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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 10:29

 

 

 

 

 

Parce que l’Europe traverse de multiples crises – économique, sociale, mais aussi de légitimité et de confiance – le groupe des Socialistes et Démocrates du Parlement européen se mobilise. Il organise depuis plusieurs mois des évènements dans toute l’Europe pour aller à la rencontre des citoyens et défendre notre vision de l’Europe pour l’avenir : « Relancer l’Europe ».

Après Bruxelles, Florence, Hambourg, Nottingham et Trieste, nous organisons à Lyon la prochaine édition qui sera consacrée à un échange sur comment mieux vivre ensemble.

La crise économique exacerbe les situations de vulnérabilité et le fractionnement des sociétés européennes ; elle frappe durement aussi les populations issues de l’immigration et les étrangers non communautaires, dont l’appartenance -réelle ou supposée- à une autre culture, constitue un obstacle à l’accès à l’éducation et aux services publics et est facteur de discriminations. Quelles réponses apporter au défi de l’intégration ? Comment lutter contre les discriminations, comment assurer l’égalité et le plein exercice de la citoyenneté ?

Participeront notamment à ce débat : Hannes Swoboda, Président du groupe S&D, Harlem Désir, Premier secrétaire du Parti Socialiste, Député européen, Vikash Dhorasoo, ancien footballeur… et vous !

Je vous invite donc à nous rejoindre le 12 avril prochain, à 18h à Lyon, à la Sucrière (49-50, quai Rambaud) ou à participer au débat en ligne.

Inscrivez-vous à l’évènement Facebook, et enregistrez-vous en cliquant ici.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Colloques, réunions
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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 22:24

Madame Odette DURAND,
Présidente du Comité Départemental Olympique et Sportif de la Drôme
en partenariat avec la Direction Départementale de la Cohésion Sociale de la Drôme
a le plaisir de vous convier à la conférence


de Monsieur Pascal CHARROIN,
Maître de conférences à l’Université Jean Monnet de St Etienne


« Evolution et place de la femme dans l’histoire du sport en France »


La place des femmes dans le football et le rugby
En présence de Madame Charlotte LECA, Secrétaire générale de la préfecture de la Drôme
mercredi 17 avril 2013 à 18h30


Maison des bénévoles du sport Drôme Ardèche - 71 rue Latécoère Valence
Merci de confirmer votre présence à elodiesachon@franceolympique.com

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Colloques, réunions
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 09:24

 

Emmanuel Davidenkoff

C'était il y a un an : Kodak se déclarait en faillite. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir innové constamment tout au long de son histoire, en témoignent les 19.000 brevets déposés par la marque. En 1975, Kodak avait même inventé l'appareil photo numérique mais avait renoncé à le développer pour ne pas mettre en péril son business model : vendre à prix cassé des appareils photos mais à prix d'or des pellicules (bon, ce n'était pas un coup d'essai : Kodak avait déjà laissé filer la photocopieuse et l'imprimante...). L'entreprise n'est pas morte faute d'intelligence, pas même faute d'avoir sous-investi dans la recherche, mais par les effets conjugués du court-termisme et de son incapacité à concevoir un nouveau modèle - ici économique - en rupture avec le précédent ; Kodak est mort par peur du changement.

C'est ce qui menace l'école publique et l'université. Les tiroirs du ministère débordent de rapports et de travaux de recherche analysant aussi bien les facteurs d'échec intrinsèques à l'organisation de notre système éducatif que les solutions qui permettraient de les neutraliser. Les comparaisons internationales fournissent également leur lot d'enseignements utiles.

Un exemple ? La formation des enseignants, initiale et surtout continue. Ce qu'indique le bon sens est confirmé par de robustes analyses : elle est la clé de l'amélioration du système. L'on s'apprête pourtant à remettre en selle une formation essentiellement consécutive (le théorique d'abord, le pratique ensuite), alors que les formules gagnantes sont simultanées, et assorties d'efforts massifs en direction des enseignants déjà en poste. Un autre ? La transmission des savoirs et savoir-faire. Le numérique peut jouer un rôle d'accélérateur extraordinaire, dès lors qu'il est intelligemment combiné avec d'autres formes - le cours classique, le tutorat individualisé ou en petits groupes, l'apprentissage par l'expérience, etc. Mais il s'invente de manière décentralisée, se déploie grâce à la mise en réseau, s'invente aussi bien dans le privé que dans le public. Que s'apprête-t-on à faire ? Produire des ressources standardisées. Encore un ? Les universités qui rayonnent au niveau mondial combinent une impressionnante puissance de feu en matière de recherche, une forte capacité de repérage et d'attraction des meilleurs potentiels, des liens étroits avec le monde économique. Que fait la France ? Elle cède aux organismes de recherche les moyens et l'excellence, aux classes prépas des lycées la formation des élites, aux grandes écoles les liens avec les entreprises. Pour l'université ? Rien, ou si peu au regard des enjeux.

Le service public d'éducation, de la maternelle à l'université, ne manque pas de ressources pour innover. Mais la protection de son modèle, de ses habitudes, parfois de ses privilèges, le rendent impuissant à changer de paradigme. Dans un siècle, quelque historien formulera peut-être sur la perte d'influence du service public la question que formulent aujourd'hui les analystes à propos de Kodak : pourquoi ont-ils échoué alors qu'ils hébergeaient autant d'énergies et d'intelligence, et qu'ils savaient ce qu'il fallait faire?

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Informations
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 09:10

PLANETE-SCIENCES

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Informations
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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 17:12

Jacques Lalié  
Élu de la Province des îles et du Congrès, groupe…

25 mars 2013, 18:36

Nous devons sortir de cette situation coloniale par le biais du référendum et nous nous organisons en conséquence. Le premier objectif est fixé à 2014 avec les élections provinciales où nous devons obtenir un nombre suffisant d'élus au Congrès, un quorum qui doit nous permettre de créer les conditions juridiques nécessaires pour l'organisation du référendum. Et ainsi, fixer une date. Nous voulons que l'accord de Nouméa aille à son terme, afin de faire le point sur cette colonisation. Voici résumé, ici, l'état d'esprit actuel.

L'essentiel, encore une fois, est d'obtenir les 3/5e au Congrès, résultat qui serait favorable à la mise en place d'un référendum d'autodétermination. La tenue de cette consultation se fera au mieux en 2018 et au plus tard en 2023. Pour atteindre cet objectif, nous devons privilégier le consensus et la prise de conscience politique de l'ensemble des citoyens de Nouvelle-Calédonie. J'entends par là qu'il nous faut sortir des débats politiciens qui entretiennent la peur, les craintes et le manque de confiance en nous-mêmes. Quelles que soient nos origines, nous, Calédoniens, sommes dans le même bateau, on ne pourra rien faire les uns contre les autres. N'ayons pas peur d'être libres, ne nous enferrons pas dans un système qui dépend de la métropole.


L'administration favorise le statu quo au détriment des citoyens

La métropole, actuellement en difficulté, n'est plus en mesure de tout financer, à nous de nous prendre nos responsabilités et ce, notamment sur le plan économique, social et administratif. Problème, les rouages administratifs, mis en place depuis une trentaine d'années, rendent toute tentative de réformes extrêmement compliquée. Dans ce même état d'esprit, le personnel administratif, et particulièrement les chefs de services, sont difficiles à bouger. Enfermés dans leur «petit château» intellectuel, ils favorisent le statu quo, la politique à court terme alors que des défis importants se présentent à nous dans les décennies à venir. Ainsi, si le seuil de pauvreté est important chez nous, il est lié, en grande partie, à des mécanismes économiques hérités d'un système colonial plus que centenaire.

Nombre de politiques publiques ont, de fait, été décidées en fonction de l'intérêt de gros acteurs commerciaux et des plus riches. Autant dire, dans ces conditions, que les problématiques sociales ont longtemps été ignorées et la fiscalité leur était très favorable. Sur le plan politique, c'est le clientélisme qui a, durant des années, battu son plein. Heureusement, cette situation inique évolue, nous y travaillons. Les mesures que nous préconisons favorisent ainsi une société plus juste, une égalité sociale plus affirmée. Et il ne s'agit pas seulement, ici, des Kanaks et de la question de leur place dans la société, c'est une lutte qui concerne tous ceux que le système actuel délaisse et donc aussi, des Caldoches. Le vivre mieux est notre leitmotiv, nous faisons pas de politique pour négocier des dessous de table!


La colonisation nous a enlevé notre honneur

Et c'est notamment aux jeunes de voter, de militer quotidiennement pour obtenir plus de justice sociale, c'est à eux de refuser le discours de l'assistanat. Bien qu'importantes, les revendications salariales demeurent ainsi des luttes superficielles, à laquelle il est d'ores et déjà possible de trouver des solutions. Or nous appelons de nos vœux une contestation de fond, une critique plus large du contexte colonial. Il faut décoloniser les mentalités. C'est fondamental, dans la mesure où la colonisation nous a – quelque peu - enlevé notre honneur. Il est donc question de réhabilitation dans une société apaisée et obtenue de manière pacifique. Notre pays a connu des déchirures, nombreux sont ceux qui sont morts et ont été esquintés par la société coloniale depuis 1853. Aujourd'hui, nous entendons continuer cette lutte pour la décolonisation. Il faut comprendre ce que nous entendons par «honneur», il faut se rappeler que la colonisation nous a réduit, à un moment, au rang d'animaux. Ne l'oublions pas.


Pour un nouveau partenariat avec la France, basé sur la coopération et non plus la domination

Aujourd'hui, certes, on peut admettre que le gouvernement français respecte l'accord de Nouméa, on peut aussi se dire que la gauche est idéologiquement favorable à la décolonisation, bien que, dans l'histoire, c'est souvent la droite qui a accordé les différentes indépendances. Peu importe, on peut croire légitimement que le pouvoir actuel va faciliter l'application de l'accord, aider à réformer les structures et peser dans la balance afin de faire avancer les choses. Le fait est, ces dernières années, les gouvernements successifs ont eu le souci de préserver la qualité des relations entre la France et la Nouvelle-Calédonie. Ils entendent ainsi garantir leur présence dans l'espace Pacifique. A l'avenir, nous pourrons ainsi travailler ensemble dans un esprit de coopération et non plus de domination. Nous aimons bien la France, mais inévitablement, nos relations sont amenées à changer. Elles seront, je l'espère, à terme, d'égal à égal. Pourtant, il est clair que la France continuera à avoir un rôle à jouer. Il sera à définir au moment venu, tout est question d'équilibre. A titre d'exemple, nous savons pertinemment que nous n'aurons pas des moyens suffisants concernant la zone des 200 000 marins, la France pourra donc conserver une importance géopolitique dans la région s'il y a contrepartie satisfaisante. Il s'agira, dès lors, d'en discuter et d'établir un partenariat adéquat. Des compétences peuvent être partagées et ce, sans s'interdire aussi d'établir des accords de coopération avec d'autres pays. Pour l'instant, faisons les choses dans l'ordre: l'essentiel est de sortir du joug colonial.


Arrêtons de pleurer auprès de maman La France et prenons-nous en main ! 

Le futur ne doit pas nous faire peur et je le dis à l'adresse des Kanaks, des Caldoches et de tous ceux qui ont décidé de venir vivre en Nouvelle-Calédonie. Nous sommes un peuple accueillant, les valeurs océaniennes valent celles de l'Europe. Encore une fois, nous devons construire ensemble ce pays, ne pas avoir honte de ce que l'on est. A nos yeux, l'indépendance signifie le progrès et la dignité pour tous ceux qui se revendiquent Calédoniens et pas seulement les Kanaks. Il est faux de croire, comme le chantent certains politiciens, que nous entendons mettre dehors untel ou untel. C'est absurde. Nous, peuple d'origine, même s'il y a eu des périodes de tensions politiques extrêmes, n'avons jamais vraiment changé de discours. Il s'agirait de ne pas nous prendre pour des demeurés, nous sommes des politiques responsables. Nous ne revendiquons pas le racisme, nous revendiquons l'égalité ; nous ne revendiquons pas le mépris, nous revendiquons la dignité ; nous ne revendiquons pas la pauvreté, nous revendiquons la justice sociale, etc. La République n'est pas qu'en France, nous aussi sommes républicains. Il est de temps de nous écouter, de ne pas céder aux fantasmes et à la peur. Arrêtons de pleurer auprès de maman La France et prenons-nous en main. Décolonisons nos esprits! Et on pourra accomplir notre rêve : celui d'une société métissée avec une culture kanak. 

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Revue de presse
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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 15:26

Aujourd'hui les femmes. Par Yvette ROUDY

Où en sont les femmes aujourd’hui dans leur longue marche vers l’égalité, la dignité, l’autonomie?

Elles progressent lentement, avec des avancées et des reculs, propres à tous les mouvements de libération.

 

Elles arrivent de très loin les femmes. Il suffit pour en avoir une idée de jeter un regard sur le sort que leur réservent encore aujourd’hui les intégristes de tous poils: invisibilité, soumission à l’ordre patriarcal, absence des lieux de décisions,  interdiction de travailler, dans certains pays interdiction de conduire une voiture. 

 

Dans nos pays occidentaux, sous la poussée d’une poignée de féministes et de quelques hommes généreux les droits des femmes commencent cependant à émerger..

 

LE DROIT DE VOTE.

Il y a à peine 200 ans Olympe de Gouge, dans sa déclaration des droits des femmes - belle riposte à celle des droits de l’Homme qui les avaient superbement ignorées - revendiquaient pour les femmes le droit de monter à la Tribune, puisqu’elles avaient le droit de monter à l’échafaud, disait elle. Elle fut guillotinée par nos révolutionnaires en 1793.

 

Ma mère ne votait pas, n’avait pas le droit de travailler sans autorisation de mon père,  ne possédait rien, n’existait pas, et bien sûr ne contrôlait pas ses naissances.

 

Il fallut la fin de la seconde guerre mondiale et la volonté politique d’un général pour que les femmes françaises puissent voter. Quant au droit de voter les lois qui nous gouvernent tous – hommes et femmes – seuls les hommes l’exercent. A cet instant et grâce aux socialistes eux-mêmes harcelés par les féministes,  notre Assemblée Nationale arrive péniblement à 26,9% de femmes. La parité politique reste à conquérir.

 

LE DROIT AU TRAVAIL SALARIE

Simone de Beauvoir plaçait en premier le droit au travail, le travail salarié qui seul assure l’autonomie. Car pour ce qui est de travailler les femmes ont toujours travaillé. Assumant les corvées les plus pénibles sans trêves ni repos, tout en assurant les naissances à qui nous devons notre équilibre démographique, obsession de nos démographes. Gratuitement. Elles remplissaient leur devoir. Disait-on.  

Dès la révolution industrielle du 19° siècle, très vite les femmes ont fourni une main d’œuvre à bon marché, docile, largement exploitée par un système patriarcal au service d’un monde financier conquérant, impitoyable, insatiable. C’est alors qu’épouvantés par les fausses couches multiples au fond des mines - qui faisait baisser leur taux de fécondité - nos hommes politiques ont commencé à légiférer sur le travail des femmes - afin de protéger leur capacité de reproduction. Il s’agissait d’un droit de « protection », pour un travail dit « d’appoint » récompensé par un salaire « d’appoint », et une retraite « d’appoint ».

Il fallut attendre 1983 pour qu’un texte dit d’égalité professionnelle, vienne rompre ce système de protection et parle enfin d’égalité. 

 

Aujourd’hui les femmes Françaises que les statistiques nous disent se rapprocher du taux de travail masculin représentent en fait un double marché. Celui d’en haut, composé de femmes cultivées, diplômées - les privilégiées de la culture et de l’argent, selon moi - qui savent utiliser leurs droits nouveaux, et que l’on voit se lancer à la conquête du monde dominant masculin des affaires. A leur façon elles font évoluer leurs droits.

 

Mais il existe un autre marché du travail : celui des femmes d’en bas qu’incarne la « caissière du supermarché », souvent citée par Segolène Royale, pendant sa campagne décapante qui nous a fait manquer de très peu la chance d’avoir une femme compétente à la tête du pays.  

Coincée dans un mi temps qui a littéralement explosé dès 1986, « la caissière du super marché » n’a aucune chance de promotion, aucun débouché, le plus souvent chargée d’enfants, dépendante d’un ex-époux qui souvent a su organiser son insolvabilité, ces femmes représentent les nouvelles poches de pauvreté de notre pays. Peu syndiquées, la presse les ignore.

 

Récemment un père  jugeant son droit de garde insuffisant vient de grimper au sommet d’une grue dans la ville dont le maire n’est autre que le premier ministre.  Immédiatement la Ministre de la famille a dû recevoir l’association de la condition masculine dont je recommande la lecture très édifiante de leur bulletin. 

En même temps le secours catholique vient de publier une étude d’où il ressort qu’il y a davantage de femmes pauvres que d’hommes pauvres; une mère sur trois vivant seule avec ses enfants à charge vit sous le seuil de pauvreté. 70% des travailleurs pauvres sont des femmes. 18,5% des femmes ne se soignent pas faute d’argent, contre 12,3% des hommes.

 

Notre nouvelle Ministre des droits des femmes – la seconde depuis 1981 – a du pain sur la planche. Notre nouveau President lui a donné un pouvoir équivalent à celui que François Mitterrand m’avait accordé en 1981. Peu d’argent certes,  mais la possibilité de s’exprimer chaque semaine autour de la table du gouvernement et de bousculer, rappeler à l’ordre ses collègues, parce que bénéficiant d’un ministère « transversal ».

 

Pour l’essentiel elle a la rude tache de faire appliquer les lois existantes, de combattre préjugés et stéréotypes, sachant qu’un préjugé est plus difficile à désintégrer qu’un atome selon le mot fort juste de Einstein. .

 

Si elle veut débloquer la loi sur l’égalité professionnelle, elle peut utiliser les plans d’égalité prévus dans la loi de 1983, cela sans dépenser un euro; en signant un compromis historique avec le patronat dont c’est l’intérêt. Il suffit de rechercher dans les grandes entreprises des femmes susceptibles de monter les échelles de la hiérarchie grâce a la formation professionnelle (l’argent est là – surtout utilisé pour les salariés masculins). Nul besoin de rechercher au dehors du personnel qualifié. La promotion interne existe. Reste qu’il y faut une volonté politique forte et de très bons directeurs de ressources humaines. La Finlande, le Quebec l’ont compris depuis longtemps.

Elle peut aussi exiger une bonne formation des inspecteurs du travail qui oublient le plus souvent de décortiquer le rapport annuel des situations comparées femmes/hommes, prévu par la loi. .

Et il y a au moment de l’orientation professionnelle, les campagnes d’information - avec ou sans l’éducation nationale - .. 

 

LE DROIT A DISPOSER DE SON CORPS

Plus peut être que tout autre droit, le droit à disposer de leur corps est régulièrement refusé aux femmes en dépit des lois. Quotidiennement combattu, non seulement par une certaine « condition masculine » qui considère que chacun de ces droits nouveaux est un droit en moins pour la gente masculine, mais aussi par toutes les églises, obsédées par cette capacité qu’ont les femmes à donner la vie et qui leur échappe.

 

LES VIOLENCES SEXISTES

Phénomène en expansion: les violences sexistes. Faudra t-il bientôt un couvre feu pour que les femmes échappent aux agresseurs qui hantent nos rues. Vont-elles perdre le droit de circuler librement sans risque de se faire agresser ?

Benoite Groult le dit : le féminisme ne tue pas, le machisme si.

Chaque année 130 femmes meurent sous les coups de leurs compagnons. Indulgents les tribunaux classent souvent ces crimes dans « crimes d’amour ». "Depuis quand l’amour donne t il le droit de tuer?" s’interrogeait Simone de Beauvoir à propos d‘un homme acquitté après avoir roués de coups sa femme et l’avoir laissé agoniser toute une nuit sur le carreau de la cuisine.

Plus grave encore les violences sexistes apparaissent maintenant à l’école, jusque dans les cours de recréation où des bandes de petits garçons de plus en plus jeunes, nourris d’une télévision de plus en plus violente, s‘en prennent aux petites filles dès qu’ils les sentent isolées.Quelques leçons de respect d‘autrui pour tous et quelques cours de self-défense pour les filles, dès l’école, ne seraient pas superflus.

 

Mais on n’éradique pas,  plus de 2000 ans de culture sexiste en quelques années. D’autant que le conditionnement à la domination pour les uns et à la soumission pour les autres commence dès la naissance, avec les poupées pour les unes et les soldats de plomb pour les autres.

 

Il faudra des années, voire des siècles, pour déraciner ces vieux préjugés sexistes qui tout comme le racisme ne cessent  de freiner notre démocratie, car ne nous y trompons pas « le degré de démocratie d’une société se mesure au statut de la femme. »(l). Raison de plus pour ne pas perdre de temps.

 

Yvette Roudy.

Ministre de François Mitterrand des droits des femmes de 1981 à 1986.

 

(l) .Marx, Bourguiba, Ghandi et quelques autres.

 

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 15:20

 

L'Assemblée des femmes, historiquement fondée sur la lutte pour la parité, salue les récentes évolutions au sein du PS qui vont dans le sens d'une meilleure représentation politique des femmes à égalité avec les hommes. Le PS, à l'instar du Gouvernement, se met enfin sur les rails d'une stricte parité de ses instances (bureau national et secrétariat national).

Et au-delà, le PS semble vouloir prendre en compte l'égalité entre les femmes et les hommes au sérieux et de manière transversale. Preuve en est, la nomination d'Adeline Hazan, Maire de Reims et dont l'engagement féministe est reconnue, au poste de Secrétaire nationale aux Droits des femmes, et, fait nouveau, comme Conseillère auprès du 1er Secrétaire, Harlem Désir, en charge de la parité. 

Espérons par ailleurs, que la création d'une organisation "Féminisme et Socialisme" contribue à transformer le PS d'un parti féministe dans ses statuts à un parti féministe au quotidien.

Néanmoins, l'Assemblée des femmes se montrera très vigilante concernant les effets concrets de ces annonces. Il faudra par exemple regarder de près les chiffres de la parité au niveau des fédérations, aussi bien en ce qui concerne les secrétaires de section que les premiers secrétaires fédéraux.

Enfin, il est déjà grand temps pour le PS de préparer la prochaine étape: les municipales. Il ne tient plus qu'à ses dirigeants de promouvoir et d'instaurer la parité réelle au niveau des têtes de listes qui seront présentées !

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 11:39
Newsletter Festival Quais du Polar
 
 
  Dans une semaine, plus de 70 auteurs du monde entier débarquent à Lyon pour 4 jours de rencontres, conférences, projections, autour du roman noir.
Découvrez aussi de nombreux rendez-vous originaux partout dans la ville : théâtre, lectures, projections, expositions, visites, jeux, soirées... Et avec préméditation, les premiers rendez-vous à ne pas manquer !

 

 
 

LES RDV "AVEC PRÉMÉDITATION"
DU 23 AU 28 MARS !

 

 
   
Un procès de Claude Gueux
Finale des traditionnelles joutes oratoires du Barreau de Lyon
Lundi 25 mars à 18h
AmphiOpéra

En savoir +

Ordre des avocats - Barreau de Lyon
 
 
 
   
PROJECTIONS
"TIREZ SUR LE PIANISTE"
de François Truffaut
Samedi 23 mars à 18h
Maison du Livre, de l'Image et du Son - Villeurbanne
En savoir +

 
 
 


 

"Une vie de chat"

de Jean-Loup Felicioli et Alain Gagnol
Mercredi 27 mars à 14h30
Maison du Livre, de l'Image et du Son - Villeurbanne
En savoir +


 
 
   
THÉÂTRE
"SAN ANTONIO CHEZ LES GÔNES"
de Frédéric Dard
Du mardi 26 au jeudi 28 mars à 20h
Théâtre de l'Iris - Villeurbanne
En savoir +

 
 
 
 
 

Entre littérature et art

 
 
"EFFRACTION"
de Christophe Chabert
Mercredi 27 et jeudi 28 mars à 19h30
Théâtre de l'Elysée
En savoir +

 
 
   
CONFÉRENCE
"LES AVENTURES DE HARRY DICKSON : DES POLARS TRÈS SCIENTIFIQUES"
Mercredi  27 mars à 12h15
Bibliothèque universitaire Lyon 1
En savoir +

 
 
 
   
RÉSERVEZ VOS PLACES POUR « POLITIK » DE HENNING MANKELL
Samedi 30 mars à 18h
Théâtre National Populaire - Villeurbanne
Pièce inédite, d'après Henning Mankell.
Enregistrement en direct. Diffusion le 30 mars (1ère partie) et le 6 avril (2ème partie) dans l'émission Drôles de Drames sur France Culture.

 
 
 
  Opéra de Lyon  

QUAIS DU POLAR, PARTENAIRE DU FESTIVAL « JUSTICE / INJUSTICE » À L'OPÉRA

25% de réduction sur les spectacles du Festival ! 
Profiter de l'offre
En savoir plus sur le festival

 
 
 
 
 

SOUTENEZ LE FESTIVAL !

 
 

SOUTENEZ QUAIS DU POLAR AVEC MY MAJOR COMPAGNY

Nous vous proposons de participer librement au financement du festival.
Notre projet est en ligne sur « My Major Company ». Cette forme de mécénat atypique permet un financement participatif à tous ceux qui veulent défendre notre manifestation, sa gratuité, et à travers elle, l’accès au livre et à la culture pour tous :
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PROGRAMMATION
Le programme complet est en ligne sur  www.quaisdupolar.com

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 11:36
 
                                   
 
 
 
 
 
 
FORUM SOCIAL MONDIAL
RETOUR DE TUNISIE
 
 
Mardi 9 Avril 2013
18h15 à 20h30
 
Au CADR – 215 rue Vendôme, 69003 Lyon
 
 
Avec des participants au Forum Social Mondial, qui aura eu lieu à Tunis du 26 au 29 mars 2013, nous échangerons sur les thèmes débattus là-bas, et sur la situation actuelle en Tunisie…
 
Un pot d'accueil est prévu.
 
 
Entrée libre 
 
 
 
L'équipe du CADR


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Danièle Soubeyrand-Géry
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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 11:33

 


Europe, drapeaux - © koya979 - Fotolia.comLa décentralisation en Europe : Episode 3 "La diversité territoriale des pays européens"

Notre série consacrée à la décentralisation en Europe nous a conduit à analyser différents modèles étatiques. Le modèle fédéral correspondant à une forme particulièrement aboutie d’autonomie locale et le modèle unitaire, forme d’organisation administrative de plus en plus désuète en raison des processus de déconcentration et de décentralisation initiés dans la plupart des pays européens. Toutefois, la grande majorité des Etats européens ne s’apparentent que très rarement à cette classification. L’Union européenne se caractérise en effet par une très grande diversité territoriale. En Europe, la réalité politico-administrative est donc beaucoup plus complexe qu’une simple typologie, certains États empruntant aux deux catégories.  

Les Etats européens ne sont pas des structures administratives figées. Ils connaissent des évolutions constantes sous l’effet d’événements historiques, politiques ou de traditions étatiques. L’Espagne, comme l’Italie, en constituent des exemples caractéristiques. Centralisés par le passé, ils sont aujourd’hui qualifiés d’Etats régionalisés. La sortie du franquisme en Espagne et la chute de Mussolini en Italie leurs ont permis d’engager des processus de réforme territoriale. Dans ces deux pays, les collectivités territoriales ont acquis des pouvoirs étendus, parfois d’ordre législatif, souvent moins importants que dans les Etats fédéraux. En Espagne, les communautés autonomes, entités régionales, possèdent un Parlement avec une activité législative. L’Italie connaît également une régionalisation poussée. Les Régions italiennes ont acquis une autonomie locale de plus en plus importante et disposent aujourd’hui de prérogatives en matière de développement territorial ou de transports. Ni fédéraux, ni unitaires, ces deux pays s’apparentent à des « Etats hybrides ».

D’autres Etats appliquent le principe d’uniformité du modèle unitaire dans un cadre décentralisé. C’est le cas des pays scandinaves. En Suède, en Finlande ou au Danemark, le développement de l’Etat providence et l’exigence d’une redistribution plus efficace des ressources ont conduit les pouvoirs nationaux à renforcer l’autonomie et les moyens des collectivités territoriales. Dans ces pays, l’échelon régional a également été conforté par l’intégration européenne. Les fonds structurels ont en effet conduit le pouvoir central à faire progresser le fait régional dans les années 90 dans la lignée de leur adhésion à l’Union européenne.

A l’image des Etats européens, la France connaît des évolutions constantes dans son organisation politique et administrative. L’esprit de décentralisation impulsé par la gauche en 1982 souffle encore aujourd’hui. Ce que Eric GIUILY, ancien Conseiller technique de Gaston DEFFERRE (Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation en 1982) qualifie de « révolution tranquille » trouvera demain un nouvel approfondissement avec l’adoption d’un nouvel acte de décentralisation.



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Danièle Soubeyrand-Géry
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