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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 10:04

Par Alain Chemali@GeopolisFTV | Publié le 28/05/2016

GEOPOLIS - Au lendemain de l’entrée en fonction du nouveau Parlement, la République islamique d'Iran présente plus que jamais le visage d’une «démocratie totalitaire». Flanqué de l’Assemblée des experts, chargée de nommer la plus haute autorité du pays, le Majlis (Assemblée nationale) est surtout un habillage électoral du principe de gouvernance de Velayat-e-faqih, c’est à dire la tutelle du guide.


Dans les formes, le nouveau Parlement iranien, issu des scrutins législatifs des 26 février et 29 avril 2016, est dominé par l’alliance de modérés et réformateurs soutenant le président Hassan Rohani.

Avec 122 sièges sur les 290 du Majlis, cette coalition a réussi à se tailler la plus large part face aux 86 élus ultraconservateurs et aux 82 sièges de candidats indépendants sans avoir la majorité absolue pour autant.

Un nombre record de 17 femmes, dont 15 réformatrices
Plus encore, pour la première fois depuis la révolution islamique de 1979, cette nouvelle assemblée compte un nombre record de femmes: 17 dont 15 réformatrices contre 9 conservatrices auparavant.

Toutefois, même si le Majlis est l’expression d'une pratique démocratique du vote, le véritable exercice du pouvoir est ailleurs. Obéissant au principe de gouvernance de Velayat-e-faqih – textuellement : la tutelle de l’expert en jurisprudence islamique –, il est aux mains du Guide suprême, Ali Khamenei en l’occurrence.

C’est lui, avec l’autorité judiciaire, qui nomme les 12 clercs et juristes du Conseil des Gardiens de la Constitution, chargé de valider les candidatures aux élections législatives. Un système de filtrage qui permet un habile dosage des sièges à la source.

Le Parlement est également flanqué de l’Assemblée des experts, un organisme chargé de nommer, superviser et, le cas échéant, de démettre le Guide suprême. Constituée de 88 religieux élus pour 8 ans, la dernière a été renouvelée en même temps que le Majlis, le 26 février.

Déjà chef du Conseil des Gardiens de la Constitution, l'Ayatollah Ahmad Janati, ultraconservateur et farouchement anti-occidental, a été élu, le 24 mai 2016, président de l'Assemblée des experts. © Fatemeh Bahrami/ANADOLU AGENCY/AFP

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