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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 21:10

le blog de corinne morel darleux

« Montez le son ! Compte-rendu de mandat

mardi 12 avril 2016

Laurent Wauquiez est en train de tuer la Région dans une véritable casse organisée des associations locales, des dispositifs d'animation sur le terrain, des réseaux de l'agriculture paysanne et bio, de la culture, et des écosystèmes. Les mauvaises nouvelles tombent de partout, je reçois des messages d'alerte, de colère et de désarroi plein ma boite mail. On me demande d'en parler sur ce blog, comme je l'ai déjà fait sur les réseaux sociaux alors voici, un peu en vrac, où on est...

Nous sommes depuis deux semaines dans une vraie course contre la montre pour préparer le vote du budget en assemblée plénière ce jeudi. Et ce, dans un flou total sur les orientations de la nouvelle politique régionale. Le débat d'orientation budgétaire a été complètement tronqué avec cinq minutes en tout et pour tout de temps de parole pour les groupes d'opposition, les commissions ont été annulées et reportés au dernier moment, et Monsieur Wauquiez n'ait pas daigné nous fournir le détail du budget : du jamais vu ! Nous lui avons écrit, peine perdue.

Voir notre courrier commun ici en cliquant sur l'image pour l'agrandir :



Nous avons tout de même réussi à déposer nos amendements hier en toute fin de journée. La difficulté : ceux-ci doivent être "gagés", c'est à dire que concrètement si on veut proposer d'investir 1 million sur un thème, il faut dire où on prend ce million : sans la ventilation du budget c'est quasiment mission impossible. Laurent Wauquiez aurait voulu museler l'opposition, il n'aurait pas mieux fait. Dommage pour lui, on n'est peut-être pas nombreux mais on est malins. Et déterminés. Donc on l'a fait. 17 amendements pour dénoncer les régressions de M Wauquiez et sa majorité, et proposer un autre projet pour notre Région.

Bon sang, comme tout se bouscule... Il y a trois mois, une éternité, c'était en grand vainqueur des urnes que M Wauquiez annonçait qu'il allait tout changer en 100 jours. Aujourd'hui, c'est un homme brutal et dangereux qui apparait, les masques tombent et tout le monde commence à dessiller : cette droite dure, à force de désinvolture démocratique et d'annonces intempestives, est en train de détruire la Région, ses territoires et ses emplois. Quelques exemples et signe des temps pour vous donner une idée de l'ambiance - bien résumée dans cet article de M Rivet-Paturel journaliste au Progrès :

  • La majorité De Laurent Wauquiez est divisée, jusqu'à certains membres de l'exécutif qui craquent en pleine commission à la Région ou ne s'y présentent tout simplement pas.
  • Les acteurs des contrats locaux CDDRA sont quant à eux vent debout après avoir reçu par simple courrier et avant tout vote de la Région l'annonce de leur liquidation pure et simple. Ils rappellent dans divers courriers le nombre de projets et d'emplois que cela reviendrait à supprimer dans des territoires déjà fragilisés.
  • Même fronde du côté des Conseils d'administration des lycées qui refusent les uns après les autres les portiques de sécurité.
  • Après Canal + qui l'a joliment épinglé concernant ses propos délirants sur la ligne de train Paris-Clermont et les Auvergnats "citoyens de seconde zone" (voir l'extrait du Petit Journal ici), c'est au tour des cheminots de monter au créneau : ils seront jeudi devant la Région pour protester contre la suppression de contrôleurs à bord des TER et la "RERisation" de nos trains régionaux. ( l'appel des cheminots : Laurent Wauquiez Non à la suppression du controleur dans les TER)

  • Devant la Région également, les associations opposées aux 100 millions d'euros annoncés par M Wauquiez - avant tout vote du budget - à une nouvelle autoroute A45 sur des terres agricoles alors que d'autres solutions existent.
  • Seront également au rendez-vous, forts de leur lettre ouverte, les défenseurs de la forêt des Chambaran qui refusent de donner 4,7 millions d'argent public à Pierre et Vacances pour un projet à ce jour illégal, encore sous le coup de recours juridiques, destructeur d'emplois locaux et des écosystèmes, de forêts, de zone humide et de nos rivières.
  • Côté volet agricole, même chaos et même colère avec la réduction jusqu'à 50%, sans semonce, des aides aux associations et réseaux d'accompagnement bio et paysans : maintenant en Auvergne Rhône-Alpes, ce sera la Chambre d'agriculture et la FNSEA, ou rien.
  • Enfin, le Plan Montagne est dévoyé en Plan Neige, avec des millions qui seront dépensés en pure perte dans des canons à neige à des altitudes où l'enneigement se fait de plus en plus rare, au bénéfice des 8% de skieurs de la population française avec pour résultat des communes surendettées et de l'argent qui n'ira pas au tourisme social ni à celles et ceux qui vivent en montagne toute l'année...

Partout dans la Région, ce sont la colère et le désarroi qui s'expriment. Et à côté de ça, M Wauquiez continue de fournir en argent public ses amis de l'UNI (voir ici notre communiqué en format pdf), d'entreprises privées auvergnates qui réalisent pourtant des bénéfices, ou encore en doublant carrément les subventions du festival de son ami Thierry Kovacs de LR pour Jazz à Vienne, et en flattant les lobbies agricoles et du BTP. A ce sujet, on aura également en session jeudi à voter sur le contrat de plan Etat-Région de la Maurienne, déjà retoqué, qui relance l'investissement de la Région dans le projet fou de Lyon-Turin, à rebours du désengagement à saluer de la Mairie de Grenoble, de l'opposition des élus du Val de Suse côté italien (voir ici mon intervention filmée) et même de certains députés de Les Républicains désormais comme le montre ce très bon article du Dauphiné Libéré :

Des millions là encore d'argent public alors qu'on pourrait faire autrement, et dès maintenant. On marche sur la tête.

Monsieur Wauquiez, prenez garde : vous avez peut-être encore la majorité dans l'assemblée régionale, mais vous l'avez perdue sur le terrain.

Les auvergnats et les rhonalpins sont en train de découvrir votre vrai visage : les "citoyens de seconde zone", Monsieur Wauquiez, c'est vous qui les préparez à coup d'annonces médiatiques ne servant que votre destin national en voulant faire de notre Région un laboratoire régional de la "rationalisation" et d'économies à courte vue. Et cela est en train de se retourner contre vous.

Vos arguments démagogiques de réduction du train de vie des élus n'y suffira pas. Il aurait fallu pour cela que vous quittiez les "plafonds dorés" de votre poste de député.

Soyez assurés, Monsieur le Président, de la présence infatigable des élus du Rassemblement pour vous empêcher de détruire notre belle Région. Vous voulez nous mettre à genoux, nous serons des élus debout.

Voir ici le communiqué de presse des élu-e-s du Rassemblement

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Danièle Soubeyrand-Géry
12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 08:52

lundi 11 avril 2016 14:45 par Lucie Rondou

Liberté, égalité, course à pied. Free to Run raconte l’histoire des femmes qui se sont battues pour avoir le droit de courir. Et d’autres combats aussi importants. Rencontre avec Pierre Morath, le réalisateur de ce documentaire chargé en émotions.

Installé dans le fauteuil cosy d’un hôtel parisien, décontracté, Pierre Morath explique calmement comment le football aux Etats-Unis, le « soccer », a été porté par les femmes après avoir été boudé par les hommes. Sans transition, il dénonce l’hypocrysie des campagnes des grands industriels du sucre. Pierre Morath a son mot sur tout et ne se refuse rien.

Dans son dernier film il a choisi de tout traiter : Free to Run, le 13 avril sur les écrans français, retrace plusieurs histoires de la course à pied. Celle du marathon de New York qui, d’une promenade du dimanche portée par quelques intitiés, est devenu la course longue durée la plus populaire, sous l’impulsion de Fred Lebow. Celle de Steeve Préfontaine, recordman toutes catégories aux Etats-Unis qui, tout au long de sa courte vie, s’est engagé pour l’obtention d’une rémunération décente pour les athlètes. Et enfin, celle des femmes qui se sont battues pour courir, à l’image de Kathrine Switzer.

Un travail de titan : 7 ans de travail, des coups durs, 500 000 euros à débourser uniquement pour des archives. « La scène de Joan Benoit qui passe la ligne d’arrivée ? Elle se négocie autour de 25 000 dollars la minute », raconte le réalisateur. Pour compiler ces archives : plus de 6 000 heures de visionnage. « Je crois en la compétition, je sais que c’est elle qui m’a permis d’aller au bout de ce film ». Au détour d’une anecdote de plus, le réalisateur confie « être un peu revenu de tout ». De la part de ce compétiteur de haut niveau, historien, cinéaste autodidacte et documentariste, cette déclaration n’a rien d’étonnant. Un peu plus lorsqu’on sait qu’il n’a pas encore passé la barre des 50 ans.

Le droit de courir pour les femmes : « l’équivalent physique du vote »

Dans Free to Run, maintes fois qualifié de « dense » par des confrères, les scènes émouvantes se succèdent, rythmées par une bande originale « épique ». Pour Pierre Morath, son documentaire ne porte pas sur le sport : « On parle de sport, mais seulement parce que c’est un miroir très intéressant qui reflète les bouleversements historiques, sociologiques et démographiques de nos sociétés. Le film est plus une saga sportive. »

Jusqu’aux années 1980, les femmes sont interdites dans les compétitions sur des distances de plus de 1 500 m. « Trop de masse graisseuse », « Trop émotives », « Ce n’est pas gracieux, une femme sur un stade », « Leur utérus pourrait se décrocher », etc. Le combat des femmes pour avoir le droit de courir a touché le réalisateur qui croit au pouvoir révolutionnaire de la course.

FreeToRun – Extrait 02 from jour2fete on Vimeo.

Boston 1967. La pratique de la course à pied est interdite aux femmes. Kathrine Switzer, entraînée par son coach, décide de s’inscrire au marathon de Boston sans préciser son sexe. Au troisième kilomètre, le camion de presse la dépasse. A l’intérieur Jock Simple, l’organisateur, manque de s’étouffer : « Arrêtez le camion ». Kathrine Switzer entend les semelles de chaussures de ville se rapprocher d’elle et sent une main l’aggriper. « Tire-toi de ma course et rends-moi ce dossard » lui lance, fou de rage, Jock Simple. Elle se dégage de son emprise et finit la course, devenant ainsi la première femme à boucler un marathon.

« Les journalistes m’ont suivie toute la course et me posaient des questions agressives : ‘Que cherchez vous à prouver ? Etes vous une suffragette ?’ Non, je veux juste courir ! » Quelques jours plus tard, un courrier de la fédération américaine d’athlétisme lui annonce sa disqualification et sa radiation, à vie, de la fédération. Devant la caméra, la marathonienne témoigne avec émotion : « Ce jour là quand j’ai franchi la ligne d’arrivée, j’ai su que ce serait le combat de ma vie ».

Courir, « c’était notre Woodstock »

La fin des années 60 et le début des années 70 marquent dans nos sociétés une fracture dans l’expression et la perception des corps. Un intervenant dans le documentaire explique : « Certains écoutaient de la musique, nous, nous courions, c’était notre Woodstock ». En effet les années « hippies » signent aussi la sortie du stade vers la nature pour les coureurs. Une révolution. Le film retrace comment la course de fond s’est peu à peu popularisée en tant qu’outil d’émancipation, collective puis individuelle.

Mais le film met en garde. Marathon de New York, 2012, l’ouragan Sandy a dévasté les quartiers populaires et le maire de New York décide de maintenir le marathon en dépit des protestations et des moyens qui pourraient être mobilisés pour venir en aide aux populations concernées. « Il y a vraiment eu une prise de conscience ce jour-là, on était allé trop loin » affirme le réalisateur. Le marathon a finalement été annulé la veille au soir mais « les gens couraient dans les rues, aveugles de la fracture qui venait de se créer ». Les organisateurs avaient perdu de vue l’esprit de la course comme objet d’émancipation.

Free To Run se veut donc aussi un avertissement : « Ce n’est pas parce que tous les droits des luttes ont été acquis que l’on doit s’arrêter de penser ». Est-ce à comprendre qu’il faut privilégier une course « nature », dans l’esprit de Spiridon – magazine sportif mythique sur le plaisir de courir – et « lever les yeux de sa montre pour regarder les étoiles » comme le conseille Noël Tamini, son créateur ? Faut-il au contraire l’entendre comme un outil de lutte collective à l’image du combat de Kathrine Switzer ? Non, le réalisateur se garde d’injonctions. « En 1h30, je pense montrer que la course recouvre de nombreux combats. Il faut que chacun s’interroge sur les valeurs qu’il met dans ce geste ».

Free to Run de Pierre Morath
Sortie en salles le 13 avril
Distribué par Jour2Fête

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 08:44

Vaste programme de féminisation des noms de rues à Nantes. 38 personnalités ont été sélectionnées par les habitant.e.s, la Ville s’engage à « nommer de futures voies et équipements publics sur la base de cet appel à idées ».

« Noms de rues, place aux femmes ». Florence Arthaud, Joséphine Baker, Frida Khalo, Danielle Mitterrand… 38 femmes ont été sélectionnées pour donner leur nom à des rues nantaises dans le cadre d’un vaste programme de féminisation. Un projet dévoilé l’année dernière, lors de la présentation d’un plan d’actions du Conseil pour l’égalité femmes-hommes. « C’est l’occasion de mettre en lumière des femmes disparues qui dans l’histoire locale et nationale, récente et plus ancienne, ont marqué leur époque alors que l’histoire les a éludées », explique la Ville.

Lire aussi : Quand les noms de rues se féminisent

Aujourd’hui 1 000 rues de Nantes (sur 3 000) portent le nom d’une personnalité mais seulement 100 sont des personnalités féminines. Forte de ce constat, la Ville a donc organisé, du 19 janvier au 20 février, un appel à contributions. Plus de 1 000 Nantais.e.s se sont prêté.e.s au jeu. En tout 351 nouveaux noms de femmes, qui « méritent de marquer l’espace public nantais, à l’image des hommes », ont été proposés. Dans le détail, il s’agit d’abord d’artistes (147) et de militantes (82), on trouve également 44 scientifiques, une quarantaine de résistantes, les sportives étant les moins bien représentées.

À l’issue de cette première étape, une centaine de personnes se sont réunies début mars pour établir un choix final de 38 femmes. Selon des critères précis : personnes décédées, action locale sur Nantes et ses alentours, « femmes peu connues… qui gagnent à être connues », ou encore « diversité des vécus, des origines » pour « veiller à ne pas recréer des inégalités ».

« Cette liste va vivre, on va piocher dedans et la renouveler »

On retrouve par exemple Jacqueline Auriol, première femme à voler sur Concorde, et devenue, en 1952, l’aviatrice la plus rapide du monde ; Florence Arthaud, la célèbre navigatrice décédée il y a un an dans un accident d’hélicoptère ; Micheline Brunoni, figure locale nantaise, elle « s’occupait des femmes de Rufisque (Sénégal) à travers l’association Gouye Mourid Malakoff dont elle était la présidente ; ou encore Renée Baudic, militante communiste et résistante.

La liste des 38 femmes a été publiée début avril, chaque nom étant accompagné d’une mini-biographie. Sur Facebook, les internautes sont invités à « cliquer sur j’aime » pour désigner leur favorite. La Ville, elle, s’est engagée « à nommer de futures voies et équipements publics. De premières dénominations pourraient intervenir dès le mois de juin prochain, dans le cadre du Conseil Municipal ».

« Cette liste va vivre », assure la Ville interrogée par Les Nouvelles NEWS, « pour chaque nouveau projet, on va piocher dedans et la renouveler ». Pour l’instant, aucun objectif chiffré n’a été décidé, « on attend le prochain Conseil Municipal pour en discuter », affirme la mairie. Un doute plane également : la féminisation concernera les nouvelles rues ou bien également une renomination des anciennes ? Là aussi, c’est au Conseil Municipal que les choix se feront même si une « débaptisation » paraît peu probable. Les salles festives qui ne comportent pas de noms propres mais des renseignements géographiques, comme « Nantes Nord », pourraient par contre être renommées.

Les Nouvelles News

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
10 avril 2016 7 10 /04 /avril /2016 09:36

Après l’annonce de la subvention de 50 000 euros que va proposer Laurent Wauquiez en faveur de l’UNI, Jean-François Debat, conseiller régional PS a dénoncé "le copinage et le clientélisme" du président du conseil régional.

Après la révélation de la demande de subvention de 50 000 euros en faveur du syndicat étudiant marqué à droite l'UNI que Laurent Wauquiez va soumettre au vote durant le conseil régional les 13 et 14 avril prochain, Jean-François Debat, chef de file de l'opposition PS a vivement réagi : "50 000 euros pour l'UNI c'est du copinage. Nous sommes entrés dans l'ère du copinage et du clientélisme. On est dans l'arbitraire. Il ment comme il respire. Il va falloir le comprendre."

"Contrairement à ce que Laurent Wauquiez raconte, on n'a jamais subventionné un syndicat étudiant quand on était à la tête de la Région. Nous, toutes nos décisions comprenaient des critères d'interventions. Aujourd'hui, c'est le fait du prince. Ce fut déjà le cas quand il a accordé 300 000 euros pour la mise en lumière de la ville du Puy-en-Velay dont il était le maire", s'est défendu Jean-François Debat.

Selon l'élu PS, cette subvention a été proposée pour servir l’ambition de Laurent Wauquiez en vue des prochaines primaires à droite pour l'élection présidentielle : "Il est en train de soigner sa clientèle pour les primaires à droite. C'est à portée plus nationale que régionale, mais les contribuables d'Auvergne-Rhône-Alpes n'ont pas à payer pour ça. On votera contre, mais la majorité votera pour, y compris les centristes qui nous disent à mot couvert que c'est scandaleux."

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Danièle Soubeyrand-Géry
8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 10:34

L’Etat du Sud américain a voté une loi permettant aux entreprises de discriminer les couples homosexuels, sous couvert de liberté religieuse.

Les commerces de l’Etat du Mississippi pourront désormais refuser de servir des couples homosexuels. Mardi 5 avril, le gouverneur de l’Etat américain, Phil Bryant, a promulgué cette loi déjà très décriée dans un but de protection des “libertés religieuses et des convictions sincères” de chacun, rapporte The Washington Post. Elle entrera en vigueur le 1er juillet 2016.

Cette nouvelle loi établit également que “le genre d’une personne est déterminé par l’anatomie et la génétique d’une personne à sa naissance”, et va plus loin en donnant la possibilité aux commerces de “déterminer qui peut aller dans les toilettes, les cabines d’essayage et les vestiaires”.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
7 avril 2016 4 07 /04 /avril /2016 14:46

Édito du jeudi 7 avril 2016

Quand les libertés sont guidées par le bruit médiatique... ou le silence

Encore une semaine haute en polémiques, où le mot « liberté » a été brandi pour défendre tout et son contraire. A propos de la loi contre le système prostitutionnel adoptée le 6 avril d'abord. Il aura fallu plus de deux ans de débat parlementaire et cinq ans de débat public pour faire entendre les arguments des initiateurs de la loi. Le bruit médiatique dominant était celui des défenseurs de la « liberté de se prostituer » pour respecter la liberté des clients. Pas facile dans ce brouhaha d'en finir notamment avec la loi de 2003 qui désignait les personnes prostituées comme délinquantes alors qu'elles sont le plus souvent victimes de trafics d'êtres humains et de violences dont les clients sont, parfois sans le savoir, les complices. L'un des initiateurs de la loi revient sur le long chemin qu'il aura fallu parcourir pour faire reculer ces clichés.

C'est aussi la liberté que brandissent les défenseurs de la « mode pudique », faisant fi des pressions et menaces qui s'exercent sur nombre de femmes dans le monde pour soustraire une partie de leur corps à la vue des hommes. La sénatrice EELV Esther Benbassa et bien d'autres comparent le port du voile à « l'aliénation » qui conduit les femmes à se mettre en mini-jupe. Mais aucune femme n'a jamais été lapidée pour avoir refusé de porter une mini-jupe, répondent en chœur celles qui ont bien du mal à faire comprendre qu'elles ne s'attaquent pas aux femmes voilées mais à la signification politique de l'enferment du corps des femmes. Ce qui n'empêche pas de récuser les diktats de la mode.

Autre sujet, moins bruyant dans les médias, la finale de l'Eurocoupe de basket, 100 % française. Féminine. Donc diffusée sur aucune chaîne nationale. Encore une occasion ratée d'encourager la moitié féminine de l'humanité à pratiquer des sports de compétition. Ces sports collectifs qui permettent d'acquérir des qualités de combativité, de sens de la gagne pourtant indispensables quand on veut accéder à des postes de pouvoir. Mais ce silence médiatique laisse entendre aux filles que le sport collectif n'est pas pour elles. Tandis que les garçons sont sans cesse stimulés. Le tam tam médiatique guide la liberté de choix.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 17:48

Aujourd’hui, de trop nombreuses personnes ont encore des difficultés pour accéder à un logement dans le parc privé, du fait du nombre de garanties demandées par les bailleurs. Le Gouvernement a donc lancé VISALE un nouveau service en ligne de cautionnement des loyers du parc privé, totalement gratuit qui garantira aux bailleurs le paiement des loyers impayés durant les 3 premières années du bail.

L’objectif de ce nouveau dispositif est donc de faciliter la mobilité professionnelle, ainsi que l’accès des jeunes et des ménages modestes au parc locatif privé.

VISALE permet au salarié-locataire de sécuriser un futur bailleur, pour autant le locataire reste entièrement responsable de ses obligations envers son bailleur, et de ce fait il reste redevable du paiement régulier de son loyer :

Couverture des impayés de loyers

  • Quelle que soit la cause des difficultés de paiement par le locataire, Visale prend en charge tous les loyers impayés (charges comprises) au cours des 3 premières années du bail, dans la limite du départ du locataire.
  • VISALE ne couvre pas les dégradations locatives.

Recouvrement des créances par Action Logement

  • Dès lors qu’un bailleur est indemnisé par Visale au titre de loyers impayés, Action Logement agit directement auprès des locataires en recouvrement de sa créance de loyers impayés et le cas échéant en résolution du bail.
  • Les locataires ont la possibilité de rembourser de manière échelonnée leur dette envers Action Logement, dès lors qu’ils reprennent le paiement régulier de leur loyer
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Danièle Soubeyrand-Géry - dans inf
6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 13:30

Lettre ouverte aux Maires de la Région Auvergne Rhône-Alpes

Farida Boudaoud 05 avril 2016 in Culture, Politique, Presse, Région tags: auvergne, Clientélisme, culture, Region, Rhône-Alpes, Wauquiez

Mesdames, Messieurs,

Alors que s’achèvent les “100 jours” de Laurent Wauquiez, 100 jours durant lesquels celui-ci devait révolutionner notre Région, je souhaite porter à votre connaissance les seules décisions que celui-ci ait prises à ce stade concernant la culture et le patrimoine.

Tout d’abord, sans tenir compte une seconde de la richesse de notre tissu culturel, de l’impact des projets artistiques sur nos territoires, des 70 000 emplois que ce secteur génère en Auvergne et en Rhône-Alpes, le nouveau Président de Région a décidé de réduire de 10 à 15% le budget dédié à la culture. Cette baisse, qui correspond à environ 5 millions d’euros d’économies, est une première depuis onze ans. On peut s’y résigner, considérer que la culture doit prendre sa part de l’effort collectif, mais je note que Valérie Pécresse, Xavier Bertrand et Christian Estrosi n’ont pas fait ce choix dans leurs régions respectives, conscients qu’ils sont de la nécessité de maintenir une ambition culturelle. La baisse va toucher directement vos projets, qu’ils soient portés par les associations de votre commune ou par vous-mêmes.

Dans le même temps, trois décisions concrètes ont été prises ces dernières semaines, dont je vous laisse apprécier la pertinence. La première, au lendemain de son élection, Laurent Wauquiez a engagé la Région Auvergne Rhône-Alpes dans la réfection de la statue de Saint-Joseph à Espaly, aux portes du Puy-en-Velay. Le coût du chantier est estimé à 800 000€ et la Région sera “en première ligne”, a assuré Laurent Wauquiez au Maire d’Espaly et au diocèse.

La seconde décision, intervenue ce week-end : Laurent Wauquiez a annoncé — comme à son habitude sans délibération ni aval de sa majorité — qu’il allait prendre 300 000€ dans les poches de la Région pour financer l’illumination des monuments historiques du Puy-en-Velay, ville dont il est Maire, rappelons-le.

Enfin, troisième décision, hier : le Président de Région a choisi de doubler l’aide au festival « Jazz à Vienne », par amitié pour le maire LR de cette ville. Cette subvention était déjà l’une des plus importantes versées à un festival de la région. En dépit de la qualité de la manifestation, une augmentation aussi spectaculaire n’a bien entendu aucun sens, d’autant plus dans un contexte de restriction budgétaire qui va mettre à contribution l’ensemble des acteurs culturels institutionnels et associatifs. Il s’agit, là encore, d’une décision clientéliste totalement assumée.

La nouvelle majorité, sachez-le, a par ailleurs entériné la suppression des comités de sélection, qui permettaient jusque-là aux professionnels d’émettre un avis sur les projets culturels à financer. Cette décision, qui s’inscrit dans la même logique que les précédentes, est un recul démocratique dans la mesure où les choix artistiques ne seront désormais rien d’autre que des choix politiques. Les experts, gages d’indépendance et d’objectivité, n’auront plus leur mot à dire. Ni même le délibératif, considéré comme quantité négligeable par le nouveau Président de Région.

La Région Auvergne Rhône-Alpes, qui avait réussi ces dix dernières années à développer des politiques culturelles objectives, efficaces, fondées sur des critères clairs, se trouve transformée en simple guichet, permettant à Laurent Wauquiez de distribuer des chèques à qui il l’entend, à commencer par ses amis politiques et par sa ville, qu’il arrose judicieusement en premier.

Par conséquent, si vous avez la chance de posséder sur votre territoire un monument à éclairer ou une statue à rénover, je vous encourage sans plus tarder à demander le soutien financier du Président de Région, qui se fera un plaisir de traiter votre demande avec la même attention que les projets du Puy-en-Velay. Au nom du principe d’équité territoriale bien entendu.

Je vous prie de croire, Mesdames, Messieurs, à l’expression de ma parfaite considération.

Farida BOUDAOUD

Conseillère régionale d’opposition, ex-Vice-présidente déléguée à la culture

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
6 avril 2016 3 06 /04 /avril /2016 13:17

La loi polonaise, déjà très restrictive en matière d’avortement, pourrait le devenir davantage. La Première ministre soutient les autorités religieuses qui poussent en ce sens. « La Pologne est devenue un Etat théocratique », s’insurge la féministe Magdanela Sroda.

Il fallait s’y attendre. La Pologne, qui pénalise déjà largement l’avortement, pourrait encore restreindre son accès. Actuellement dans le pays, l’IVG est autorisée pour trois raisons : en cas de malformation du foetus, de menace sur la santé de la mère ou de viol/inceste.

Plusieurs tentatives des autorités religieuses – très influentes en Pologne – avaient déjà eu lieu, notamment en juin 2014, mais l’ancien Premier ministre Donald Tusk s’était élevé contre ce mouvement.

Aujourd’hui, le paysage politique n’est plus le même. En octobre 2015, le parti Droit et Justice (PiS), composé de conservateurs eurosceptiques, remportait les élections législatives. À sa tête : Beata Szydlo, désormais Première ministre.

Revigorées par l’arrivée au pouvoir des conservateurs, les autorités religieuses ont publié jeudi 31 mars un appel à une « interdiction totale de l’avortement ». Il fait suite au dépôt au Parlement, une semaine plus tôt, d’une proposition de loi interdisant l’IVG – sauf s’il met en danger la vie de la mère. Pour qu’il soit examiné par le Parlement, à majorité conservateur, le texte doit récolter au moins 100 000 signatures citoyennes.

Beata Szydlo, Première ministre : « Oui, je soutiens cette initiative »

Et l’Eglise compte bien inciter ses fidèles à la mobilisation. Le 3 avril prochain, tous les évêques polonais liront dans leur évêché un communiqué anti-avortement.

« La vie de chaque personne est protégée par le cinquième commandement : « Tu ne tueras point ! », commence la déclaration. « Par conséquent, la position des catholiques (NDRL : sur l’avortement) est claire et immuable (…) Nous lançons un appel à toutes les personnes de bonne volonté, aux croyants et non-croyants, à prendre les mesures visant à la protection juridique complète de la vie ».

S’en suivra une récolte de signatures, sur les marches des églises, afin d’obtenir un maximum de voix pour la proposition de loi. Interrogée sur le sujet à la radio polonaise, la Première ministre, Beata Szydlo a été claire : « Oui, je soutiens cette initiative ». Ajoutant tout de même que chaque député voterait « en accord avec sa propre conscience » et que, « pour le moment, on ne peut pas parler de proposition de loi puisqu’elle n’existe pas encore ».

Beata Szydlo, comme les autorités religieuses, en appellent à un « compromis ». Sauf que la loi de 1993 est déjà considérée comme un compromis, écrivent plusieurs journaux polonais, comme Fakt.

« La Pologne est devenue un Etat théocratique »

Dans cette – encore virtuelle, donc – proposition de loi, que Les Nouvelles NEWS ont pu lire, les organisations pro-vie ainsi que les autorités religieuses demandent à remplacer une partie du préambule de la Constitution polonaise pour y inscrire : « Tout être humain a le droit inhérent à la vie à partir du moment de la conception, de la rencontre entre les cellules reproductrices mâles et femelles. La vie et la santé de l’enfant, à partir de la conception, restent sous la protection de la loi ».

Alors qu’actuellement la loi autorise l’IVG en cas de malformation du foetus, la nouvelle loi – si elle est acceptée – l’interdirait et obligerait l’Etat à prendre en charge, via un soutien matériel et financier, les soins pour les familles d’enfants handicapés mais également pour les mères dont l’enfant est issu d’un viol.

Face à ces nouvelles mesures, les réactions de féministes reconnues n’ont pas tardé. « Une interdiction totale de l’avortement est une expression de mépris. C’est cruel, absurde, et cela ne sert qu’à la domination des femmes », dénonçait Eliza Michalik, journaliste féministe polonaise.

Magdanela Sroda, figure polonaise, philosophe féministe, écrivait un peu plus tard sur sa page Facebook : « La Pologne est devenue un Etat théocratique, une République catholique (…) Les politiciens sont ‘églisianisés’, les prêtres sont ‘politisés’, le Président parle la langue des évêques, les évêques parlent comme les chefs du parti (NDRL : le parti Droit et Justice PiS). Dans ce pays, la langue et l’ordre fondamentaliste commencent à dominer. L’avortement, la contraception, l’homosexualité, l’athéisme seront bientôt criminalisés… »

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 14:23



Le 31 mars 2016
Merci Madame la Ministre pour votre colère à propos de la mode islamique!

Les associations signataires se réjouissent que vous ayez réagi avec force et indignation face à la banalisation du port du voile islamique, qui veut se faire beau et élégant à travers des défilés de mode visant un immense et juteux marché mond
ial.

L’image qui vous est venue à l’esprit est celle de l’esclavage, car c’est bien ce que symbolise le voile, par l’invisibilité, paradoxalement voyante !, du corps des femmes dans l’espace public. Une sorte de rappel humiliant de la claustration des femmes, une façon d’afficher la ségrégation entre les sexes.

Ni l’élégance, ni la couleur, ni la taille, ni la richesse des tissus, ni leur texture, ne sauraient changer le sens de ce symbole..

Les sociétés humaines sont construites sur des symboles : le drapeau, l’hymne, le patronyme, la grammaire, …Le système patriarcal se reproduit à travers certains d’entre eux. Nous devons savoir les reconnaitre. Ce combat-là n’est pas secondaire. Hélas, les opprimé.e.s, sont souvent les complices de cette perpétuation.
Vous avez eu raison, en tant que Ministre des droits des femmes, de vous indigner.

On vous reproche d’avoir utilisé le mot « nègre » en parlant de l’esclavage, vous vous en êtes expliquée. Quant à nous, nous n’avons pas douté un instant que vous rappeliez par ce mot le mépris dont les esclaves faisaient l’objet avant que les consciences ne se réveillent.

C’est un mauvais procès que l’on vous fait là, notamment par ceux qui vous interpellent en qualifiant de « faux débat », la question de la « mode islamique ».

Ligue du Droit International des Femmes, Coordination Française pour le Lobby Européen des Femmes, EGALE Egalité Laïcité Europe, Femmes sans voile d’Aubervilliers, Femmes Solidaires, Féminisme et géopolitique, Les Libres Mariannes, Regards de femmes, Réseau Féministe « Ruptures »

Contact : Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes 06 10 39 94 87

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Danièle Soubeyrand-Géry