Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 10:53

 

Publié le 18 mai 2012 par Égalité

Pour la première fois de notre histoire politique, un président de la République a nommé un gouvernement paritaire, conformément à son engagement pendant la campagne électorale.

Lors de sa journée d’investiture, François Hollande a choisi symboliquement d’honorer deux personnes qui ont fait avancer la cause des femmes, Marie Curie et Jules Ferry.

La première parce qu’elle est une femme, étrangère, chercheuse, scientifique et deux fois lauréate du Prix Nobel.

Même si le second a été choisi pour son action en faveur de l’école laïque et obligatoire, il a aussi instauré l’égalité de salaires entre institutrices et instituteurs, ouvert l’agrégation aux femmes et créé l’école normale féminine.

Pour la première fois en France nous avons un gouvernement paritaire : 34 ministres, 17 femmes, 17 hommes. C’est un premier pas, un grand pas.

Certes, avec Christiane Taubira au ministère de la Justice, une seule femme a été nommée à un ministère régalien. Les autres ministères régaliens – ceux de l’Intérieur, de la Défense et des Affaires étrangères – ont été attribués à des hommes.

Si Nicolas Sarkozy avait nommé des femmes ministres à ces postes-clés, cela ne l’a pas empêché de mener une politique régressive pour les droits des femmes au cours de son quinquennat !

Certes, les cabinets du Président et de son Premier ministre Jean-Marc Ayrault sont peu féminisés, celui de François Hollande ne compte qu’une seule femme, Sylvie Hubac, pour sept hommes.

Mais ne boudons pas notre satisfaction devant l’autre avancée, forte et symbolique, que représente un ministère des Droits des femmes. La première nommée à ce poste en 1981, à l’arrivé de la gauche au pouvoir, fut Yvette Roudy, qui, au cours des cinq années qu’elle a passées au pouvoir, promulgua six lois contre les inégalités de sexes.

Et nous devrions avoir d’autres motifs de satisfaction puisque François Hollande s’est engagé à mettre en place un pôle égalité dans chaque ministère.

La jeune nouvelle ministre des Droits des femmes, Najat Vallaud-Belkacem, ancienne secrétaire nationale en charge des questions de société au parti socialiste, est également porte-parole du gouvernement. Là aussi un symbole fort.

Les femmes attendent des mesures concrètes : une loi-cadre contre les violences faites aux femmes, l’application des lois sur l’égalité professionnelle et salariale, un véritable service public de la petite enfance, une sensibilisation contre le sexisme à l’école et dans les médias. Autant d’avancées, promises par le Président alors qu’il était candidat, qui devraient permettre une révolution des mentalités.

A ce propos, les journalistes ont encore des efforts à faire pour respecter le genre des ministres. La liste des délégué-e-s publiée dans Le Monde est ainsi totalement écrite au masculin. Dans la liste des membres du gouvernement présents dans l’équipe de campagne de François Hollande, Libération oublie tout simplement Marie-Arlette Carlotti, déléguée aux Personnes handicapées qui fut la responsable du pôle égalité de cette équipe et a eu le courage de s’affronter fortement à Guérini. Le Nouvel observateur, quant à lui, parle de «casting féminin» !

Dès hier, Najat Vallaud-Belkacem annonçait le vote avant l’été d’une nouvelle loi, en préparation, sur le harcèlement sexuel. Dominique Bertinotti, déléguée à la famille, parlait de « familles au pluriel », une réalité d’aujourd’hui, qui tend à remplacer la famille traditionnelle. Et Yamina Benguigui, déléguée aux Français de l’étranger disait vouloir être à l’écoute des femmes et des mères des quartiers.

Discours nouveaux, propos novateurs : une nouvelle ère commencerait-elle pour les femmes ?

EGALITE

Les femmes ministres : 

Christiane Taubira, Justice, garde des Sceaux

Marisol Touraine, Affaires sociales et Santé

Cécile Duflot, Egalité des territoires et Logement

Nicole Bricq, Ecologie, Développement durable, Energies

Aurélie Filipetti, Culture et Communication

Geneviève Fioraso, Enseignement supérieur et Recherche

Najat Vallaud-Belkacem, Droits des femmes, et porte-parole du gouvernement

Marilyse Lebranchu, Réforme de l’Etat, Décentralisation, Fonction publique

Valérie Fourneyron, Sports, jeunesse et éducation populaire, vie associative ;

George Pau-Langevin, déléguée à la Réussite éducative

Delphine Batho, déléguée à la Justice

Michèle Delaunay, déléguée aux Personnes âgées et à la Dépendance

Sylvia Pinel, déléguée à l’Artisanat, au Commerce et au Tourisme

Dominique Bertinotti, déléguée à la Famille

Marie-Arlette Carlotti, déléguée aux Personnes handicapées

Yamina Benguigui, déléguée aux Français de l’étranger et à la Francophonie

Fleur Pellerin, déléguée aux PME, à l’Innovation économique et numérique.

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Par Danièle Soubeyrand-Géry - Publié dans : Revue de presse
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 09:27
Florence Boyer est docteur en géographie, membre du laboratoire Migrinter (Poitiers).

 

L’instauration d’une journée de commémoration de la traite négrière, de l’esclavage et de leur abolition a suscité de nombreux débats, essentiellement parmi les historiens, débats qui touchent également à la question coloniale. Si ces débats semblent fondamentaux dans un contexte où l’imaginaire fait du Noir une incarnation de la servitude, il n’est besoin de rappeler que la question de l’esclavage est aussi une question d’actualité. Comme le signale R. Botte, l’esclavage a disparu en tant que forme légale de travail, mais ses usages ne sont pas éliminés (Botte, 2005). Pour preuve, l’inflation du vocabulaire pour désigner des formes de travail forcé, ou contraint. L’analyse de la question de l’esclavage dans la période contemporaine se heurte à une grande diversité des conditions, diversité qui pose le problème de la qualification de ces conditions, comme elle se heurte à une complexité des statuts, ceux-ci évoluant dans le temps, ayant ou non un ancrage historique...

Que peut apporter la géographie à ce débat sur les formes contemporaines de l’esclavage ? Cette question peut apparaître incongrue, la question des rapports de domination étant le plus souvent laissée à l’appréciation des anthropologues, sociologues ou historiens. L’objectif ici n’est pas d’y répondre catégoriquement mais plutôt de relater une expérience de recherche qui peut apporter des éléments de réponse.

(JPEG)
Les deux jeunes filles debout, l’une esclave de la femme du chef de tribu, l’autre esclave de la soeur du chef, pilent le mil pour le repas. Leurs journées s’organisent autour de cette activité qui les occupe plus de deux heures le matin et en fin d’après-midi. Le reste du temps, elles s’occupent des enfants, du ménage...
Photo : Florence Boyer

Comment la question de l’esclavage s’est imposée ?

La question de l’esclavage s’est imposée de façon indirecte dans un travail qui portait au.......

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Par Danièle Soubeyrand-Géry - Publié dans : Revue de presse
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 09:22


France 5 - diffusion le 15/05 à 20h40
Le régime des Talibans est tombé en 2002 mais, dix ans après, la société afghane fait toujours l’objet d’un clivage important entre hommes et femmes. Les femmes restent en effet des citoyens de seconde zone faisant l’objet de privation de liberté et de violences. Depuis deux ans, les écoles de filles sont de nouveau la cible d’attaques. Aujourd’hui, 80% des Afghanes sont illettrées. Dans ce contexte, certaines jeunes filles bravent les interdits. Elles sortent seules, sans voile, travaillent à leur gré, vont à l’école et disent ce qu’elles pensent. Leur secret ? Elles sont déguisées et vivent comme des garçons, depuis leur plus jeune âge. On les appelle les "bacha posh", littéralement "celles qui s’habillent en hommes". Elles seraient des centaines, peut-être même des milliers à travers le pays à se travestir pour jouir d’une liberté exclusivement accordée aux hommes. Si le phénomène revient en force, c’est aussi parce qu’il puise ses sources dans une tradition ancestrale. Pour rétablir l’honneur de leur famille, des filles sont déguisées en garçons, certaines pour toute leur vie. Ne pas avoir de descendants masculins pour une famille afghane, c’est risquer l’opprobre sociale. Ces travestissements, s’ils sont secrets, ne sont pas pour autant sanctionnés par les autorités. Ils sont tolérés par les pouvoirs religieux, voire même encouragés puisqu’ils apportent des avantages indéniables à toute la famille. Tout "bacha posh" peut travailler ; accompagner ses soeurs faire les courses. Selon une superstition afghane, il pourrait même conduire à la naissance d’un garçon dans la famille. Pourtant les séquelles pour ces petites filles sont réelles, elles qui vivent dans le mensonge, dans la peur d’être démasquées par leurs camarades de classe, dans le déni total de ce qu’elles sont. Mais surtout, cette question que tout "bacha posh" se pose à un moment donné : comment redevenir femme quand on a passé sa jeunesse à se comporter comme un homme ?
http://documentaires.france5.fr/documentaires/kaboul-tu-seras-un-garcon-ma-fille

Par Danièle Soubeyrand-Géry - Publié dans : informations
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 09:19


La Barbe - Tribune parue dans le Monde daté du 12 mai 2012
«Qu’est-ce qui a changé dans le cinéma ? Tout ! » s’exclamait Gilles Jacob, président du festival de Cannes, lors de la présentation des films sélectionnés pour la 65e édition. Tout ?! Un instant, nous avons frémi. A tort, puisque les vingt-deux films de la sélection officielle ont été réalisés, heureux hasard, par vingt-deux hommes. Pour sa 65e édition, le festival couronnera donc pour la 63e fois l'un d'entre eux, défendant ainsi sans faillir les valeurs viriles qui font la noblesse du 7e art.
..
Suite de l'article et pétition : http://labarbeacannes.blogspot.fr/

Par Danièle Soubeyrand-Géry - Publié dans : Revue de presse
Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 09:16


Dimanche, entre 400 et 600 personnes ont marché en cortège au rythme de chants religieux entre la place Carnot et la basilique Notre-Dame de Fourvière à Lyon pour protester contre l'avortement. C'est la quatrième année que les anti-IVG défilent derrière une banderole unique où on pouvait lire « prions pour les victimes de l'avortement ». À Lyon hier, ils étaient entre 400 et 600, de nombreuses familles avec leurs enfants, des jeunes et cinq prêtres, à entonner des chants religieux et à réciter le Notre Père pour s’opposer fermement aux projets du nouveau président de la République sur l’avortement, le mariage homosexuel et la fin de vie. Quelques jours auparavant, ils avaient reçu le soutien de l’archevêque de Lyon, le cardinal Philippe Barbarin. À l’intérieur du cortège, deux militantes d’Osez le féminisme prenaient des notes et envisageaient déjà d’organiser une contre-manifestation l’an prochain pour dénoncer cette action « qui va à l’encontre du droit des femmes ». Une manifestation concrétisée hier sur le parcours de la procession par un groupement d’une dizaine de jeunes, encerclé par la police : « Fachos, réacs, hors de nos vies, avortement libre et gratuit » répétaient-ils à l’envi. Pour rappel, il y a en France chaque année près de 200 000 avortements pour 800 000 naissances. À l’appel de l’institut Civitas, entre 1500 et 6000 personnes, ont également défilé hier dans les rues de Paris pour s’opposer aux propositions de François Hollande. Laure Gamaury

Par Danièle Soubeyrand-Géry - Publié dans : Femmes

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