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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 18:00

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Ce devait être un musée dédié aux femmes qui ont fait l’histoire du quartier de l’East End, à Londres. Mais, surprise ! Le nouveau musée est en fait consacré… à Jack l’Eventreur.

Au 12 Cable Street, dans le quartier de l’East End à Londres, devait ouvrir « le premier musée de l’histoire des femmes au Royaume-Uni ». A l’origine du projet, un ancien responsable de la diversité chez Google, Mark Palmer-Edgecumbe.

Selon le dossier déposé en juillet 2014 par le cabinet d’architectes Waugh Thistleton, le musée devait raconter comment les femmes de l’East End « ont contribué à changer la société », de l’ère victorienne à nos jours. Faire connaître au public « le rôle des Londoniennes dans l’héritage social, politique et culturel de Londres. »

Mais un an plus tard l’histoire a bien changé. A quelques jours de l’ouverture du musée, révélation : c’est au mystérieux assassin de prostituées, à la fin du XIXè siècle, et à ses victimes, qu’il sera consacré. Les militantes resteront dans l’ombre.

« Nous envisagions en effet un musée sur l’histoire sociale des femmes, mais au fil du développement du projet nous avons décidé que la perspective des victimes de Jack l’Eventreur fournissait un angle plus intéressant », a admis Mark Palmer-Edgecumbe, cité par The Evening Standard. En assurant : « Il ne s’agit absolument pas de célébrer les crimes de Jack l’Eventreur, mais d’examiner comment et pourquoi cela est arrivé à ces femmes ».

Pas franchement convaincant. « Bien sûr », ironise ‘Glosswitch’ sur le site du New Statesman. « C’est pour cela que le musée porte le surnom d’un homme inconnu, et pas de Mary Ann Nichols, Annie Chapman, Elizabeth Stride, Catherine Eddowes et Mary Jane Kelly [ses victimes, NDLR]. « C’est pour cela que le logo du musée montre la silhouette de Jack en marche, et ses victimes réduites à une flaque de sang ».

Ainsi que le résume le site Mashable :

« Donc les femmes sont plus intéressantes si elles ont été tuées que si elles ont combattu pour les droits civiques ».

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations