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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 22:06

% des « femmes privilégiées » interrogées par le réseau EPWN se disent insatisfaites de leur rémunération. Mais la moitié d'entre elles admet ne pas négocier d'augmentation.

Pour voir leur salaire augmenter comme celui des hommes, les femmes en entreprise doivent compter sur elles-mêmes. C'est ce que souligne le réseau européen de femmes cadres et entrepreneures EPWN dans une enquête auprès de ses membres, dont les résultats ont été publiés lundi 4 novembre.

Elles sont plus de 800 à y avoir répondu - « des femmes bien dotées, de par leur formation et leur profil professionnel », et dont la moitié de celles qui vivent en couples ont un salaire le plus élevé que leur conjoint.

« Pas préparées pour une négociation salariale »

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Pour autant, ce sont aussi des femmes qui se disent mal à l'aise dans leur environnement de travail : 75% ne sont pas satisfaites de leur rémunération. Et elles ne sont que 37% à penser que les femmes et les hommes sont traités de façon égale dans leur entreprise. Ce pourcentage tombe même à 29% en France.

Mais, comme le remarque amèrement l'étude, bien que ces femmes se montrent insatisfaites de leur salaire, « elles demeurent globalement passives sur cette question » : seule la moitié des répondantes ont entrepris des initiatives personnelles pour négocier leur salaire. Elles admettent d'ailleurs « éprouver des difficultés à demander une augmentation, ne se sentent pas préparées pour une négociation salariale et pensent que c’est plus difficile pour une femme que pour un homme. »

« Comprendre que les augmentations de salaire ne sont pas attribuées au mérite »

Pour les auteures de l'étude, il s'agit là du « complexe de la bonne élève » : « je travaille bien à l’école, je fais bien mon travail dans mon entreprise, j’attends qu’on remarque ces efforts et qu’on m’en félicite par une augmentation. » Mais si la méritocratie a encore un sens dans le cadre scolaire, elle est absente du cadre professionnel, souligne l'étude. Et l'EPWN de lancer ce pavé : « N’est-il pas temps pour les femmes de se réveiller? Comprendre que les augmentations de salaire ne sont pas attribuées au mérite. »

Un constat à développer, car l'EPWN ne manque pas de le remarquer : si la situation apparaît ainsi défavorable aux « femmes privilégiées » qui ont répondu à cette étude, « que penser de la situation des femmes qui n’ont pas eu la même chance de développement scolaire et professionnel ? »

Ironique équilibre

Comme le montre le graphique ci-dessous, issue de l'enquête EPWN, le seul domaine pour lequel les femmes se sentent légèrement mieux considérées que les hommes est celui de l’équilibre vie professionnelle / vie privée.

Une ironie que ne manque pas de souligner l'étude : « le seul point où les femmes expriment ressentir un support de la part des organisations est dans le domaine de l’équilibre de vie – leur permettant de continuer à assurer leur double journée ! Implicitement cette position contribue à empêcher les hommes de s’engager davantage dans leurs vies domestiques et familiales. »

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
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