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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 02:58
 

 

Neuf  mois de présence en Nouvelle Calédonie et encore des réflexes "hémisphère sud" non acquis.

Les cyclones.

Le jour même de notre arrivée en février, alerte Jaune pour un cyclone qui se trouvait au large des îles loyauté. Premières consignes, acheter un pack d’eau, de la nourriture pour 3jours, vérifier l’état des lampes de poche et la réserve de bougies. Nous n’en avons jamais eu besoin, les cyclones ne sont pas passés sur Nouméa, mais pas très loin.

 

Le nord est le sud

Réception de notre appartement, orientation Nord. Nous sommes dits que nous aurions moins chaud qu’au sud d’autant qu’à notre arrivée le mercure stagnait au-dessus de 30°. Erreur, plein soleil car ici le soleil est au zénith au nord. En fait après expérience, c’est beaucoup mieux à Nouméa d’être au Nord, car une partie de l’hiver est gris, parfois froid (13/14°minimum à Nouméa) et nous avons apprécié sinon le soleil du moins une meilleure lumière. Des collègues orientés Sud, se sont gelés, ont trouvé les journées tristes. Je me suis étonnée à tort des pubs pour radiateurs.

En voyage, il faut aussi se rappeler que le soleil est au Nord à midi pour éviter les erreurs de pilotage, d’autant que la co-pilote c’est moi !

Ici, comme en nouvelle Zélande ou Australie, le Sud c’est le froid. Nous avons roulé dans la neige en Septembre ( fin de l’hiver) entre la côte sud et Camberra, En Nouvelle Zélande, les glaciers sont à basse altitude à quelques pas de la mer et partout le vent du sud peut être glacial.

Il faut aller vers le nord pour se réchauffer. Ce que nous avons fait en Juillet( hiver) pour retrouver la douceur au Vanuatu plus près de l’équateur.

 

Journaux Radio et TV 

Ici, l’Europe n’existe quasiment pas, encore moins la France sauf au moment des présidentielles, puisque l’ensemble du corps électoral participe à cette élection. A la radio, nouvelles locales, informations sur l’Australie, un peu la Nouvelle Zélande, les îles du pacifique avec lesquelles il y a des échanges et accords. Une seule TV locale, deux radios, un quotidien, deux mensuels à la publication incertaine, un journal du FLNKS en fonction des évènements ( 1 par trimestre environ.) Et aussi les émissions de TV de France avec un jour de retard et les journaux français très chers qui arrivent en fonction des vols venus de Paris, donc pas tous les jours.

Nous avons vécu les résultats des élections présidentielles en nous levant à 5H du matin tout comme pour  les JO !

 

Présence australienne et néozélandaise

 Trois pays étaient présents sur le campus de l’université pour proposer des formations attractives et gratuites aux bacheliers, Australie, Nouvelle Zélande et Canada.  A Nouméa deux consulats, Australie, Nouvelle Zélande avec des échanges culturels. Un excellent buffet à la Maison du livre offert par la consule de NZélande à l’occasion d’une rencontre avec des auteurs francophones ayant bénéficié d’une résidence à Wellington dont Charles Juillet..

 

Décalages

Le décalage des saisons avec la France est un peu difficile à intégrer. Cela nécessite un petit effort. Vous entrez dans l’hiver quand nous nous entrons dans l’été et ressortons les vêtements légers, « votre »  rentrée scolaire était nos vacances de printemps !

Décalage horaire, 9 ou 10H d'avance selon votre heure d'hiver ou d'été.Casse tête pour téléphoner en France. Vous dormez, il est 3H du matin en France et je vais passer à table.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans cartes postales
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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 05:25

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Sur la route Vienne Bourgoin ce rond point.Si vous décidez de le traverser à pied par le petit chemin,le portail est fermé à 22 heures

 

 

 

 

 

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Il est intéressant de noter cette remarquable initiative de la municipalité de Septeme entre Vienne et Bourgoin.Ils ont eu l'idée géniale de reproduire en miniature le château du village pour les gens pressés qui n'ont pas le temps d'aller voir le vrai. Je suis étonné que cette idée ne soit pas venue aux riverains de la Loire cela éviterait bien des détours et nous permettrait de gagner quelques heures pour aller en Bretagne.

André paret

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans cartes postales
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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 02:15
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Vue de mon bureau , en fait l'unique table de notre HLM.
samedi un concert cher et ringard de Jazz , Eiji Kitamura 83 ans ( on ne le savait pas) et son quartet. Bons musiciens mais ennuyeux le plus souvent. On est pour 15 jours dans la période du 120 ème anniversaire de la présence japonaise en Nouvelle calédonie. C'est aussi l'évocation des Tatura kid's (certains présents aux festivités), enfants déportés avec leurs parents dans un camp au Nord de Melbourne, au moment de Pearl Harbour . Tous leurs biens confisqués ici et à la fin de la guerre renvoyés au Japon dans des conditions très difficiles. Le lieu du concert, le  Théatre de l'île, ancienne église du pénitentier de Nouville aujourd'hui quartier de la fac très moderne, de l'hôpital psychiatrique  et de la prison très vétuste actuelle. Nouville est une île ( Nou) rattachée récemment par un pont à Nouméa. Elle reste un lieu de relégation dans son extrémité d'autant qu'il y a un important squat de cabanes.
La semaine précédente nous avons eu deux concerts de jazz super avec des locaux et des américains de Los angeles et même un musicien de Tasmanie ( île au sud de l'australie). Ici ce ne sont que des îles et le Pacifique partout. Quelle que soit la direction prise, on est cerné par l'Océan! En Mai nous étions dans l'île des Pins puis en Nouvelle Zélande ( 2 îles), bientôt ce sera le Vanuatu avec une dizaine d'îles et pour finir en Septembre l'Australie.
 
Festival de cinéma cette semaine  présidée par Miou Miou. Pas de thème particulier. J'ai vu 2 bons films, La Fée , comédie déjantée comme j'aime, drôle et inattendue de  et avec  Dominique Abel , Fiona Gordon, Bruno Romy. J'avais vu leur premier  film "Iceberg "( 2005) , j'ai raté le second  Rumba. A chercher en rentrant!
Très différent "Les acacias" de Pablo Giorgelli, un argentin. Caméra d'or meilleur premier film cannes 2011. Pas de musique, paroles rares, huis clos dans une cabine de camion. Ce sont les corps et surtout les visages qui parlent. Très bonne soirée.
Par contre "le Magasin des suicides" de Patrice Leconte, drôle au début mais ensuite tourne en rond. A la sortie certains disaient que c'était une adaptation fade du livre de Jean Teulé. A lire????
Demain, il y a aussi au méridien une présentation d'oeuvre de coréens, dans leurs chambres (?). je vous raconterai si je vais y faire un tour. 
 
Ciel gris ce matin, mais hier plage. J'ai enfin trouvé le bon terme pour le climat ici, océnanique tropical.

 De ma table-bureau, j'ai une vue sur un quartier très arboré (photo), quelques immeubles qui dépassent la végétation toujours verte et  sur les hauteurs boisées des fumées. Quand on connait mieux ici, cela révèle la présence de squats, appelés cabanes où les gens vivent comme à la tribu, le plus souvent sans eau ni électricité et cuisine au bois. Grand débat d'ailleurs à Nouméa, faut-il aménager les squats ou les raser et faire du logements social?
 
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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 06:48

Depuis 3 mois je vis en Nouvelle Calédonie et depuis 12 jours je visite la Nouvelle Zélande.

Il y a eu le tremblement de terre de Christchuch en Février 2011, et depuis le centre ville est interdit, la zone rouge, des bâtiments sont en attente de démolition ( démolition qui pose problème car les engins fragiisent le sol) et de nombreux quartiers en bord de mer ne sont que maisons aux toits éventrés par une chute de bloc de pierre, ou maison avec fenêtres et portes ouvertes à tout vent.

Depuis une dizaine de jours, on enregistre des séismes faibles ( entre 4 et 5), mais environ un tous les 2 ou 3 jours. D'après la presse locale, la natalité est en baisse.

Mais aussi quand on se déplace partout la présence de ces dangers inconnus chez nous sont rappelés.

Sur la côte Est de La Nouvelle calédonie, on a sans cesse des rappels sur les alarmes tsunamis et des flèches indiquant les lieux où se réfugier,

En NZélande, partout sur l'île des  affichettes pour réagir aux tremblements de terre, même dans les WC publics et dans le parc de TONGARIRO, parcouru hier et aujourd'hui les consignes pour fuir les éruptions volcaniques!

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7 juillet 2011 4 07 /07 /juillet /2011 11:26

 

Pressés par la pauvreté et par l’incertitude du lendemain, les vieux de Moldavie se préoccupent à l’avance de leurs propres funérailles, ils préparent des offrandes, tout soucieux d’être prêts pour la cérémonie. Des serviettes, des couvertures et des plaids, certains datant de la période soviétique, de la vaisselle, des oreillers et même des tapis, tout est bien gardé dans la pièce principale de la maison, la Casa Mare.

Les sœurs Lozovanu du village de Suruceni, district d’Ialoveni, nous ont raconté comment elles avaient commencé à acquérir des objets requis, selon les rites orthodoxes, pour leur dernier chemin, quand « Dieu les appellera vers Lui ».

Maigre et portant des habits miteux ainsi qu’un fichu rose, Matroana Lozovanu (83 ans) confie que lorsqu’elle était plus jeune, elle a acheté quelques serviettes pour en faire des offrandes. Blanches, ornées de fils dorés et de dentelle traditionnelle, elles reposent dans un carton avec quelques couvertures dont les étiquettes datent de 1983. « Quand j’étais jeune, je faisais de la dentelle que je garde encore. Ces serviettes ont environ soixante ans et elles sont bonnes pour les ponts », raconte la vieille. (NDT : Selon la tradition orthodoxe, chemin faisant vers le cimetière, le cortège funèbre fait plusieurs arrêts symbolisant les « douanes » que le mort devra passer avant d’arriver dans l’autre monde. Quand le cortège se remet en route, le cercueil passe au-dessus de plusieurs « ponts », il s’agit d’offrandes qu’on met directement par terre et qu’on donne ensuite.)

Ayant connu la guerre et la famine, cette femme sait que l’unique soutien qu’elle a est sa sœur dont elle ne s’est jamais séparée. Anna Lozovanu (79 ans) ajoute qu’elle a connu des périodes très difficiles dans sa vie. A présent, les deux sœurs se débrouillent mieux, elles arrivent même à gérer leurs petits revenus mensuels de façon à faire des économies pour les funérailles. « J’ai une pension de retraite de 740 Lei (environ 50 €), tandis que ma sœur ne touche qu’une centaine de Lei (à peu près 7 €). Nous ne pouvons pas économiser beaucoup. Mais nous espérons que Dieu nous laissera encore sur terre », raconte Anna, après quoi elle étale avec fierté la « dot pour la mort » qu’elle a constituée.

Des offrandes datant de l’époque de l’Union Soviétique

Une boîte de carton, gît, comme si elle était punie, juste dans le coin de la pièce, tout près d’une icône. Des plaids anciens, vert foncé, sont entassés dans une couverture jaunie pour les protéger contre les mites. « Je les ai achetés quand je travaillais dans le kolkhoze. Ils coûtaient 13 roubles et 20 kopecks chacun », se souvient encore la femme avec nostalgie.

Les vieilles parlent sereinement du chemin sans retour qui les attend. Elles sont contentes que les serviettes et les plaids soviétiques aient toujours l’air neuf. « A cette époque-là, on faisait des choses de qualité. Même si tout ça reste encore en carton quelques années, ils auront l’air aussi bien », affirme Matroana. Les femmes conservent également un tapis de style persan, qui, suivant les traditions, est offert quand on sort le défunt de sa maison. Les deux sœurs disent qu’elles n’ont pas encore tout ce qui est nécessaire pour respecter l’ensemble des rites funéraires. « Si l’une de nous décède, l’autre achètera ce qu’il faut pour se préparer au pire », explique Matroana Lozovanu.

Préparer ses propres funérailles est une vieille tradition moldave encore pratiquée, plutôt à la campagne. Chacun collecte des offrandes selon ses moyens financiers.

« Je sais que certaines personnes âgées achètent même leur cercueil. Elles le gardent dans le grenier, mais en été il faut l’aérer pour le faire sécher au soleil », dit le prêtre Petru du village nommé Ulmu.

Des rites datant de plusieurs siècles

Selon certains ethnologues, cela fait très longtemps que dès que les gens atteignent la soixantaine ils se mettent à collecter des offrandes pour les funérailles, on les appelle « la dot pour la mort ».

Les funérailles ont une place très importante dans les traditions populaires. « Si l’on veut connaître un peuple, il ne faut pas se limiter à étudier les traditions du mariage, par exemple, mais il faut se pencher sur celles des funérailles", dit Varvara Buzila, présidente de la Société d’Ethnologie.

Casser une tasse : une tradition païenne

Certaines traditions populaires sont contestées par l’Eglise, comme celle qui consiste à mettre de l’argent sur le corps du défunt.

Une autre tradition pratiquée pendant les funérailles est de casser une tasse ou un autre récipient au moment où on sort le défunt de la maison. Mais selon les représentants de la religion orthodoxe, ce rite a une origine païenne.

La Moldavie, un pays traditionnaliste

Partout en Moldavie, on respecte encore la coutume d’offrir ce qu’on appelle « l’arbre de vie ». Il s’agit d’un rameau d’arbre (généralement pommier ou prunier) auquel on attache des bonbons, des fruits, un morceau de toile, un cierge et des allumettes. Mais la tradition a évolué et l’arbre de vie devient de plus en plus décoré de dons. On garde aussi la coutume d’offrir une poule au prêtre quand on est près du tombeau. « A la différence de beaucoup de pays, la Moldavie reste traditionnaliste. Les traditions de mariage, de baptême, du nouvel an, tout comme celles des funérailles sont encore assez bien respectées », constate l’ethnologue Varvara Buzila.

« Les rites liés au culte des défunts sont très conservateurs et ne changent presque pas », ajoute Varvara Buzila. Certaines femmes ramassent toute leur vie les cheveux qui restent dans leur peigne afin d’en faire un oreiller qu’on mettra sous leur tête dans le cercueil, pour qu’elles passent confortablement dans l’autre monde.

Article repris sur http://www.adevarul.ro/moldova

Traduit pour www.moldavie.fr

Relecture - Didier Corne Demajaux.


 

 


 


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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 10:14

PICT0145.jpgAnnonay, la rue Manif-Annonay-19-10-2010-060--1-.jpg le 20 Octobre PICT0134.jpg

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 10:28

 

Très agréable rencontre le lundi 14 juin au Centre National du Livre autour de "Cheyne éditeur, 30 ans d’indépendance" .

Soirée  animée par Martine Laval, journaliste à Télérama qui questionnait Jean François Manier, directeur artistique,  sur son parcours et celui de sa compagne dans l'aventure de l'édition de Poésie. Dix publications en moyenne par an, pour 1000 manuscrits reçus!

 

Cheyne sera à l'honneur au Sénat  en attendant les Lectures sous l'arbre au Chambon sur Lignon, incontournable rendez vous du mois d'Août.

 



Depuis 1980,

Cheyne publie de la littérature contemporaine
avec le double souci de faire connaître de nouveaux écrivains
et poètes, et d’accompagner vers les lecteurs l’oeuvre de ceux qu’il a découverts.

En 2010,

Dès le mois de juin, de nombreuses animations accompagnent une grande exposition qui se tiendra, à l’invitation du Sénat, à l’Orangerie, Jardin du Luxembourg, du 12 au 31 juillet.

Une exposition qui, par sa conception et sa scénographie, déborde l’aspect strictement rétrospectif pour mettre en lumière une démarche éditoriale fondée sur l’indépendance, tout en soulignant l’importance de rencontres fructueuses avec des auteurs, des peintres, des relieurs, des libraires, des bibliothécaires…

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 09:45

 Maison de la culture du Japon à Paris (jusqu'au 26 juin).

 

Plaisir à découvrir ce batiment aux lignes sobres et lisses qui suit l'arrondi de la rue et a été a été imaginé par les architectes Masayuki Yamanaka et Kenneth Armstrong. Sa façade en verre teinté éclaire le patio autour duquel s'organise le bâtiment. Grande sérénité dans ce lieu, beaux points de vue sur la Seine, contraste avec l'esplanade de la Tour Eiffel.

Dommage que la maison du Thé ne soit pas toujours ouverte, mais le magasin, ses porcelaines, sa librairie  invitent au dépaysement et à la découverte. Pour moi, "Le chat dans le cercueil", de KOIKE Mariko, roman dit policier sans les codes occidentaux, pas d'enquête, pas de police, un récit autour de Lala , la chatte blanche....

 

 L'exposition Doubles lumières :  deux variations intimistes et impressionnistes de l'instant, composées par deux jeunes plasticiennes nipponnes, Aiko Miyanaga et Naoko Sekine.
Chacune présente une réflexion particulière sur la sérénité, s'axant sur le passage du temps, pris dans son mouvement et son écoulement.

A commencer par Aiko Miyanaga.  

"

            - Aiko Miyanaga, SOU (phase), 2008 - détail (©DR).


"Concernant le corpus présenté à Paris, l'argumentaire prend attache sur des objets de la vie quotidienne collectés sur des marchés aux puces parisiens  auxquels Aiko a insufflé une seconde vie. Comme des beignets aux fruits, elle les a recyclées en moulages, ses manifestations des activités humaines, images de l'homme. Et pour traduire en langage artistique cet éphémère, s'approprier une matière mouvante, périssable et ironique comme la naphtaline coulait de source. Englobant le réel en décrépitude de sa viscosité translucide, elle mime les intentions souterraines de l'eau, réflecteur du monde, tout comme elle en suggère les effets secondaires effrayants. L'eau, source de régénérescence, contient à contrario son pendant dangereux, aspirant à engloutir dans ses profondeurs inoffensives en surface tout corps non-résistant. De même, la naphtaline, succédané négatif de cocon à soie, se décompose dans le milieu autour de l'objet qu'elle entoure, annulant par là-même ses bienfaits. Dans ces démonstrations en temps réel, Aiko réitère un propos cher aux japonais :  la décomposition, l'érosion, la déliquescence des choses sont une source durable d'émotions esthétiques, de beauté et de fascination, oeuvrant à l'apaisement et la tranquillité. "Je ne veux pas créer des chefs-d’œuvre éternels mais des œuvres inoubliables", explique l'artiste. "
 
Mais ma préférence est à Naoko Sekine qui travaille avec papier et  mine de plomb. "Mine qu'elle manie avec dextérité pour créer par traits fins et distendus, vagues, flots, essaims, bouillons ondulatoires, méandres - des dessins monochromes délicats, à la dynamique attractive. Le jeu des ombres et des lumières, dans son éloge, émerge de par les gommages, étalages, floutages de zones et amas de couleur sur des paysages abstraits,  désarçonnant mais hautement suggestifs, où l'imagination de chacun est libre d'y projeter l'infini possible de ses interprétations chimériques.". Ou comment une oeuvre en noir et blanc m'évoque les Nymphéas de Monnet par ses seules vibrations....


- Naoko Sekine, The Form of a Road , 2001 -

 
 
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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 09:20
Très agréable errance dans le calme des salles de cette exposition du Musée d'Art Moderne. Cet accrochage et ces confrontations font découvrir ou redécouvrir des oeuvres dites maitresses et d'autres. . Les peintures de Sophie Matisse , arrière petite fille de Matisse qui reprend une oeuvre de son aîeul en y otant toute vie, Ernest T. qui crée des tableaux pour combler les manques du catalogue du Douanier Rousseau, La Mariée de Marcel Duchamp dont les photos de plusieurs reproductions pas identiques  entrainent André Raffay et nous sur des chemins de traverses....Plusieurs heures de visites  et une pose à une table en terrasse et au soleil en ce lundi 14 Juin ( c'est vrai!) au restaurant du Musée.
Pour une présentation plus professionnelle.....
 
 
 
 
 
 
Seconde main - MusEe d'art moderneDu 25 mars au 24 octobre 2010
Musée d'art moderne

Dans les collections permanentes, Seconde main au Musée d'art moderne de la ville de Paris du 25 mars au 24 octobre 2010.


À travers une sélection d' « œuvres sosies »  réalisées entre les années 1960 et aujourd'hui, Seconde main infiltre les collections permanentes du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris / ARC. L’exposition revisite l’accrochage en explorant le principe de copie, de reprise, d’appropriation ou d’imitation pour en montrer la diversité et l’originalité. Elle propose un regard nouveau sur le principe d’une « seconde » signature et du « fait main ».

L’exposition entame ainsi une réflexion sur l’histoire d’une collection et ses manques, sur l’idée fantasmée d’un ensemble « complet », idéal, révélant les aléas des attributions et de l’authenticité. Elle propose l’écriture d’une histoire de l’art alternative. Provoquant nos critères de jugement et de valeurs, créant un effet de surprise, ce jeu de piste engage le visiteur dans un travail réflexif volontairement confondant visant à déconstruire l’idée d’une « pâle copie ». Seconde main sera l’occasion de questionner un sujet et une réalité parmi les plus tabous et fascinants de l’histoire de l’art : la copie, et dans une certaine mesure, la question du faux et de la contrefaçon.


 





 

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 19:25

En 2008, des Norvégiens qui achètent un billet d’avion pour des vacances au soleil à Rhodes. Quelques semaines plus tard, ils se retrouvent en tee shirt sur l’aéroport de Rodez.

Des Suisses achètent en 2007 un vol pour Sydney (Australie) et sont surpris d’atterrir à Sydney (Nouvelle-Ecosse, Canada).

Quand ce n’est pas un pilote qui déboîte : pour un vol Spanair Barcelone-Saint Jacques de Compostelle (SCQ) : l’avion atterrit à Séville (SVQ).

En embarquant pour un vol pour Portland (Oregon), une cliente remarque que l’avion est trop petit pour y aller. Renseignement pris, elle est dans un avion pour Portland (Maine).

A Biejing, deux Chinoises qui ont commandé au téléphone un vol pour Bali se sont retrouvées à Paris.

(JPEG)

Merci BMW pour la pub.

Gilles Fumey

Pour ceux qui ne connaîtraient pas le texte de Mathieu Ponnard, il va très bien avec cette pub, le voici :

-  Parce que vous pensez que le Tatar est un steak haché cru mélangé à un jaune d’oeuf, du ketchup et des p’tits cornichons.

-  Parce que vous pensez que les Moluques sont des sortes d’animaux invertébrés à corps mou comme l’escargot, l’huître ou le poulpe.

-  Parce que vous pensez que le Grand Nafoud est un mec qui fait la loi dans sa cité de Vaulx-en-Velin près de Lyon.

-  Parce que vous pensez que la Frolinat est une entreprise de déménagement et le Sentier Lumineux une boutique de luminaires du 2ème arrondissement.

-  Parce que vous pensez que le Soussou est forcément dans la popoche et que Machu Picchu est le p’tit copain de Pikachu.

-  Parce que vous pensez qu’Izmir est une marque de lessive, Kingston une marque de cigarettes et la Voïvodine des pastilles à sucer contre la toux.

-  Parce que vous pensez que le golfe du Saint-Laurent, c’est pas fait pour vous mais pour des sportifs qui portent du Lacoste.

-  Parce que vous pensez que le peuple bobo ne peut être que bourgeois-bohème.

-  Parce que vous pensez qu’Emilie-Romagne est une de vos anciennes copines de classe et Alice Springs une actrice de série B américaine.

-  Parce que vous pensez qu’Accra est un p’tit beignet à la morue et Anvers une station de métro.

-  Parce que vous pensez que Goa c’est assurément trance et psychedelic techno.

-  Parce que vous pensez qu’Ushuaia est un gel douche à la sève d’agave du Yucatan et la Mésopotamie une maladie honteuse.

-  Parce que vous pensez que Salvador est un chanteur octogénaire très tendance et Orlando le frère de Dalida.

-  Parce que vous pensez que le Somaliland se trouve entre Jardiland et Jouetland.

-  Parce que vous pensez que le Bénin est un truc sans importance.

-  Parce que le "pays des fromages qui puent" c’est bien mais ce qu’il y a autour, c’est pas mal non plus.

-  Parce que vous êtes nul en géographie (mais moins nul que vous ne pourriez le prétendre en lisant le navet de J.-J. Julaud, La géographie pour les nuls) et aussi mauvais en géopolitique et que vous en avez honte.

-  Parce que vous voulez changer tout ça, venez vous cultiver au Café géo.

Mathieu Ponnard

Article publié dans Les Inrockuptibles en janvier 2003.
Avec l’aimable autorisation de Mathieu Ponnard et des Inrockuptibles.

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