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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 14:39

La "loi Sauvadet", qui prévoit des quotas dans la haute fonction publique, n’a pas encore tout à fait produit ses effets (voir : Feu vert aux "nominations équilibrées" dans la fonction publique). Le magazine Acteurs publics vient d’établir « le top 100 des patrons d’administration ». Il a classé les hommes et les femmes situés aux plus hauts postes de l’administration publique « en tenant compte de leur influence, de leur parcours, de leur réseau et de leur potentiel ». Les critères varient d’une administration à l’autre. Mais ce qui ne varie pas est la faible présence des femmes : on n’en compte que 17 parmi les 60 premiers de la haute administration centrale et 4 parmi les 20 premiers. Moins de 30 % alors que les femmes représentent 60 % des effectifs de la fonction publique.

Pour la haute fonction hospitalière par exemple, elles ne sont que trois sur 20. Les critères retenus par Acteurs publics étaient « le nombre de personnes encadrées ; l’importance des budgets gérés ; l’influence et le réseau de l’intéressé ; son parcours professionnel et son ‘potentiel’ d’évolution et de progression pour les années à venir. » Les premiers sont passés par de grands cabinets ministériels... où, là aussi, les femmes sont peu visibles.

Chasser les mauvaises habitudes

La plupart des patrons de la haute administration ont étudié à l’ENA, une école qui doit elle aussi se féminiser. Sa directrice, Nathalie Loiseau, qui veut corriger une « discrimination positive en faveur des hommes » dans le cadre des concours d'entrée (Voir : A l'ENA, plafond de verre à l'oral) était très fière en décembre dernier d’intégrer 45 % de femmes dans la nouvelle promotion, un chiffre jamais atteint jusque là (voir : Jamais autant d'admises à l'ENA). Mais il a fallu pour cela bousculer les habitudes. La féminisation ne va toujours pas de soi.

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Danièle Soubeyrand-Géry
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