vous POUVEZ protéger votre fille et les autres jeunes filles.

Vous pouvez même le faire de chez vous.

Il vous suffit de parler à votre fils.

Ce blog, publié à l'origine sur

Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations