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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 08:35

Les étiquettes de vêtements qui invitent à les faire laver par des femmes : c'est un classique du sexisme ordinaire. En Indonésie et en Italie, deux marques ont dû répondre aux critiques ces derniers jours.

« Instructions de lavage. Donne ce maillot à ta femme. C'EST SON BOULOT ». Une marque de vêtements de sports indonésienne, Salvo Sports, a présenté des excuses, dimanche 8 mars, pour ce message figurant sur les maillots d'un club de football.

L'image de cette étiquette avait suscité des critiques outrées à l'approche de la journée internationale des droits des femmes le 8 mars. Une journée qu'a attendue la marque pour présenter des excuses... mais d'une façon pas vraiment convaincante : « Le message est simple : plutôt que de mal le laver, il vaut mieux le donner à une femme car elles sont plus capables », a expliqué Salvo Sports.

Ce type d'étiquette sexiste est un grand classique. Le mois dernier, c'est en Italie que cela se passait. A la fin des instructions de lavage de vêtements pour adolescents, la marque italienne Shoeshine affichait un message similaire : « Ou donne le à ta mère, c'est son boulot ». L'élue Federica Mazzoni s'en est indignée le 17 février et a saisi l'IAP, l'autorité de discipline de la publicité.

L'étiquette « perpétue un stéréotype sexiste qui rend la femme seule responsable des tâches ménagères », a commenté l'IAP, et Shoeshine a promis de ne plus utiliser ce message pour ses prochaines collections.

La France avait aussi connu cette situation à l'automne 2013. « Donne le à ta maman, elle sait comment faire », pouvait-on lire sur des étiquettes de T-shirts de la marque IKKS. Là encore, il avait fallu une salve de critiques pour que la marque annonce qu'elle n'utiliserait plus ce genre d'étiquette.

Rappelons qu'aujourd'hui encore, un tiers des Français-e-s estiment « normal » qu'une femme en fasse plus qu'un homme à la maison.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
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