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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 19:04

Contact Presse : Carlos CARRACEDO – 06 07 30 19 28
carlos.carracedo@auvergnerhonealpes.eu
Groupe Socialiste, Démocrate, Ecologiste et apparentés
Lyon, le 25 mars 2016
Communiqué de presse
Laurent WAUQUIEZ gère la Région en amateur, dans le cahot et l'improvisation.
Pagaille et impréparation totale au Conseil régional. Nouvel épisode dans la série
d’improvisations fantaisistes de Laurent WAUQUIEZ : après les commissions annulées faute de
projets, après les votes annoncés puis repoussés à la session suivante, après les commissions
sans rapports à présenter aux élus, sans aucune explication, Laurent WAUQUIEZ et sa majorité
ont reporté, au dernier moment, les commissions organiques d’une semaine prévues dans
moins de 8 jours. Ces dernières se tiendront finalement les 7 et 8 avril prochains. Les
conseillers régionaux qui ne pourront pas s’adapter à ces revirements incessants n’ont qu’à se
taire et bien se tenir…
Doit-on comprendre que Laurent WAUQUIEZ et ses équipes ne sont pas capables de respecter
le rythme erratique qu’ils génèrent ? Laurent WAUQUIEZ aurait-il du mal à construire son
premier budget et les « grandes » mesures qu’il promet à grands coups de provocations ?
A quel moment ce grand désordre va-t-il prendre fin ?
Pour le Président de la Région, trois mois bientôt après son élection, il est plus que nécessaire
de sortir de l’amateurisme et de revenir à une organisation respectueuse de chacun qui
permettrait de fonctionner dans la sérénité.

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Danièle Soubeyrand-Géry
24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 07:51

L'association Apsytude propose une conférence sur "le numérique : l’avenir de la santé pour les étudiants ? » afin d'échanger sur la thématique, avec des professionnels, étudiants et grand public,

7,4 % des étudiants consultent un site internet spécialisé au lieu faire appel à un professionnel de santé
Les ados envoient en moyenne 83 sms/jour
Les 18/25 ans passent en moyenne 17,5 h/jour connectés à un réseau so
cial

Les outils numériques ont modifié notre façon d’être, d’entrer en relation, de communiquer, de s’informer.
Hyper connectés, n’importe où, n’importe quand, ces moyens d’information et de communication occupent une place de premier choix. Quels risques liés à ces nouveaux comportements ? (addiction, isolement, etc.) et donc quelle nécessité d’agir en prévention ? D'un autre côté les objets numériques ne peuvent-ils pas servir d'outils d'observation de notre santé avec par exemple les montres connectées ?
Tout le programme de la matinée
Avec le soutien de Macif prévention et le CROUS

Gratuit sur inscription
Mardi 29 mars 2016 de 9h à 12h30
Mairie du 3e - 18 Rue François Garcin - 69003 Lyon
1er étage - Salle des Mariages
Plus d'infos/contact :
Lauriane Gonzalez, psychologue en charge de l'organisation : lgonzalez.apsytude@gmail.com - 06 27 86 91 83.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 14:42


Lyon, le 17 mars 2016
Communiqué de presse
Orientations budgétaires :
Un document indigent, un débat tronqué
Après trois mois de présidence Laurent WAUQUIEZ caricature grossièrement le bilan de la
précédente majorité de gauche pour masquer son absence de vision et de projet pour la
Région Auvergne-Rhône-Alpes.
Il présente une gestion catastrophique alors qu’en réalité cette gestion a obtenu la note
maximale de AA- et que Standars & Poors stipulait que « la gouvernance et la gestion de la
Région sont considérées comme forte, à l’instar de ses performances budgétaires, de sa
situation de liquidité et de son économie »
On annonce une augmentation de l’investissement alors qu’en réalité il sera au mieux
identique à celui de 2015 à 860 millions d’euros !
On annonce un plan d’économie de 75 millions d’€ alors qu’on ne nous donne à voir que des
économies qui ne représentent que 2 millions d’€.
On ne présente en réalité aucune orientation politique, aucun projet que le budget primitif
devrait mettre en oeuvre.
En réalité, ce débat d’orientation budgétaire n’en a pas été un, au-delà même de cette
caricature de DOB. Le débat aurait en effet nécessité l’écoute et l’échange. Or, le nouveau
Président de la Région a préféré couper le micro à Jean-François DEBAT pour reprendre la
parole et engager un monologue de plus de 30 mn. Une preuve que Monsieur Wauquiez ne
supporte ni la contradiction, ni la vérité.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans inf
16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 08:18

mercredi 9 mars 2016 15:44 par Lucie Rondou

Le Secrétaire général de l’ONU invite les Etats à investir plus de femmes dans les rangs de l’ONU afin de lutter contre les violences faites aux femmes.

Il faut davantage de femmes dans les effectifs des Nations Unies sur le terrain. A l’occasion de la cinquième Assemblée générale de la conférence internationale de Kigali sur le rôle des forces de l’ordre dans la lutte contre les violences faites aux femmes, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, est revenu sur les engagements pris depuis le début de son mandat, en 2007 (Voir : Casques bleus et bérets bleus, la féminisation piétine).

Adoptée en 2000, la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité prévoyait déjà d’« accroître le rôle et la contribution des femmes dans les opérations des Nations Unies sur le terrain ». « Les femmes peuvent mettre les communautés à l’aise et s’ériger comme rôles-modèles pour les femmes locales » avance le Secrétaire général. Depuis son élection en 2007, il ne cesse de le répéter. De belles paroles laissées lettre morte ?

En 2008, il lançait la campagne UNiTE pour sensibiliser sur les violences faites aux femmes, l’ONU a développé à cette occasion une « boîte à outil » standardisée à destination des enquêteurs sur des affaires de viols ou d’agressions genrées. En 2009, l’ONU demandait aux Etats de fournir un effort global afin de doubler l’effectif des femmes dans les rangs de l’ONU. En 2015, les résultats se faisaient faiblement sentir : les femmes représentent 3,2% des effectifs des « casques bleus » contre 2,5% six ans plus tôt. Du côté des « bérets bleus » – les effectifs policiers de l’ONU – on atteint 10% de femmes, mais l’ONU est encore loin de l’objectif 20% fixé en 2009.

Des femmes pour prévenir les violences basées sur le genre

A l’occasion de cette conférence, le Secrétaire général a rappelé la politique onusienne de « tolérance zéro » sur les violences sexuelles. La présence de femmes sur le terrain pourrait entraîner un changement des mentalités et réduire les violences faites au femmes. « La Police joue un rôle essentiel dans la lutte contre les abus sexuels, affirme le Secrétaire général. A travers la police communautaire, les femmes donnent du pouvoir [empower] aux sociétés, gèrent la criminalité, dissuadent la violence, aident à la reconstruction d’un espace sécurisé et favorisent la confiance de la population, continue-t-il. Elles amènent à la vie la résolution 1325. »

De plus, les « bérets bleus » sont souvent au cœur de la démarche des victimes : ils/elles recueillent les témoignages, mettent les victimes en relation avec les instances judiciaires et identifient les agresseurs. Ils/elles sont « la clé d’une prévention efficace » conclut Ban Ki-moon.

Ces déclarations font suite à la sortie du dernier rapport des Nations Unies concernant les abus sexuels commis par des casques bleus sur des populations locales, notamment en République Centrafricaine. L’ONG Human Rights Watch insiste sur l’importance de poursuivre les agresseurs et de prendre en charge les victimes. Pour la première fois, le Secrétaire général a rendu public la nationalité des casques bleus soupçonnés de viol. « La réputation de l’ONU en ce qui concerne la protection des civils est en jeu », a déclaré Sarah Taylor, responsable de plaidoyers auprès de la division Droits des femmes à Human Rights Watch. En parallèle des promesses de transparence sur les cas d’abus sexuels faites par l’ONU, la sensibilisation des officiers et la féminisation des bérets bleus pourraient permettre une meilleure gestion des violences faites aux femmes.

Europe / Monde

L’ONU souhaite davantage de Bleues sur le terrain

mercredi 9 mars 2016 15:44 par Lucie Rondou Laisser un commentaire

Le Secrétaire général de l’ONU invite les Etats à investir plus de femmes dans les rangs de l’ONU afin de lutter contre les violences faites aux femmes.

Il faut davantage de femmes dans les effectifs des Nations Unies sur le terrain. A l’occasion de la cinquième Assemblée générale de la conférence internationale de Kigali sur le rôle des forces de l’ordre dans la lutte contre les violences faites aux femmes, Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU, est revenu sur les engagements pris depuis le début de son mandat, en 2007 (Voir : Casques bleus et bérets bleus, la féminisation piétine).

Adoptée en 2000, la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité prévoyait déjà d’« accroître le rôle et la contribution des femmes dans les opérations des Nations Unies sur le terrain ». « Les femmes peuvent mettre les communautés à l’aise et s’ériger comme rôles-modèles pour les femmes locales » avance le Secrétaire général. Depuis son élection en 2007, il ne cesse de le répéter. De belles paroles laissées lettre morte ?

En 2008, il lançait la campagne UNiTE pour sensibiliser sur les violences faites aux femmes, l’ONU a développé à cette occasion une « boîte à outil » standardisée à destination des enquêteurs sur des affaires de viols ou d’agressions genrées. En 2009, l’ONU demandait aux Etats de fournir un effort global afin de doubler l’effectif des femmes dans les rangs de l’ONU. En 2015, les résultats se faisaient faiblement sentir : les femmes représentent 3,2% des effectifs des « casques bleus » contre 2,5% six ans plus tôt. Du côté des « bérets bleus » – les effectifs policiers de l’ONU – on atteint 10% de femmes, mais l’ONU est encore loin de l’objectif 20% fixé en 2009.

Des femmes pour prévenir les violences basées sur le genre

A l’occasion de cette conférence, le Secrétaire général a rappelé la politique onusienne de « tolérance zéro » sur les violences sexuelles. La présence de femmes sur le terrain pourrait entraîner un changement des mentalités et réduire les violences faites au femmes. « La Police joue un rôle essentiel dans la lutte contre les abus sexuels, affirme le Secrétaire général. A travers la police communautaire, les femmes donnent du pouvoir [empower] aux sociétés, gèrent la criminalité, dissuadent la violence, aident à la reconstruction d’un espace sécurisé et favorisent la confiance de la population, continue-t-il. Elles amènent à la vie la résolution 1325. »

De plus, les « bérets bleus » sont souvent au cœur de la démarche des victimes : ils/elles recueillent les témoignages, mettent les victimes en relation avec les instances judiciaires et identifient les agresseurs. Ils/elles sont « la clé d’une prévention efficace » conclut Ban Ki-moon.

Ces déclarations font suite à la sortie du dernier rapport des Nations Unies concernant les abus sexuels commis par des casques bleus sur des populations locales, notamment en République Centrafricaine. L’ONG Human Rights Watch insiste sur l’importance de poursuivre les agresseurs et de prendre en charge les victimes. Pour la première fois, le Secrétaire général a rendu public la nationalité des casques bleus soupçonnés de viol. « La réputation de l’ONU en ce qui concerne la protection des civils est en jeu », a déclaré Sarah Taylor, responsable de plaidoyers auprès de la division Droits des femmes à Human Rights Watch. En parallèle des promesses de transparence sur les cas d’abus sexuels faites par l’ONU, la sensibilisation des officiers et la féminisation des bérets bleus pourraient permettre une meilleure gestion des violences faites aux femmes.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 08:13

mardi 8 mars 2016 17:48 par Marina Fabre

Pourquoi la loi travail risque-t-elle de toucher particulièrement les femmes ? A la veille de la manifestation contre le projet de loi porté par Myriam El Khomri, décryptage féministe.

A la veille de la mobilisation nationale du 9 mars, plusieurs associations féministes, ainsi que « des représentantes syndicales et des chercheures », se mobilisent dans une tribune contre « les violences économiques faites aux femmes et contre le projet de loi travail ».

Déjà, mardi 1er mars, l’association Osez le féminisme, interviewée par Les Nouvelles NEWS, prévoyait un décryptage complet « de ce qui nuit particulièrement aux droits des femmes dans cette loi ». Raphaëlle Rémy-Leleu d’OLF dévoilait plusieurs aspects. Il s’agissait d’abord de noter que les femmes, plus précaires que les hommes, seraient les premières victimes de la loi.

C’est un tel décryptage que propose la tribune publiée ce mardi 8 mars sur un site créé pour l’occasion – « Inégale loi travail ». Pour ses signataires, « le projet de loi travail repose sur l’inversion de la hiérarchie des normes et fait systématiquement primer les accords d’entreprise sur les accords de branche ou la loi. Ce principe est fondamentalement nuisible à la lutte pour l’égalité professionnelle, qui n’a avancé qu’imposée par la loi et sous la pression des luttes féministes ».

Non, la France n’est pas 132ème en matière d’égalité salariale.

La tribune affirme dans son premier paragraphe que « la France se classe 132ème en matière d’égalité salariale sur 145 pays ». Mais il s’agit d’une erreur d’interprétation du « rapport mondial sur l’écart entre les genres » du WEF, comme Les Nouvelles NEWS le rappellent régulièrement. L’écart de salaire horaire entre femmes et hommes est légèrement inférieur en France à la moyenne européenne.

À cet égard le collectif note que les femmes sont plus nombreuses dans les TPE et les PME, des organes où l’implantation syndicale est faible. Ainsi, faire primer les accords d’entreprise « entraînera une baisse des droits et garanties collectives dans les secteurs à prédominance féminine ».

Autre point, le temps de travail, « premier facteur discriminant pour les femmes », estimait Raphaëlle Leleu. « Les femmes font le plus de temps partiel et ont malheureusement la plus grosse charge vie professionnelle vie personnelle ». Ici, c’est la flexibilité voulue par le projet de loi travail, et revendiquée par Myriam El Khomri, ministre du Travail, qui est pointée du doigt.

« Au lieu de réduire la durée légale du travail pour faire converger le temps des hommes et des femmes, et permettre à toutes et à tous d’exercer leurs responsabilités familiales, le projet de loi renforce considérablement la flexibilité. Il augmente les durées maximales de travail, notamment pour les cadres, et renforce les possibilités pour l’employeur de modifier de façon unilatérale les horaires et le temps de travail sans déclencher d’heures supplémentaires ».

Une lecture féministe de la loi travail signée par notamment Christine Delphy, Réjane Sénac ou encore Yveline Nicolas, des féministes qui disent « non au projet de loi travail » et concluent : « Toute réforme du code du travail devrait au contraire se donner pour objectif de faire enfin de l’égalité une réalité ».

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 14:44

Au moins 80 travailleurs ensevelis dans des mines artisanales de cobalt en 2015.Silence.
Des milliers d’enfants exploités pour 1 à 2 dollars par jour portant des sacs pouvant peser jusqu’à 40 kg.Silence.
Des poussières toxiques qui répandent un voile de mort dans la région de Kolwesi en République Démocratique du Congo.Silen
ce.

En 2015, Amnesty International a enquêté et interrogé des mineurs dont des enfants... Pour survivre, ils endurent un calvaire.
« Nous avons toutes des problèmes pulmonaires et mal partout » témoigne une femme
.

Interrogées, les multinationales de la téléphonie et de l’informatique réfutent, ignorent, s’offusquent, quand on leur demande dans quelles conditions a été extrait le cobalt qu’elles utilisent pour produire des batteries lithium-ion.

Pourtant ces entreprises devraient s’assurer de la provenance du cobalt !

Au lieu de ça, le cobalt rejoint la liste des minerais pour lesquels une course effrénée, sans règles, sans droits pour ceux qui creusent, fait des ravages parmi les plus vulnérables. Et toujours en silence.

Pour mettre fin à cette situation terrible, ici mais aussi ailleurs, Amnesty International enquête, filme, écrit, interpelle l’opinion publique et les décideurs.

Pour aider tous ceux qui se battent pour les droits humains à travers le monde, aidez-nous à briser le silence. Nous avons besoin de votre don pour pouvoir agir partout où les droits sont bafoués.

Un grand merci pour votre soutien et votre générosité !

PS : Merci de faire votre don dès aujourd’hui

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 15:19

Les éclairages et recommandations apportés par le rapport de Pascale Crozon et la DDF permettront aux député-e-s de déposer des amendements afin de permettre le débat à l'échelle du Parlement et d'améliorer le droit dans les lois opportunes et prochainement examinées par l'Assemblée nationale.
***
Les 13 recommandations du Rapport Crozon
adoptées par la Délégation aux droits des femmes

1. – Encourager l'usage du terme de « féminicide » dans le vocabulaire courant et administratif.

2. – Réaliser une étude de droit comparé sur les meurtres et violences commis à raison du sexe et les dispositions normatives adoptées dans certains pays en matière de féminicide.

3. – Préciser le droit en vigueur pour mieux prendre en compte la notion d'emprise des victimes de violences, notamment des femmes victimes de violences conjugales pérennes :

sans créer un régime de légitime défense différée, qui ouvrirait la porte à un « permis de tuer » en établissant une présomption d'irresponsabilité pénale ;

en interrogeant la définition de la légitime défense pour que soit mieux appréciée l'absence de disproportion entre l'agression et les moyens de défense employés, compte tenu de l'existence de violences antérieures répétées, de menaces d'une particulière gravité et d'un danger de mort.

Pour étayer cette recommandation, la Délégation demande la remise, par la Chancellerie et dans les meilleurs délais, d'une étude approfondie, chiffrée et sexuée sur l'état de la jurisprudence en matière de légitime défense (nombre de cas concernant les femmes et les hommes, interprétation jurisprudentielle des critères légaux, éléments de droit comparé, etc...)

4. – Améliorer l'ordonnance de protection en raccourcissant ses délais de délivrance, et en favorisant son usage en adressant une nouvelle circulaire ministérielle aux juges aux affaires familiales, et procéder à une étude quantitative et qualitative du recours à l'ordonnance de protection sur l'ensemble du territoire et par ressort de TGI.

5. – Exclure le recours à la médiation familiale en cas de violences conjugales.

6. – En matière de formation :
– poursuivre et amplifier l'effort de formation de tous les professionnel.le.s confronté.e.s à la problématique des violences faites aux femmes, s'agissant en particulier de la formation continue.
– publier chaque année dans les feuilles de route ministérielles pour l'égalité des statistiques détaillées sur la proportion de professionnel.le.s en exercice ayant suivi une formation sur les violences (en particulier les magistrat.e.s, policier.e.s et gendarmes) avec des objectifs chiffrés pour l'année à venir.

7. – Mettre en œuvre des politiques de juridictions volontaristes pour renforcer le dialogue entre les différents acteurs judiciaires, avec une clarification des circuits de signalement et de communication des faits de violence conjugales sous l'impulsion du procureur.

8. –Recenser les données sur les peines prononcées à l'encontre des hommes et des femmes auteur.e.s de violences et leur exécution.

9. – Créer les outils pour mieux identifier les phénomènes de correctionnalisation des crimes, s'agissant en particulier des viols, et veiller à ce que les décisions de classement de suite prononcées par les procureurs de la République fassent l'objet d'une motivation détaillée.

10. – Renforcer les moyens des unités médico-judiciaires (UMJ) et faciliter l'accès pour les personnes victimes de violences en urgence.

11. – Améliorer la formation et l'évaluation des expert.e.s et examiner les possibilités de faciliter le recours à une seconde expertise dans le cadre d'une procédure judiciaire.

12. – Poursuivre les efforts engagés en matière de prévention des violences et d'accompagnement des victimes :

– en organisant des campagnes régulières d'information sur les violences au sein des couples, en rappelant les mesures de protection existantes et les dispositifs d'accompagnement ;

en veillant aux moyens des principaux acteurs, en particulier le service central des droits des femmes et de l'égalité, les services déconcentrés et les associations intervenant auprès des femmes victimes de violences.

13. – Évaluer les dispositions en matière de droit au séjour pour les femmes étrangères victimes de violences conjugales.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 15:13

Édito du jeudi 18 février 2016 des nouvelles News

Efficace, le miroir inversé proposé par l’élue du Kentucky Mary Lou Marzian ! Fatiguée de voir que 80 « mecs disent aux femmes ce qu’elles doivent faire » en matière d’avortement notamment, elle a déposé une proposition de loi pour réguler l’accès au Viagra. Il serait réservé aux hommes mariés après qu’ils auront « prêté serment, la main sur la Bible, qu’ils utiliseront uniquement ce médicament contre les troubles de l’érection pour des relations sexuelles avec leur conjointe ».

Et si nous poursuivions l’exercice ? Cette semaine, la nouvelle ministre de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a voulu éteindre la polémique concernant le périmètre de son ministère. Sur le papier, l’association famille/enfance/droits des femmes ressemble à un bon gros stéréotype. Miroir inversé ? Imaginer un ministère des droits des hommes suppose d’imaginer que les femmes occuperaient depuis longtemps la quasi-totalité des postes de pouvoir politique, économique, médiatique… Fiction.

Essayons dans l’univers du numérique. Cette semaine, les femmes démontrent leurs compétences et parviennent même à trouver des investisseurs pour leurs entreprises. Penser un secteur du numérique féminisé demande beaucoup d’imagination.

Et la femme-objet sexuel dont certains hommes s’amusent, on en parle ? Quand, sur un plateau télé, une femme se fait agresser sexuellement, personne ne bouge, tout le monde rit. Le CSA commence à siffler la fin de la partie. Enfin. Quand une prestigieuse université parisienne (Assas) voit un site lancer un concours « Qui est la plus belle ? Cliquez pour choisir », invitant à classer les étudiantes, sans leur consentement, les organisateurs se défaussent en indiquant qu’ils prévoyaient un concours pour les garçons aussi. Que ne l’ont-ils fait en premier ? L’inversion du miroir est pure fiction.

En revanche quand on sort de la fiction pour mettre au point une politique faisant en sorte que la parentalité soit aussi, au quotidien, une affaire d’hommes, curieusement, le miroir ne s’inverse pas, il se déforme. Au Luxembourg, comme dans tous les pays où il est question d’inciter les pères à prendre le congé parental, la première question qui vient sur le tapis est la rémunération de ce congé. Et si le miroir inversé servait le nivellement par le haut ?

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 17:34

A la veille de la 13ème journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, l’UNICEF a revu ses estimations à la hausse. La pratique recule dans le monde, mais pas suffisamment.

S’il est impossible de connaître le nombre exact de femmes et filles ayant subi des mutilations génitales féminines (MGF), l’UNICEF a revu ses estimations largement à la hausse, vendredi 5 février, à la veille de la 13ème journée internationale de la tolérance zéro à l’égard de ces pratiques. Le dernier rapport du Fonds des Nations Unies pour l’enfance montre que « les MGF sont une question de droits humains qui affecte les femmes et les filles dans toutes les régions du monde ».

Dans les 30 pays du monde où la pratique est la plus courante, ce sont 200 millions de femmes et de filles qui auraient subi une forme de mutilation génitale / excision – alors que le nombre avancé précédemment était de 130 millions. Un cinquième d’entre elles, 44 millions, ont moins de 14 ans. Et la moitié des personnes concernées vivent dans trois pays : l’Ethiopie, l’Egypte et l’Indonésie.

Si l’UNICEF a revu ses estimations à la hausse, c’est d’ailleurs en grande partie à cause de ce dernier pays, où de nouvelles données ont été collectées. C’est aussi en raison de l’accroissement de la population dans les pays concernés. Même si, malgré tout, la pratique est en recul. En 30 ans, le taux de MGF chez les filles de 15 à 19 ans a chuté de 41 points de pourcentage au Liberia, 31 points au Burkina Faso, 30 au Kenya ou 27 en Egypte.

Depuis 2008, plus de 15 000 communautés dans 20 pays ont publiquement déclaré l’abandon des MGF, et 5 pays ont adopté des lois criminalisant la pratique. Dernier en date, en novembre 2015, la Gambie, pays qui connaît le plus fort taux de filles de moins de 14 ans excisées (56%). Fin 2012, une résolution contre l’excision et les mutilations génitales féminines avait été adoptée à l’ONU, soutenue par une majorité de pays.

Voir : Première internationale pour dire non à l’excision

« Mais le taux de progrès global ne suffit pas à compenser la hausse de la population », insiste l’UNICEF. Si les taux de déclin observés ces trois dernières décennies se maintiennent, plus de 63 millions de filles seront encore excisées d’ici à 2050, estimait l’UNICEF en 2014.

Voir : « Accélérer les efforts » contre l’excision et les mariages précoces

En France, « le phénomène existe et concerne des milliers de femmes qu’il est urgent de mieux protéger, et mieux accompagner », souligne le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes. « Bien que les enquêtes exhaustives fassent défaut, comme c’est le cas pour la plupart des violences machistes, la dernière en date – de 2004 – estime entre 42 000 et 61 000 le nombre de femmes adultes excisées résidant en France. » Douze ans après cette étude, le Haut Conseil à l’Egalité « souhaite que ces chiffres soient précisés et actualisés ».

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Femmes
9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 17:31

Isabelle Kocher, numéro 2 d’Engie, devait prendre les rênes du groupe au mois de mai et devenir ainsi la première femme PDG d’une entreprise du CAC 40. Mais l’actuel patron, Gérard Mestrallet, restera finalement président non exécutif. Ainsi en a décidé l’Etat actionnaire.

Une femme présidente directrice générale d’une entreprise du CAC 40 ? Et puis quoi encore ? C’était établi depuis octobre 2014, alors qu’elle était nommée numéro 2 d’Engie (ex-GDF Suez) : Isabelle Kocher devait devenir en mai 2016 PDG du géant de l’énergie. Mais elle n’en sera en fait « que » directrice générale. Patronne exécutive, certes, mais sous le regard d’un « mentor » qui s’accroche à la barre avec la bienveillance de l’Etat…

L’actuel PDG d’Engie, Gérard Mestralet, conservera en effet le titre de président non-exécutif, « avec une rémunération symbolique », pour les deux prochaines années. C’est ce que Ségolène Royal a annoncé à l’AFP vendredi 5 février, confirmant une information des Echos.

« Elle sera suspectée de manquer de stature »

Ce jeu de rôles doit être confirmé par le conseil d’administration du groupe, le 24 février, puis entériné lors de l’assemblée générale du 3 mai prochain. Car maintenir Gérard Mestrallet à la présidence nécessite « une évolution des statuts du groupe, pour dissocier les fonctions ». Mais aussi pour « reculer la limite d’âge du président, aujourd’hui fixée à 67 ans. Gérard Mestrallet les atteindra le 1er avril », relèvent Les Echos.

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