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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 16:54

une action conjointe d’Hélène Conway et de Najat vallaud-Belkacem

Il y a quelques jours, les ministres, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des droits des femmes, et Hélène Conway, ministre déléguée aux Français de l'étranger, ont annoncé plusieurs mesures législatives destinées à lutter contre les mariages forcés. Ainsi un nouveau délit sera-il bientôt créé pour sanctionner le fait de tromper quelqu’un pour l’emmener à l’étranger et l’y contraindre à subir un mariage forcé.

En effet, comme le rappelle Hélène Conway, "les mariages forcés sont encore une réalité en France. Ils sont une violence faite aux femmes qui emporte avec elle d’autres formes de violences".

Rappelons que ces 10 dernières années,ce sont environ 70.000 femmes, françaises et étrangères, qui ont été victimes de ces mariages forcés.

Conformément à l’avis de la Commission nationale consultative des droits de l’Homme (CNCDH) relatif aux droits des femmes étrangères en France, remis au Gouvernement, les ministres ont insisté sur la nécessité de la prévention qui passe par la formation et la sensibilisation des professionnels.

A cet égard, Hélène Conway a présenté le travail de mobilisation des postes diplomatiques visant à lutter contre les mariages forcés: le réseau diplomatique et consulaire a été mobilisé et une enquête a été menée auprès des consulats, afin de dresser un état des lieux des cas de mariages forcés rencontrés à l’étranger et de leur traitement.

État des lieux sur le mariage forcé - enquête auprès du réseau diplomatique et consulaire

Le diagnostic établi devrait permettre d’identifier les pays où les actions de prévention pourraient être les plus efficaces, ainsi que les bons réflexes pour les différents intervenants.

Lire dans le dossier dédié, les termes actuels de la loi concernant le consentement au mariage, l'action du ministère des Affaires étrangères pour lutter contre les mariages forcés, les résultats de l'enquête auprès du réseau diplomatique et consulaire et les bons réflexes à acquérir en cas de crainte pour soi-même ou pour une personne proche (signaux qui doivent alerter, les contacts à prendre et la conduite à tenir en France d'abord, puis à l'étranger).

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
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25 juillet 2013 4 25 /07 /juillet /2013 16:51
Le Sénat a adopté à l'unanimité mardi un projet de loi organique actualisant le statut de la Nouvelle-Calédonie et qui lui permettra notamment de créer des autorités administratives indépendantes | Martin Bureau

Le Sénat a adopté à l'unanimité mardi un projet de loi organique actualisant le statut de la Nouvelle-Calédonie et qui lui permettra notamment de créer des autorités administratives indépendantes.
Ce projet de loi, présenté en procédure accélérée par le gouvernement (une lecture par chambre), doit encore être approuvé par l'Assemblée pour être adopté définitivement.
Il a pour objet de contribuer à "un meilleur fonctionnement nécessaire" des institutions de la Nouvelle-Calédonie "au moment où ce territoire va entrer dans une nouvelle phase cruciale pour son avenir", et cela, 25 ans après la signature des accords de Matignon sous le gouvernement Rocard et 15 ans après celle de l'accord de Nouméa sous le gouvernement Jospin, a souligné le ministre des Outre-mer Victorin Lurel.


Pour la rapporteure Catherine Tasca (PS), le projet de loi "s'inscrit pleinement dans la lignée de l'accord de Nouméa, en assurant la poursuite du processus calédonien, exemplaire à de multiples égards".
"Alors que nous arrivons au terme de l'accord de Nouméa, nous avons l'ardente obligation de travailler dans un esprit de dialogue et de consensus", a souligné pour l'UMP Pierre Frogier, qui avait fait partie des signataires de l'accord.
Si l'article 1er propose que les autorités administratives indépendantes soient créées à l' initiative de la Nouvelle-Calédonie, le Sénat l'a complété par un amendement prévoyant que leurs membres bénéficient de gages d'indépendance et qu'ils soient nommés par arrêté du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie après une confirmation par un vote à la majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés du congrès de la Nouvelle-Calédonie. Leur mandat deviendrait alors irrévocable.
Le texte confère aussi au président du gouvernement un pouvoir de police administrative en matière de sécurité maritime et aérienne et de sécurité civile et de pouvoir de police lié aux infrastructures de circulation du domaine de la province. Il étend la compétence normative de la Nouvelle-Calédonie en matière de réglementation minière aux "terres rares". La compétence des provinces pour l'application de la réglementation, notamment pour l'attribution des permis de recherche et des concessions d'exploitation, est maintenue.
Le texte confère aussi une valeur juridique au règlement intérieur du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
Par ailleurs, le texte a été complété de trois articles ouvrant aux communes calédoniennes la faculté de participer à des société publiques locales.
Le Sénat a aussi adopté, à l'unanimité également, un projet de loi ordinaire qui a pour objet la ratification de plusieurs ordonnances, dont l'une adapte à l'outre-mer diverses dispositions relatives à la pêche de la loi de modernisation de l'agriculture et de la pêche.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 22:13

Ce mercredi 3 juillet, Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes a présenté en conseil des ministres la loi-cadre pour l’égalité entre les femmes et les hommes.
Cette loi a été construite avec tous les partenaires du ministère des Droits des femmes avec lesquels le dialogue se poursuit pour préparer au mieux le débat parlementaire. Elle contient des mesures décisives en matière d’égalité professionnelle, de garantie contre les impayés de pension alimentaire, de protection des femmes victimes de violences et pour la généralisation de la parité.
Son article 1 fixera pour la première fois dans la loi les principes d’une approche intégrée de l’égalité, qui s’appliquera à toutes les collectivités publiques. Le texte sera complété par la transposition de l’accord sur la qualité de vie au travail, dont la négociation s’est achevée le mardi 2 juillet. Nous ne ne faisons pas une loi pour faire une loi, mais pour assurer l’effectivité des droits.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 21:59

Sylvie Guillaume (S&D). – Monsieur le Président, de mon côté, je tiens à féliciter le rapporteur pour le travail qui a été accompli depuis bientôt une année et demie, ainsi que les rapporteurs fictifs des groupes politiques, qui ont su faire preuve de responsabilité sur le sujet qui nous occupe aujourd’hui. Cela a été un travail long, minutieux, semé d’embûches dont Rui Tavares se tire avec brio.

Le travail effectué au sein de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures a ainsi conduit à estimer que la tendance systémique et générale à modifier, à plusieurs reprises, le cadre constitutionnel et juridique dans un laps de temps très court, ainsi que le contenu de ces modifications, sont incompatibles avec les valeurs énoncées à l’article 2 du traité de l’Union. De plus, l’adoption d’une nouvelle loi autorisant la surveillance de hauts fonctionnaires est considérée, aussi, comme complétant le tableau inquiétant de la situation hongroise actuelle.

Aussi, le Parlement européen, représentant de tous les citoyens européens, se prononce, ici et avant tout, pour défendre les valeurs européennes et pour la Hongrie, contrairement à ce que disait le Premier ministre tout à l’heure.

C’est en ce sens que nous demandons au gouvernement hongrois de respecter l’obligation positive, découlant de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, de protéger la liberté d’expression en tant que condition préalable d’une démocratie fonctionnelle.

Au niveau des institutions européennes, nous demandons que l’Europe se dote d’instruments adéquats pour prévenir les dérives. Car il est clair que la procédure actuelle ne convient pas.

Pour conclure, si le Parlement européen entend, ici, parler d’une voix forte, c’est pour faire progresser les droits en Hongrie et par la volonté de faire en sorte que les doutes pesant sur la réalité de l’État de droit soient enfin levés.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Revue de presse
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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 21:58

Lors de l’Assemblée plénière d’octobre 2012, la Région se prononçait en faveur d’un Syndicat Mixte des Transports (SMT) pour l’aire métropolitaine lyonnaise. La presse ne manquait pas de souligner cette avancée majeure pour le service du transport dans l’aire métropolitaine lyonnaise : « Rhône-Alpes : révolution en vue pour les transports », « Demain, peut être, la carte orange à Lyon… »…

Avec ce syndicat, présidé par Jean-Jack QUEYRANNE, la Région Rhône-Alpes affirme son rôle d’autorité organisatrice des transports et agit pour améliorer le quotidien des usagers. En octobre dernier, Eliane GIRAUD, Vice-présidente déléguée aux transports, déplacements, infrastructures et à l’administration générale, en soulignait les principaux enjeux : « l’objectif est de répondre aux besoins de nos concitoyens, c’est-à-dire de se déplacer, d’avoir des tarifs qui soient les plus performants possibles, et d’avoir une bonne réponse à leurs besoins ». La création du SMT venait ainsi répondre au besoin de coordination des services de transport et de simplification tarifaire à travers la mise en place d’une tarification multimodale de zone donnant aux usagers la possibilité d’utiliser aussi bien le train que les réseaux urbains dans leurs déplacements quotidiens.

Quelques mois à peine après sa création, le SMT tient toutes ces promesses. Le 17 juin dernier, un nouveau dispositif d’abonnements pour les voyageurs utilisant régulièrement plusieurs réseaux de transport collectif a été adopté. Dès septembre 2013, le pass « T-libr » permettra aux usagers de se déplacer « plus simple et moins cher ». Plusieurs modes et réseaux de transport pourront être combinés : bus, tram, train et métro. Le territoire métropolitain sera organisé en zones tarifaires, correspondant aux réseaux de transport de la Région (TER), du SYTRAL (TCL), des Communautés d’agglomération Saint-Étienne Métropole (STAS), Porte de l’Isère (Ruban) et Pays Viennois (L’VA). Chaque voyageur composera son abonnement en fonction de ses besoins de mobilité sur ces différentes zones, le prix variant en fonction du nombre de réseaux empruntés.

Dans un premier temps, près de 8 000 abonnés seront concernés par ces nouveaux tarifs qui seront distribués sur la carte OùRA !. D’abord réservée aux abonnés, la gamme pourrait s’élargir aux voyageurs occasionnels. Une attention toute particulière est apportée aux étudiants et apprentis de moins de 26 ans. Ils bénéficieront d’une réduction d’environ 20% par rapport au tarif grand public. A travers ce dispositif, les besoins de mobilité des jeunes et leurs moyens sont ainsi pleinement pris en compte, dans la lignée des priorités régionales. Dans le cadre de la gamme tarifaire illico, ce principe est déjà au cœur de la politique régionale des transports

Lors de l’Assemblée plénière d’octobre 2012, Guillaume LISSY, Vice-président de la commission Transports, déplacements et infrastructures, qualifiait le vote de la délibération portant création du SMT de « moment important pour la vie de notre collectivité et d’étape nouvelle du service public du transport que nous devons aux Rhônalpins ». Les premières décisions du Syndicat Mixte de Transports (SMT) pour l’aire métropolitaine lyonnaise vont dans ce sens.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Revue de presse
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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 11:06

J'ai le plaisir de vous informer que ma dernière pièce " Et la mariée céda" sera visible à La Maison des Tresses et Lacets dans le cadre de l'exposition Tresses 13


avec Adeline André + Angélique + Marie-France Arlaud + Fabienne Auzolle + Jean Barral +
Olga Boldyreff + Karine Bonneval + Anne-Lise Broyer + Monika Brugger + Gaëlle Chotard +
François-Xavier Courrèges + Marc Couturier + Rose-Marie Crespin + Johan Creten +
Baptiste Debombourg + Laurent Esquerré + Marie-Noëlle Fontan + Élise Fouin + Jill Gallieni +
Marie-Ange Guilleminot + Abdelhakim Henni + Françoise Hoffmann + Akiko Hoshina +
Élisa Johnston + Isabelle Jousset + Laurie Karp + Sylvie Lezziero +
Maria Loizidou + Sophie Menuet + Annette Messager + Françoise Micoud + Molénac +
Cécile Monteiro-Braz + Mylène + Catherine Noury + Jean-Michel Othoniel +
Philippe Parrot-Lagarenne + Frédérique Petit + Christine Peyret + Françoise Quardon + Claire Rado
+ Yasmina Ramoul + Magali Rizzo + Lionel Sabatté + Nadia Sabourin + Thomas Sabourin +
Thomas Salet + Marjolaine Salvador-Morel + Nelly Saunier + Martine Schildge + Sylvia Schildge +
Skall + Aurore Thibout + Dominique Torrente + Paty Vilo


à La Maison des tresses & lacets
Moulin Pinte
42740 La Terrasse-sur-Le Dorlay
Tel +33 4 77 20 91 06
maisontresseslacets@orange.fr
exposition du 7 juillet au 3 novembre 2013

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 10:26
St Etienne Inauguration Art Contemporain

Maurice Vincent, Président de Saint-Étienne Métropole, Sénateur-Maire de Saint-Étienne

Françoise Gourbeyre, Vice-Présidente de Saint-Étienne Métropole, chargée de la culture et des équipements culturels,

vous prient d’assister à l’inauguration de "Gimme Shelter", une œuvre de Nathalie Talec installée sur la Place d’Armes de Saint-Étienne.

Nathalie Talec croise les grands thèmes comme la survie, le froid et l’exploration avec les principes sensibles du "Modulor" de Le Corbusier et les lignes du mobilier de Charlotte Perriand pour développer "Gimme Shelter", un abri de verre et de néon, qui propose à chacun de composer avec le minimum, avec l’essentiel, sa propre projection mentale de l’espace habitable idéal

INFOS PRATIQUES

Accès libre / tout public
Lieu : sur la place d'Armes (devant la Cité du design) - Saint-Étienne
Date : mercredi 10 juillet
Horaire : 17 h 30

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 21:14

A 28%, la part des femmes dans les CA des sociétés du CAC 40 ne cesse de progresser. Mais les nouveaux profils sont rares. Et aucun progrès à signaler dans les comités exécutifs.

De plus en plus mixtes. La part des femmes dans les conseils d'administration (CA) des sociétés cotées au CAC 40 atteignait 28% au 25 juin 2013, selon la dernière étude du cabinet Ethics&Boards. Un progrès significatif. Elles étaient 24% en début d'année... et moins de 10% en 2010, avant le vote de la loi Copé-Zimmermann qui instaure des quotas.

Au 1er janvier prochain, toutes les grandes entreprises devront compter au moins 20% de femmes dans leur CA. Mais si la moyenne est déjà bien supérieure, 6 des 40 plus grandes sociétés sont encore en dessous de ce seuil : Veolia Environnement, Arcelor Mittal, LVMH, Capgemini, et EADS qui ferme logiquement la marche. (Le classement d'Ethics&Boards est ici)

En revanche, trois d'entre elles (Publicis, Technip et Accor) ont déjà dépassé le seuil de 40%, fixé par la loi pour 2017. Le CA de Publicis affiche même une parfaite parité.

Seules 4 nouvelles têtes françaises

Sur les 47 nouveaux administrateurs élus par les Assemblées Générales des entreprises du CAC 40 en 2013, plus de la moitié, 25, étaient des femmes.

Mais au-delà de ces chiffres d'autres observations sont moins reluisantes. Car cette ouverture ne permet pas vraiment de faire émerger de nouveaux profils. Sur ces 25 nouvelles administratrices du CAC 40, seules 4 sont des nouvelles têtes françaises. Quatorze sont étrangères (alors que sur les 22 nouveaux hommes, 20 sont Français), et treize disposaient déjà au moins d'un mandat dans une société du SBF 120.

Quant à la féminisation des comités exécutifs de ces entreprises, elle ne progresse pas d'un pouce. Ce sont pourtant les vrais organes de prise de décision. Et la part des femmes y reste inférieure à 9%, pas plus élevée qu'avant le vote de la loi Copé-Zimmerman, qui ne les concerne pas. En début d'année, 43 des 100 plus grandes entreprises européennes disposaient d'un comité exécutif 100% masculin.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 10:50

Publié le lundi 01 juillet 2013 à 03H00

C’est devant une salle archi-comble et dans une ambiance de liesse que Lyo, 24 ans, a été élue Miss Papillon 2013, samedi soir, à l’Amicale vietnamienne. Une élection réussie et une étape de plus vers la reconnaissance des transsexuels.

La dernière élection d’une Miss transsexuelle remontait à l’an 2000. La nouvelle Miss Papillon et ses deux dauphines (sur la photo) reprennent le flambeau.

Photo Mathurin Derel

Qu’on l’accepte ou non, un grand pas a été fait, samedi, pour la reconnaissance des travestis, transsexuels et transgenres de Nouvelle-Calédonie. Alors qu’il n’y avait pas eu d’élection de Miss rae rae depuis treize ans, l’élection de Miss Papillon 2013 s’est faite en public, devant 450 personnes, samedi, à l’Amicale vietnamienne.

Tolérance. Pour la première fois, des familles au complet se sont déplacées pour l’occasion. Et pas seulement des familles océaniennes. Trois des candidates étant d’origine kanak, des habitants des tribus de l’île des Pins et de Houaïlou avaient fait le déplacement. Les médias aussi étaient là. Fini la vie dans l’ombre, à huis clos, en petit comité. Avec cette soirée placée sous « le signe de la beauté et de la tolérance », le message adressé par les onze candidates est lourd de sens. Il rappelle que « les filles » ont les mêmes droits que n’importe qui de vivre au grand jour, sans avoir à craindre les regards ni subir la moindre remarque. « La plupart des filles étaient sceptiques au départ. Là, on leur a donné envie de se battre et de ne pas rester repliées sur elles-mêmes », explique Amour, organisatrice de l’événement.

Débutée vers 21 h 30, l’élection à proprement parler s’est déroulée sur le même modèle que n’importe quelle élection de miss. A un ou deux détails près. Si les tenues de soirée étaient de rigueur, l’ambiance était bien plus chaude que lors d’une élection de Miss Calédonie ou de Miss France. Dès leur apparition, et ensuite à chacun de leur passage, les candidates ont été accueillies sous un tonnerre d’applaudissements et des cris d’encouragement.

Après une première chorégraphie collective en tenue zébrée, sur un morceau de Beyoncé, elles sont apparues individuellement dans des habits traditionnels stylisés, puis en maillot une pièce, avant de défiler dans des robes de soirée très classe et de subir la redoutable séquence des interviews.

Intégrées. Face à un jury composé de neuf personnalités réputées dans leur domaine, l’épreuve a permis de connaître un peu plus ces transsexuels de 18 à 35 ans, projetés sous les feux de la rampe. De découvrir une vendeuse en bijouterie, une caissière, une esthéticienne, une secrétaire, une agent d’entretien, une étudiante en éco-gestion, une conductrice de bus, etc. Des filles intégrées à la société en somme, qui vivent leur personnalité, davantage que leur sexualité, au quotidien.

« Le bonheur, c’est de vivre ce qu’on est, sans se préoccuper de ce que les gens pensent », clarifie Lydie, 21 ans, intervenante éducatrice, lorsque le jury lui demande ce qu’est pour elle le bonheur. « J’aimerais qu’on soit davantage comprises par les hétéros, que les hommes nous dénigrent moins et je souhaite représenter ce titre le plus possible. » Les vœux de Lyo, 24 ans, qui, au départ, ne voulait pas s’inscrire et s’afficher en tant que transsexuel, mais finalement élue Miss Papillon 2013, parlent d’eux-mêmes.

D’ailleurs, à chaque intermède musical, cet appel au respect revenait en boucle dans les conversations du public. « Il faut que les mentalités évoluent. Moi je les encourage. Il faut de tout pour faire un monde », confie Pauline Nofo Nofo, grand-mère à une table familiale de quarante personnes. « Je pense que ça va contribuer à ouvrir les esprits des parents qui ne les acceptent pas », poursuit Suzanne Sefa, membre du comité Tokoni Fenua, au profit de qui était organisée la soirée.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 18:41

Pour Fatima Sadiqi, présidente du Centre Isis, «les droits des femmes sont le fruit d’un militantisme où les universitaires, les activistes et les politiciens (hommes et femmes) ont pris part. Mais deux années après le «Printemps arabe», il semblerait que ces droits connaissent une nette régression»

AU cours des dernières décennies, les droits des femmes au sud de la Méditerranée ont connu une réelle amélioration. C’est ce qui ressort, en effet, du Forum international sur les «Droits des femmes après les révolutions arabes», organisé le week-end dernier à Fès. Pour Fatima Sadiqi, présidente du Centre Isis pour femmes et développement et co-organisatrice du forum, «ces droits sont le fruit d’un militantisme où les universitaires, les activistes et les politiciens (hommes et femmes) ont pris part. Mais deux années après le «Printemps arabe», il semblerait que ces droits connaissent une nette régression». En effet, de l’avis de Sadiqi, en réfléchissant sur ces droits, deux grands paradoxes se présentent. D’une part, on assiste à une présence spectaculaire des femmes de tous âges, horizons idéologiques, ethnies et statuts sociaux pendant les phases de mobilisation politique des soulèvements et d’autre part, et c’est là où réside le premier paradoxe, en Egypte, en Tunisie, au Maroc et au Koweït, les nouveaux gouvernements élus par les peuples ont une très faible, sinon aucune représentation féminine. En outre, d’une part, l’islamisation politique de la région MENA est un fait (avec les adjectifs «modéré» et «salafiste» attachés à ces islamismes selon leur densité islamique) et, d’autre part, et c’est là où réside le deuxième paradoxe, la plupart des défenseurs des droits des femmes (universitaires et activistes) qui ont marqué des décennies de militantisme dans la région, se sont battus pour améliorer, et non remplacer, la Charia, et ont ciblé le patriarcat et non l’Islam. Plus que cela, beaucoup de féministes, islamistes ou séculiers ont travaillé ensemble et l’Islam n’a jamais constitué un obstacle. Ces deux paradoxes provoquent de sérieux débats et appellent à de sérieuses actions. Et c’est justement le but de la rencontre de Fès qui a invité aux débats sur les nouveaux défis, auxquels les intellectuels, les activistes et les politiciens doivent faire face, des chercheuses et militantes des pays du pourtour méditerranéen, du Yémen, d’Iran, de Belgique, des Pays Bas, du Canada et des Etats-Unis. Elles s’accordent à dire que «les espoirs nourris par les mouvements de défense de cette catégorie, suite aux changements politiques dans une partie du monde arabe, se sont vite évaporés, ouvrant même la voie à un retour sur les acquis de plusieurs années de militantisme». «Toutefois, il ne faut point verser dans un discours pessimiste», insiste Sadiqi. Pour elle, les femmes sont appelées à garder une réelle mobilisation pour éviter tout retour sur leurs acquis et réclamer la place qu’elles méritent sur tous les plans. Même son de cloche auprès d’Ellinor Zeino-Mahmalat, de la Fondation allemande Konrad Adenauer-Stiftung, pour qui «les femmes, qui ont joué un rôle crucial dans tous les mouvements de transition, sont les premières perdantes de tout ce processus». Il n’en demeure pas moins que «des contrats sociaux et une nouvelle relation entre homme et femme sont nécessaires pour toute construction démocratique», dit-elle. Idem pour Valentine Moghadam, professeur de sociologie à l’université Northeastern à Boston (USA): «On peut déjà distinguer entre transitions à caractère égalitaire ou patriarcal et l’avenir des femmes dépend de divers paramètres liés, entre autres, à la relation homme-femme, à la nature des organisations féministes en place, au mode opératoire des transitions et des partis politiques et aux normes et valeurs idéologiques des nouveaux gouvernements». En tout cas, l’élément essentiel, selon Valentine Moghadam, est l’existence d’alliés démocratiques réels et d’associations féminines fortes capables de se mobiliser et de s’inscrire dans tout processus de démocratisation. Reste à signaler que le Forum de Fès des femmes méditerranéennes est à sa 6e édition. Il a été co-organisé par le Centre Isis pour femmes et développement et la Fondation allemande Konrad Adenauer-Stiftung et a débattu, en plus du thème central, de «l’Egalité des sexes dans les nouvelles constitutions», et des «Femmes, médias et réseautage» entre autres.

Déclaration finale

SIX recommandations ont été retenues par les participantes au forum de Fès. Dans l’ordre, leur déclaration finale appelle à la protection des acquis des femmes dans la région MENA, et l’adoption d’une approche globale aux droits politiques, civils, sociaux, économiques et culturels des femmes. Il faut aussi veiller à l’implémentation des constitutions qui garantissent l’égalité des sexes et la parité et impliquer les écoles et les médias dans la sensibilisation et l’éducation des femmes et des hommes. A noter que la société civile doit s’engager dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques. Enfin, les participantes insistent sur le dialogue entre les mouvements féministes dans la région méditerranéenne en tenant compte de la réalité dans chaque pays.

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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