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7 février 2014 5 07 /02 /février /2014 06:20

Par Sylvie Guillaume, eurodéputée vice-présidente du groupe socialiste et Pascale Crozon, députée PS du Rhône

Régulièrement citée en exemple pour sa loi-cadre contre les violences faites aux femmes et son initiative de réunir en 2010, pour la première fois, un Conseil des ministres à l'Egalité entre les femmes et les hommes, l'Espagne a longtemps joué le rôle de locomotive des droits des femmes en Europe. Le revirement que constitue la présentation d'une loi limitant strictement l'accès à l'IVG illustre non seulement la fragilité de ces acquis face à la vague réactionnaire qui traverse le continent, mais surtout la nécessité de jamais abandonner le combat pour une Europe des droits des femmes, dans laquelle la France a un rôle majeur à jouer.

Le 10 décembre dernier, une majorité du Parlement européen se prononçait pour la deuxième fois contre un texte visant -entre autres- à envisager l'avortement du point de vue du droit européen. Bien que non contraignant pour les Etats membres, le rapport de la député socialiste portugaise Edite Estrela sur la santé et les droits sexuels génésiques, contenait des recommandations concernant l'éducation sexuelle, l'accès à la contraception et à l'avortement, soit autant de mesures indispensables pour prévenir notamment les grossesses des mineures ou le développement des maladies sexuellement transmissibles. Son adoption aurait été un signal fort envoyé aux Etats membres et notamment à ceux tentés par le statu quo voir des reculs en matière de droits des femmes à disposer de leur corps. Notons en effet que les situations sont très diversifiées et qu'à Malte, en Pologne et en Irlande l'avortement est interdit ou son accès excessivement limité.

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Danièle Soubeyrand-Géry
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