Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 09:15
Lundi 14 mai 2012

amenagement-durable.jpgLe pays Ardèche verte, en partenariat avec le CAUE de l'Ardèche,  vous invite à une rencontre jeudi 24 mai 2012 de 14h30 à 17h qui a pour objet de valoriser des expériences aménagements durables en milieu rural.


télécharger l'invitation

 

Cette réunion ouverte à tous sera également l'occasion de présenter l'appel à projets lancé dans le cadre du CDDRA Ardèche verte.

 

 

Programme :

• éco-quartiers en milieu rural : concours Rural & Durable.
experience de Lagorce :  Témoignage de M r  Ozil, Maire.
• Présentation de projets de référence d’aménagement de bourgs.
Par le CAUe 07.
• exemples de réalisations d’aménagements d’espaces extérieurs utilisant le bois en ardèche méridionale.
Par Boris BOUCHeR,  Directeur de Fibois 07/26
• La démarche de concertation, programme d’aménagement participatif de l’espace public à Bossieu en isère.
Par elisa DUMAY,  Association De L’AIRe
• Lancement et présentation de l’appel à projets pour les villages de l’ardèche verte (dans le cadre du contrat de Développement Durable Rhône-alpes).
Par le Syndicat Mixte Ardèche verte.

merci de confirmer votre participation ici ou au :
 
Syndicat mixte ardèche Verte
36 Place de l’église 
07340 Peaugres
tél: 04 75 34 75 59

Par Danièle Soubeyrand-Géry
Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 07:43

06 Argentine 09 Congo 03 Rwanda 01Nonnes de Nagi

 

Publié le 24 janvier 2011 par Égalité

 

Pierre-Yves Ginet est photojournaliste. Depuis vingt ans, il photographie les femmes et accompagne les expositions de ses photos pour faire comprendre leurs combats.

Parlez-nous de votre engagement aux côtés de femmes…

Plus jeune, je n’étais pas militant de l’égalité entre les femmes et les hommes, je ne me sentais pas concerné. Je viens d’un milieu qui pensait que la solution aux problèmes du chômage était le retour des femmes au foyer. J’étais comme 90 % des mecs, je me disais que les femmes avaient déjà obtenu beaucoup.

Au départ, j’étais analyste financier. Je me suis peu à peu intéressé à la photo et j’ai été le premier mec de Hewlet Packard France à passer à temps partiel annualisé car je voulais partir faire de la photo dans le monde entier.

Depuis quand photographiez-vous les femmes ?

Mon premier sujet sur les femmes traite du Tibet. Avant 1991, je faisais des photos en touriste. Mon regard a changé après ce reportage.

De 1991 à 2001, je me suis spécialisé sur le Tibet. Je travaillais notamment sur les prisonniers politiques et en analysant ce sujet, je me suis rendu compte que les femmes représentaient 30 % des prisonniers. Des nonnes, pour la plupart. Entre 1992 et 1997, elles ont organisé la moitié des manifestations alors qu’elles sont beaucoup moins nombreuses que les moines. Elles ne font pas partie de la hiérarchie, sont déconsidérées et pourtant elles prennent de nombreux risques. J’ai donc travaillé sur les nonnes pendant quatre ans.

Le début d’un engagement ?

Je me sentais bien dans ce travail avec les nonnes mais je pensais à d’autres sujets, aux femmes en noir ou à la Birmanie et à Aung San Suu Ky. Et j’ai ouvert un peu plus les yeux.

A partir de 1998, j’ai travaillé sur les femmes en résistance et je n’ai plus jamais touché à un autre sujet.

J’ai travaillé dans une vingtaine de pays. En Argentine avec les Mères de la place de mai, en Israël auprès des femmes qui vont sur les check points pour vérifier que l’on respecte les droits des Palestiniens…

Je refuse de ne parler que des femmes victimes, je veux aussi parler des femmes qui se battent.

J’aborde des sujets dont on ne parle jamais, comme les 300 000 femmes stérilisées de force au Pérou entre 1995 et 2000. Ou des sujets que j’appréhende sous un angle différent de ce qui est décrit habituellement. Par exemple les femmes du Darfour, qui sont systématiquement dépeintes comme victimes alors qu’elles seules sortent des camps, elles seules gagnent de l’argent. Il n’y pas jamais un mot, jamais un article sur le courage de ces femmes.

Quel reportage vous a le plus marqué ?

C’est au Rwanda. C’est un pays magnifique, doux. Au lendemain du génocide, 70 % des adultes étaient des femmes.

La rencontre qui m’a le plus marqué c’est celle avec Dafrose, il ne lui reste qu’une fille, et c’est une enfant d’un viol. Elle est marquée physiquement mais elle sourit. On n’a pas assez dit que ce pays était reconstruit par des femmes.

Vous travaillez aussi à l’égalité entre les femmes et les hommes ici, en France ?

Je vais dans les lycées et les collèges, je parle de mes rencontres. J’accompagne les jeunes dans les expositions que je fais, je raconte les histoires qui vont avec les photos.

Un jour un gamin de cinquième est venu me dire : « Monsieur, il faut être con pour battre sa femme. »
Ce sont eux, les jeunes, qui arrivent aux questions d’égalité entre les femmes et les hommes, plus vite que les adultes.

Quel est le public de vos expositions ?

Au début d’une exposition, on a 80 % de femmes, pas toutes jeunes. Puis le public se rajeunit et se masculinise. Les mère amènent leur filles puis leur mari, puis leur fils et les fils, leurs copains.

J’ai bien conscience que le fait que je sois un homme rajoute à l’intérêt du public. La première question que l’on me pose est toujours : « Pourquoi avez-vous fait ce travail, vous, un homme ? »

A la fin de mon exposé tout le monde est d’accord pour dire qu’on serait tous gagnants avec l’égalité entre les femmes et les hommes. Ça va nous demander des adaptations, des changements mais les hommes aussi ont beaucoup à y gagner.

Propos recueillis par Caroline Flepp – EGALITE

Cliquez sur une image pour lancer le diaporama :

Bibliographie :

Femmes en résistance, recueil de photographies et textes 280 pages, 191 photos
Préface de Taslima Nasreen,

Femmes kurdes de Turquie, Clara Magazine – 2004

Tibet en exil, mythes et réalités, Golias – 2000

Ladakh, lumières tibétaines, Points de Suspension – 1999

Par Danièle Soubeyrand-Géry - Publié dans : Mes engagements
Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 07:38

 

Publié le 9 mai 2012 par Égalité

Yvette Roudy, présidente d’honneur et fondatrice de l’Assemblée des femmes, et Danielle Bousquet, présidente, s’interrogent aujourd’hui sur la composition « à 82% masculine » du Conseil constitutionnel.

S’indignant de la dernière décision du Conseil d’abroger immédiatement la loi sur le harcèlement sexuel, « laissant les faits de harcèlement sexuel impunis », elles déclarent : « Hier la loi sur l’inceste était abrogée, aujourd’hui la loi sur le harcèlement sexuel, et peut-être même demain la loi sur l’accouchement sous X (*). L’Assemblée des femmes s’étonne de la constance avec laquelle ce corps de “sages” semble viser avec détermination la liberté des femmes à disposer de leur corps ».

Demandant à François Hollande « de confirmer sa volonté à faire appliquer le principe de la parité dans les grandes instances de la République, notamment le Conseil constitutionnel », elles précisent que « ce seront donc trois femmes qui devront être nommées au prochain renouvellement en 2013 ».

(*) Demain, le Conseil constitutionnel examinera en audience publique une question prioritaire de constitutionnalité portant sur la loi sur l’accouchement sous X.

Par Danièle Soubeyrand-Géry - Publié dans : Mes engagements
Lundi 14 mai 2012 1 14 /05 /Mai /2012 07:30

D’après mon horoscope du 20 janvier dernier – celui du Parisien si je me souviens bien – «  la période qui s’annonçait verrait s’évanouir [mon] complexe de culpabilité ».

 

Est-ce que c’était imaginable ?

 

Est-ce que c’était même souhaitable (après tout chez les écrivains, il n’y a pas que Virginia Woolf à vouloir garder sa névrose) de ne plus être  « la mauvaise fille », celle qui avait quitté la maison le jour de son dix-huitième anniversaire pour vivre avec un homme marié ; celle qui avait abandonné son père quand son cancer s’était déclaré ; qui n’était pas allé le voir à l’hôpital quand on l’avait opéré ; qui n’allait jamais sur sa tombe à l’emplacement AJ7 du cimetière juif de Lyon (avant qu’on ne transfère ses restes à Safed en Israël), celui qui avait été profané pendant cet été 2003 alors que j’étais en Autriche, au Tyrol plus précisément, et que, au cours de ce repas où pour la première fois j’avais mangé de la biche, une dispute avait éclaté à propos de « notre haine », « notre incapacité d’oublier », « notre refus de pardonner » de sorte que, non seulement c’est ce « nous » qui avait le mauvais rôle mais qu’en plus, il m’assignait une identité, qu’il me renvoyait à un « Vous », à un groupe, une appartenance, dont on m’avait tenue éloignée pour les mêmes raisons finalement que nos frères et nos sœurs ainés avaient été mis à l’abri dans ce village de Savoie où plus tard, pendant des années, on m’envoyait pour les vacances.

 

Ils ont été des « Enfants cachés ».

 

Moi, je fus, moins tragiquement, une enfant à qui on a tout caché, à qui on n’a rien raconté, à qui ses parents n’ont rien dit, jamais parlé de leur vie d’avant, de leur vie d’avec leurs parents, de leur vie là-bas, en Pologne, d’avant leur émigration en France, de leur vie d’avant ma naissance.

J’avais tenté de tout reconstituer à partir du Yizker-buch de Kalisz − un de ces « Livres du Souvenir » qui m’avait plus ou moins servi, avec ses clichés terrifiants,  d’album de photos de famille − de « La Reine des neiges » d’Andersen, des « Aventures du Capitaine Hatteras » de Jules Verne, pour en arriver à la conclusion qu’eux aussi, d’une certaine façon, ils avaient abandonné leurs parents et que, plutôt que du complexe de culpabilité dont me parlait mon horoscope, c’est de la peur d’être quittée, de ce sentiment d’insécurité, de cette « angoisse abandonnique », dont j’allais être libérée.

 

Annie Zadek

 

 

 

Karin Haddad et Noria éditions présentent le portfolio « Sud » / mercredi 30 mai 2012, de 18 heures 30 à 21 heures à l’Espace JF-P / en présence des artistes du portfolio : Renaud Allirand, Christine Crozat, Dominique de Beir, Federica Matta, Martine Mougin, Malgorzata Paszko, Annie Zadek (lecture vers 20 heures) / Exposition du 30 mai au 23 juin, du mardi au samedi de 15 à 19 heures et sur RV / Espace JF-P / 23 boulevard Henri IV 75004 / Métro Sully-Morland ou Bastille / 06 03 10 04 03 / www.noriaeditions.net / info@noriaeditions.net

Par Danièle Soubeyrand-Géry - Publié dans : Colloques, réunions
Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 13:40

Le Monde.fr | 04.05.2012 à 09h43 • Mis à jour le 04.05.2012 à 10h56

 

 

Sitôt les résultats du premier tour de l'élection présidentielle proclamés, Nicolas Sarkozy et ses partisans de se sont emparés des idées les moins reluisantes du Front national avec une promptitude déconcertante.

Contre le droit de vote des étrangers vecteur de "communautarisme", pour l'affirmation des "racines chrétiennes" de l'Europe dans la Constitution européenne, pour la défense de "nos" coutumes, Nicolas Sarkozy s'est montré particulièrement virulent à l'égard de tout ce qui lui apparaissait insuffisamment français.

Il y a quelques jours, Najat Vallaud-Belkacem, la porte-parole de François Hollande, a été la cible des accusations odieuses de la députée UMP Valérie Rosso-Debord qui mettait en doute la loyauté de l'élue socialiste en raison de ses origines marocaines.

Le clip de campagne du candidat de l'UMP, diffusé depuis le début de la semaine est quasi intégralement axé autour de la peur identitaire. On y voit Nicolas Sarkozy s'inquiéter d'une "Europe passoire", pour mieux promouvoir sa vision d'une Union européenne qui doit "vous protéger, vous défendre et être au service de la protection de note civilisation et de notre mode de vie". Il en conclut qu'en France, "le système d'intégration ne fonctionne plus parce que nous avons accueilli trop de monde".

Ce "trop de monde", c'est nous. Depuis cinq ans, nous, Français d'origine étrangère, subissons les attaques répétées de la majorité qui remet de plus en plus brutalement en cause notre appartenance à la France.

Le "débat" sur l'identité nationale qui ne questionnait en réalité que l'identité de certains Français trop bronzés pour être honnêtes, les incessants débats sur la laïcité plaçant dans le viseur celles et ceux d'entre nous qui avaient le malheur d'être musulmans, le discours de Grenoble prononcé par Nicolas Sarkozy dans l'optique de dépouiller certains Français de leur nationalité - comme si celle-ci était une option -, les difficultés et humiliations que nous avons rencontrées pour renouveler une simple carte d'identité dès lors qu'un de nos aïeux était lié à un pays étrangers... Ces agressions répétées nous ont placés dans la plus grande insécurité identitaire.

Aujourd'hui la majorité semble prête à tout, y compris à puiser dans les peu ragoûtants tréfonds de la boîte à idées du Front national pour remporter l'élection présidentielle.

Nous refusons cette instrumentalisation de nos identités pour flatter les plus bas instincts d'un électorat raciste. Il est intolérable que les électeurs du Front national soient courtisés et pris en pitié, alors que l'on s'acharne allègrement sur notre dos. Les étrangers qui sont les cibles permanentes de la droite sont nos parents, nos grands-parents, nos voisins ou nos collègues.

Ce sont eux qui ont été expulsés par dizaines de milliers dans d'infâmes charters, ce sont eux qui malgré leur participation active à la production de la richesse du pays et leur longue présence sur le territoire français n'ont toujours pas le droit de s'exprimer dans les scrutins locaux, ce sont eux qui avant la même la levée du jour nourrissent les files d'attentes interminables devant les préfectures pour renouveler des papiers qu'on leur délivre à chaque fois avec leur plus grand mépris.

Les conséquences quotidiennes de ces attaques permanentes en direction des étrangers et des Français d'origine étrangère sont plus que tangibles. Amnesty International n'a d'ailleurs pas manqué de relever l'inquiétante montée de l'islamophobie en France. La médiatisation de ces discours politiques hostiles ont des conséquences concrètes sur nos quotidiens : dans la rue et dans les transports publics, on ne compte plus les propos injurieux, les voiles arrachés, les bousculades, sans compter les discriminations au logement ou à l'emploi.

Nous avons assisté tout au long de ce quinquennat à l'inquiétante dissémination d'idées racistes dans l'ensemble des discours politiques, "victoire idéologique" dont Marine Le Pen n'a pas tort de se vanter.

Nous sommes des immigrés, des enfants et des petits-enfants d'immigrés, et nous sommes chez nous.

Nous ne sommes pas une menace pour la France qui est notre pays.

Nous n'avons ni l'intention de nous "intégrer" ni celle de nous "assimiler" à un pays qui est déjà le nôtre.

Nous n'accepterons pas de raser les murs sous prétexte que nos couleurs de peau, nos patronymes ou nos religions ne correspondent pas à la conception étriquée de l'identité nationale promue par la majorité.

Nous sommes Français, nous sommes citoyens et nous refusons de devenir la variable d'ajustement de l'élection présidentielle, nous ne serons pas les boucs émissaires sur lesquels se défausseront des politiques incapables de répondre aux attentes du peuple.


Rokhaya Diallo, éditorialiste ; Faïza Guene, romancière ; Youssoupha, rappeur ; Alice Diop, réalisatrice ; Disiz, chanteur ; Maboula Soumahoro, maître de conférences, université de Tours François Rabelais ; Ridan, artiste interprète ; Sid Rouis, producteur d'artistes ; Marc Chebsun, directeur de la rédaction de Respect Magazine ; Fatou Diome, écrivain ; Ofer Bronchtein, président du Forum international pour la paix ; Gilles Sokoudjou, président des Indivisibles.

Rokhaya Diallo, Faïza Guene, Alice Diop, Disiz, Maboula Soumahoro, Ridan, Sid Rouis, Marc Chebsun, Fatou Diome, Ofer Bronchtein, Gilles Sokoudjou

Par Danièle Soubeyrand-Géry - Publié dans : Revue de presse

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