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9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 17:24

jeudi 23 janvier 2014 09:50 par la rédaction Laisser un commentaire

La loi interdisant de cumuler, à partir de 2017, des fonctions exécutives locales et un mandat de parlementaire est « une opportunité unique de faire progresser la parité au Parlement » souligne le Haut Conseil à l’Égalité.

Les députés ont définitivement adopté, mercredi 22 janvier, le double projet de loi limitant le cumul des mandats. Un premier texte interdit de cumuler des fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur, un second avec le mandat de Parlementaire européen.

Les sénateurs, qui avaient cherché à s’exclure de cette obligation (Voir : Les sénatrices perdent la bataille du non-cumul) devront s’y plier, les députés ayant le dernier mot.

Le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes se réjouit de cette issue qui met un terme à « un processus politique de 30 ans, et un processus parlementaire de plusieurs mois » en soulignant que la loi sera, « si les partis politiques en décident, une opportunité unique de faire progresser la parité au Parlement et à la tête des exécutifs locaux. » Le Haut Conseil rappelle en effet que « 80% des parlementaires en situation de cumul et 100% des parlementaires en situation de cumul avec une présidence de conseil général ou régional sont des hommes », ainsi qu’il le relevait en avril 2013 (Voir : Le non-cumul des mandats, « l’ouverture d’une nouvelle ère » pour la parité).

Transparency International France salue de son côté une « véritable révolution de notre vie démocratique », tout en notant que la loi n’entrera en vigueur qu’en 2017. L’ONG appelle donc « les candidats aux municipales à en devancer l’application et à choisir un seul mandat dès mars 2014 ».

Les élus au parlement européen pourront même, quant à eux, continuer à cumuler jusqu’aux élections de 2019, déplore Euractiv.

activ.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans femmes
9 juin 2016 4 09 /06 /juin /2016 16:18

lundi 30 mai 2016

A la une du Parisien, nouvel exemple de la tendance à appeler les femmes par leur seul prénom alors que les hommes ont un nom.

Quelques mots suffisent. Ils sont signés par le rédacteur en chef-adjoint de Marianne2.fr, Thomas Vampouille : « Pas de couilles, pas de nom de famille ». Ce qui a motivé cette remarque, c'est un encadré à la une du journal Le Parisien, lundi 30 mai : « Vanessa remplace Léa chez Ruquier ».

Comprenez : Vanessa Burggraf va remplacer Léa Salamé dans l'émission On n'est pas couché de Laurent Ruquier. Mais sur le papier, l'homme à droit à son nom de famille quand les femmes ne sont mentionnées que par leur prénom.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans femmes
3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 20:04

Où sont passés les 20.000 euros dont aurait dû bénéficier Mountain Wilderness depuis une convention signée avec la Région en 2015 ? Erreur ? Oubli ? Volonté délibérée de sabrer l’association nationale de protection de la montagne basée à Grenoble ? Alors que le Conseil régional a annoncé un plan d’investissement permettant de développer les capacités de production de neige de culture, l’exécutif régional entend-il réduire au silence les voix discordantes ?

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Danièle Soubeyrand-Géry
3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 20:01
LETTRE OUVERTE

Plan neige de la région Auvergne-Rhône-Alpes
Quelle politique pour les 97% restant des territoires de montagn
e ?

Monsieur Wauquiez, Monsieur Chabert,

Nous avons écouté avec attention vos différentes déclarations relatives à la nouvelle politique "montagne" de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Vos propositions d’investissements visent à lever 200 millions d’euros sur 6 ans pour financer un "plan neige" axé principalement sur le développement des capacités de production de neige artificielle. Ces investissements concernent les stations de ski de piste soit, moins de 3% du territoire montagnard pour 3 mois d’activité par an.

Qu’en est-il du "reste" des territoires de montagne ?

Ceux-là même qui portent la valeur inestimable d’être parmi les derniers espaces de nature préservée en Europe, riches d’une beauté exceptionnelle et de patrimoines rares, riches d’expériences humaines extraordinaires, garants d’un tourisme 4 saisons, multi-activités et porteurs d’emplois pérennes ?
Qu’en est-il des femmes et des hommes, pluri-actifs, qui vivent et travaillent à l’année au sein de ces territoires et des visiteurs qui s’y rendent tout au long de l’année ?

Nous nous interrogeons sur votre plan d’actions concernant les 97% restants des espaces montagnards. Quelle est votre politique pour ces territoires qui font eux aussi la renommée de nos montagnes dans le monde entier ?

Rappelons que le ratio du chiffre d’affaires de l’activité touristique est de l’ordre de 50% en hiver et 50% en été. Ainsi sur les 11 milliards d’euros dépensés en 2013 par les touristes dans nos montagnes, si 4,81 l’ont été en station, 6,13 l’ont été dans la montagne hors station ! Par conséquent, investir toutes les ressources publiques pour la seule mono-industrie du ski de piste nous semble résolument une vision passéiste et tellement réductrice face aux mutations observées de toutes parts au cœur de nos montagnes et de nos sociétés humaines. Ce serait un véritable gâchis !

Gâchis de ressources énergétiques et de capital environnemental

L’essor du ski connu dans les années 70 et le miracle de l’or blanc se trouvent 50 ans derrière nous. À l’époque, la pratique du ski de piste sur des terrains aseptisés explosait. Aujourd’hui, elle stagne et préfigure une probable régression. Les aspirations humaines sont ailleurs.
Les changements climatiques à l’œuvre modifient fortement la donne en montagne, avec une conscience de plus en plus claire que ce mouvement va en s’accélérant. Le réchauffement des températures, compris entre +1,6 et +2,2°C depuis 1950, est particulièrement sensible dans les Alpes et s’est accéléré depuis la fin des années 80. C’est deux fois plus que la moyenne mondiale et la région des Alpes du nord est celle qui se réchauffe le plus en France. Faut-il rappeler que les canons à neige consomment beaucoup d’énergie et d’eau ? Et que pour être produite et conservée, la neige nécessite des températures froides ?

La montagne, espace de rêves

Les tendances se dessinent de plus en plus clairement autour de motivations à rejoindre nos montagnes simplement, pour respirer, se ressourcer, retrouver un peu de sérénité dans nos sociétés actuelles en pertes de repères, de plus en plus secouées par les tensions et le stress. Aller en montagne, pour s’émerveiller et redécouvrir des sensations fortes a peut-être à voir avec le sens même de la vie humaine. Cette recherche d’authenticité des liens avec la nature explique sans doute la forte progression des pratiques douces de la montagne, en terrains peu ou pas aménagés. Preuve en est la très bonne santé des pratiques de randonnée, à ski, à pied ou en raquettes.

Pour l’avenir de nos montagnes, investissons dans l’énergie humaine !

Hébergeurs, agriculteurs, restaurateurs, guides et accompagnateurs en montagne, gardiens de refuge, garde-moniteurs des parcs nationaux et régionaux, artisans, artistes, bergers, producteurs locaux, acteurs du développement territorial ou encore élus des territoires de montagne : une multitude de femmes et d’hommes font aujourd’hui preuve de créativité et d’audace pour aller vers un tourisme, vers des activités économiques, vers des modes de vie plus en harmonie avec nos territoires montagnards, leurs singularités uniques et leurs véritables richesses. Tournons la page des anciens modèles de développement. Investissons dans les passions et l’énergie humaine !

Monsieur le Président et Monsieur le Conseiller spécial, nous sommes disponibles pour travailler et inventer un autre avenir, l’avenir de la montagne.

Frédi Meignan,
Président de Mountain Wilderness France
Association nationale de défense de la montagne, agréée protection de l’environnement et reconnue d’utilité publique

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Danièle Soubeyrand-Géry
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 10:04

Par Alain Chemali@GeopolisFTV | Publié le 28/05/2016

GEOPOLIS - Au lendemain de l’entrée en fonction du nouveau Parlement, la République islamique d'Iran présente plus que jamais le visage d’une «démocratie totalitaire». Flanqué de l’Assemblée des experts, chargée de nommer la plus haute autorité du pays, le Majlis (Assemblée nationale) est surtout un habillage électoral du principe de gouvernance de Velayat-e-faqih, c’est à dire la tutelle du guide.


Dans les formes, le nouveau Parlement iranien, issu des scrutins législatifs des 26 février et 29 avril 2016, est dominé par l’alliance de modérés et réformateurs soutenant le président Hassan Rohani.

Avec 122 sièges sur les 290 du Majlis, cette coalition a réussi à se tailler la plus large part face aux 86 élus ultraconservateurs et aux 82 sièges de candidats indépendants sans avoir la majorité absolue pour autant.

Un nombre record de 17 femmes, dont 15 réformatrices
Plus encore, pour la première fois depuis la révolution islamique de 1979, cette nouvelle assemblée compte un nombre record de femmes: 17 dont 15 réformatrices contre 9 conservatrices auparavant.

Toutefois, même si le Majlis est l’expression d'une pratique démocratique du vote, le véritable exercice du pouvoir est ailleurs. Obéissant au principe de gouvernance de Velayat-e-faqih – textuellement : la tutelle de l’expert en jurisprudence islamique –, il est aux mains du Guide suprême, Ali Khamenei en l’occurrence.

C’est lui, avec l’autorité judiciaire, qui nomme les 12 clercs et juristes du Conseil des Gardiens de la Constitution, chargé de valider les candidatures aux élections législatives. Un système de filtrage qui permet un habile dosage des sièges à la source.

Le Parlement est également flanqué de l’Assemblée des experts, un organisme chargé de nommer, superviser et, le cas échéant, de démettre le Guide suprême. Constituée de 88 religieux élus pour 8 ans, la dernière a été renouvelée en même temps que le Majlis, le 26 février.

Déjà chef du Conseil des Gardiens de la Constitution, l'Ayatollah Ahmad Janati, ultraconservateur et farouchement anti-occidental, a été élu, le 24 mai 2016, président de l'Assemblée des experts. © Fatemeh Bahrami/ANADOLU AGENCY/AFP

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Danièle Soubeyrand-Géry
27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 06:37

Depuis le mois de février, le réseau PAFaD tente d’obtenir des rendez-vous avec les nouveaux conseillers régionaux à l’agriculture et aux partenariats internationaux, afin de leur présenter nos propositions de soutien à l’agriculture familiale durable, sans succès à ce jour.

Les premiers échos qui émanent tant des associations de soutien à l’agriculture familiale et paysanne durable dans notre région que des associations qui agissent en soutien aux paysans du Sud sont inquiétants.

Sur la coopération décentralisée

Le budget régional consacré à la coopération décentralisée subit une très forte diminution et passe à 2,9 millions d’euros, soit -70% par rapport aux années précédentes ! Avec cette décision, le nouvel exécutif régional remet en question la survie et les actions de nombreuses associations de solidarité internationale. Ainsi, de nombreux projets de soutien à l’agriculture paysanne au Sud devront être abandonnés, faute de financements. Exemple concret de cette baisse de financement : toute la coopération décentralisée avec le Mali a été suspendue.

Sur l’agriculture

Contrairement au budget consacré à la coopération décentralisée, le budget consacré à l’agriculture reste constant. Pourtant, on peut s’inquiéter de l’allocation de ces ressources et des priorités budgétaires du service agriculture.

Les associations de soutien aux producteurs (installation-transmission, vente directe, agriculture durable et paysanne, accueil à la ferme…) s’inquiètent des décisions prises par le nouvel exécutif régional, notamment des diminutions importantes de financements. En 2016, l’ensemble des associations de soutien aux initiatives d’agriculture durable est touché par des baisses de subventions du Conseil Régional, de 20 à 50 %. Pour les années à venir les perspectives sont tout aussi inquiétantes. Les associations ont lancé une pétition, qui a déjà recueillie plus de 10.000 signatures, pour demander à la région Auvergne-Rhône-Alpes de continuer à soutenir la pluralité des structures d'accompagnement aux producteurs, afin qu'elles puissent répondre aux besoins des acteurs locaux, paysans, ruraux et citoyens, et agir pour des territoire ruraux dynamiques et vivants.

Le réseau PAFaD soutient la démarche menée par ces associations, qui jouent un rôle essentiel dans l'appui aux agricultures familiales durables dans notre région, et ainsi à la création d’emploi sur notre territoire, à la production d’une alimentation de qualité, au renforcement du lien ville campagne.

Signez la pétition ici : http://www.petitions24.net/pour_la_diversite_des_structures_daccompagnement_agricole

Infos et contacts : www.pafad.org / reseaupafad@cadr.fr

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 09:53

« Erreur réparée » pour les femmes pilotes de la Seconde Guerre mondiale

lundi 23 mai 2016 12:12 par Marina Fabre Laisser un commentaire

Les WASP, ces femmes pilotes ayant combattu dans l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale, pourront désormais reposer au cimetière national d’Arlington, réservé aux militaires.

La bataille juridique semble désormais finie. Les cendres des WASP (Women Airforce Service Pilots) pourront être conservées à l’emblématique cimetière national d’Arlington, où reposent les militaires américains. Depuis des années, les familles de ces femmes pilotes ayant combattu entre 1942 et 1944 dans l’escadron de pilotes civiles placé dans le giron de l’armée réclamaient ce droit.

Voir : Aux Etats-Unis, quels honneurs pour les femmes pilotes de la Seconde Guerre mondiale ?

« Aujourd’hui nous avons réparé une terrible erreur », a déclaré la sénatrice Barbara Mikulski, qui présentait une proposition de loi pour rendre leurs droits aux WAPS. Un texte signé par Barack Obama et validé par le Congrès sans aucune opposition. « Si les WASP était assez bonnes pour voler pour les Etats-Unis, risquer leur vie et mériter la médaille d’or du Congrès, alors elles sont assez bonnes pour Arlington », a estimé la sénatrice dans un communiqué :

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Danièle Soubeyrand-Géry
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 16:04

La loi distingue le crime de viol, un acte de pénétration, du délit d'agression sexuelle, constitué par toute atteinte sexuelle ( attouchements, caresses) commises avec violence, contrainte, menace ou surprise. Depuis le loi du 6 Août 2012, le harcèlement sexuel est défini comme le fait d'imposer à une personne, de façon répétée ou non des propos ou comportements à connotation sexuelle qui portent atteinte à sa dignité ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 10:04

Le célèbre « On ne naît pas femme, on le devient » de Simone de Beauvoir a suscité des commentaires enflammés après avoir été le sujet d’un exercice de l’ENEM, l’équivalent brésilien du baccalauréat.

Simone de Beauvoir fait des siennes au Brésil. Quelques lignes de la philosophe étaient au programme de l’épreuve de sciences sociales de l’ENEM, l’équivalent brésilien du baccalauréat, vendredi 24 octobre. Des lignes extraites du Deuxième sexe, incluant sa phrase la plus célèbre : « On ne naît pas femme, on le devient ».

Le sujet a suscité des commentaires enflammés. Beaucoup se sont réjouies de retrouver les idées de Simone de Beauvoir dans ce contexte.

Mais d’autres n’ont pas apprécié cette référence féministe, au point par exemple de chercher à saccager la page Wikipédia consacrée à la philosophe. Le débat est même devenu politique quand deux députés, il est vrai adeptes de la controverse, s’en sont mêlés.

Marcos Feliciano, député et pasteur qui s’est déjà fait remarquer pour son homophobie, dénonçait en Simone de Beauvoir une propagatrice de la « théorie du genre ». Une « femme polémique » dont le discours « dénigre les femmes en les comparant à des eunuques et en créant un flou entre homme et femme ».

Alors que le Parti des travailleurs (PT) de la présidente Dilma Roussef est empêtré dans des affaires de corruption, un autre député d’opposition Jair Bolsonaro, n’hésitait pas à écrire sur sa page Facebook : « Au moins aussi grave que la corruption, il y a cet endoctrinement imposé par le PT à notre jeunesse. » C’est ce même député qui avait lancé en 2014 à une élue : « Je ne te violerai pas. Tu ne le mérites même pas. »

Le ministre de l’Education Aloizio Mercadante a tenu à répondre pour saluer la « grande contribution » de Simone de Beauvoir à la condition des femmes. Mais ce n’était pas là le seul débat. Deux jours plus tard une autre épreuve – de rédaction – de l’ENEM posait la question de « la persistance des violences contre les femmes dans la société brésilienne ».

Un thème là encore vivement commenté sur les réseaux sociaux, avec plus de 6000 commentaires rien que sur la page Facebook du ministère de l’Education. La plupart pour se féliciter de ce choix, mais d’autres aussi aux accents masculinistes, déniant la spécificité des violences de genre.

Le Tumblr Machistinhadoenem (« les petits machistes du ENEM »), créé pour l’occasion, a compilé des dizaines et des dizaines de réactions. Le Brésil, où chaque jour cinq femmes seraient tuées à leur domicile, a fait entrer le féminicide dans son droit au printemps dernier.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 09:57

Bac L : Najat Vallaud-Belkacem veut des écrivaines

par Benjamin Geminel via Wikimedia Commons

Fait exceptionnel. La ministre de l’Éducation nationale a répondu à la pétition d’une professeure qui réclame des écrivaines dans le programme officiel du bac littéraire. Un critère de sélection sera ajouté pour que « les œuvres des auteures femmes puissent être étudiées ».

Les écrivaines auront-elles enfin leur place dans le programme officiel du baccalauréat littéraire ? Le mardi 26 avril, Les Nouvelles NEWS relevaient qu’encore une fois, depuis 2001 au moins, toutes les oeuvres inscrites au programme obligatoire de littérature du bac L avaient été écrites par des hommes, Gustave Flaubert ayant été remplacé par André Gide.

Lire : Toujours pas d’écrivaine au bac littéraire

Une sélection 100% masculine que dénonçait une professeure de français, Françoise Cahen, dans un billet intitulé Les couilles du bac littéraire : « Depuis 20 ans que j’enseigne au lycée, pas une auteure femme n’a été au programme de littérature en terminale L. Je ne demande pas la parité. Mais qu’il y ait au moins UNE femme en 20 ans, ce ne serait pas complètement fou, non ??! »

Dans la lancée, elle publiait une pétition, « Donnez leur place aux femmes dans les programmes de littérature au bac L », qui a reçu en deux semaines plus de 3 500 signatures et a finalement été relayée ce vendredi 13 mai par plusieurs médias nationaux.

Un retentissement tel que Najat Vallaud-Belkacem, ancienne ministre des Droits des Femmes et désormais en charge de l’Éducation nationale, a personnellement répondu à la pétition sur le site Change.org et dans un communiqué officiel, assurant que « la question de la place des femmes, de leur image, est pour moi essentielle ».

Mais concrètement, quelle réponse apporte-t-elle ? Le choix des auteurs au programme du bac littéraire est établi par une commission qui prend en compte plusieurs critères, indique la ministre de l’Éducation nationale : « des critères d’ordre littéraire et esthétique, la longueur des textes, l’accessibilité et la difficulté des œuvres pour les élèves de terminale dans la perspective de l’examen, les choix effectués les années précédentes pour varier les approches (genres et périodes). »

Désormais, « la place respective des auteures et des auteurs » sera ajouté aux critères existants « afin que les oeuvres des auteures femmes puissent être étudiées ». Et Najat Vallaud-Belkacem de poursuivre : « Un travail de sensibilisation sera par ailleurs mené afin que ce critère soit aussi retenu dans le choix des textes sélectionnés pour les sujets d’examen ».

Contactée par Les Nouvelles NEWS, Françoise Cahen, à l’origine de la pétition, a le « sentiment d’avoir fait bouger les lignes ». « C’est très émouvant pour moi et pour tous ceux qui ont signé », déclare la professeure de français. « Notre réaction sur les réseaux sociaux a été celle de lanceurs d’alerte, et nous avons été entendus. Bien sûr, il nous appartient de rester vigilants pour qu’à l’avenir cette diversité soit vraiment respectée dans les faits. Et à vrai dire, j’espérais bien que Najat Vallaud-Belkacem serait sensible à cette cause, connaissant sa sensibilité face à ces problématiques ».

Une petite révolution pourrait donc avoir lieu. Cela fait des années que des militantes se battent pour introduire des écrivaines dans le programme officiel, c’est la première fois qu’un représentant du gouvernement y apporte directement une réponse.

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Danièle Soubeyrand-Géry