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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 09:53

Vous cherchez un engagement  pour votre retraite ?

Vous avez du temps et souhaitez vous engager dans la vie associative ?

 

Le GREF, Groupement des Retraités Educateurs sans Frontières, est peut-être fait pour vous !

Qui sommes-nous ?

·         Une association de solidarité internationale qui développe  des projets en France ou à l’étranger dans les domaines éducatif, social, culturel avec pour but d’accompagner le développement des populations  concernées.

·         Une association de bénévoles qui travaillent  avec des partenaires tant locaux qu’étrangers, appartenant à des structures de taille très différente

Que pouvez-vous nous apporter ?

·         Vos compétences, aussi variées soient-elles en direction de l’enseignement, l’ingénierie de formation, l’évaluation de projets ou de dispositifs,  l’accompagnement d’équipes, la comptabilité, le développement économique ou social, la recherche de financements ou de partenariats …

·         Un regard neuf, vos idées

·         Votre esprit critique

Que pouvons - nous vous apporter ?

·         Des valeurs à partager centrées sur des principes de développement , de solidarité, d’échange

·         Une participation à un travail collectif de réflexion, de création de projets

·         Un engagement social pour développer l’association au niveau local ou national

·         Une participation à des missions à l’étranger

·         Une formation pour élargir vos compétences

 

Prenez contact avec nous :

·         Avec un regard sur notre site : gref-rhone-alpes.asso-web.com

·         En écrivant à : gref.lyon@free.fr

·         En vous rendant à la permanence accueil le 1er jeudi du mois à 14H30 au centre social Pierrette Augier 9 rue Roquette 69009 Lyon

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 14:44
Ma santé et moi




Fermeture de centres de planification familiale, augmentation du nombre d´IVG chez les adolescentes, prise en charge insuffisante des contraceptifs par l´Assurance-maladie, éducation sexuelle inexistante à l´école...

Face aux reculs inquiétants constatés dans l´accès à la contraception et à l´avortement, la MGEN et la LMDE (La Mutuelle Des Etudiants) ont lancé en octobre dernier un appel aux pouvoirs publics pour le droit des femmes à un accès universel et égalitaire à la santé.

Soutenu par le Collège National des gynécologues et obstétriciens français et la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale, cet appel a été signé par plus de 15 000 personnes à ce jour, parmi lesquelles de nombreuses personnalités publiques : intellectuels, scientifiques, responsables associatifs et artistes.




Lire et Signer la pétition


link  pour signer et lire

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 13:13

 

Appel pour un audit citoyen de la dette publique

link
 

Mediapart publie l'appel du Collectif national pour un audit de la dette publique, soutenu par des personnalités comme Etienne Balibar, Frédéric Lordon, Susan George ou Ariane Mnouchkine. Objectif du collectif, qui regroupe une vingtaine de syndicats et d'associations: organiser un «débat démocratique au plan local, national et européen» sur la question de la dette des Etats.

 



Écoles, hôpitaux, hébergement d'urgence… Retraites, chômage, culture, environnement... nous vivons tous au quotidien l'austérité budgétaire et le pire est à venir. «Nous vivons au-dessus de nos moyens», telle est la rengaine que l'on nous ressasse dans les grands médias. Maintenant «il faut rembourser la dette», nous répète-t-on matin et soir. «On n’a pas le choix, il faut rassurer les marchés financiers, sauver la bonne réputation, le triple A de la France».


Nous refusons ces discours culpabilisateurs. Nous ne voulons pas assister en spectateurs à la remise en cause de tout ce qui rendait encore vivables nos sociétés, en France et en Europe. Avons-nous trop dépensé pour l’école et la santé, ou bien les cadeaux fiscaux et sociaux depuis vingt ans ont-ils asséché les budgets? Cette dette a-t-elle été tout entière contractée dans l'intérêt général, ou bien peut-elle être considérée en partie comme illégitime? Qui détient ses titres et profite de l'austérité? Pourquoi les États sont-il obligés de s'endetter auprès des marchés financiers et des banques, alors que celles-ci peuvent emprunter directement et pour moins cher à la Banque centrale européenne?


Nous refusons que ces questions soient évacuées ou traitées dans notre dos par les experts officiels sous influence des lobbies économiques et financiers. Nous voulons y répondre nous-mêmes dans le cadre d'un vaste débat démocratique qui décidera de notre avenir commun.

En fin de compte, ne sommes-nous plus que des jouets entre les mains des actionnaires, des spéculateurs et des créanciers, ou bien encore des citoyens, capables de délibérer ensemble de notre avenir?

Nous nous mobilisons dans nos villes, nos quartiers, nos villages, nos lieux de travail, en lançant un vaste audit citoyen de la dette publique. Nous créons au plan national et local des collectifs pour un audit citoyen, avec nos syndicats et associations, avec des experts indépendants, avec nos collègues, nos voisins et concitoyens. Nous allons prendre en main nos affaires, pour que revive la démocratie.

 

Premiers signataires:


Marie-Laurence Bertrand (CGT); Jean-Claude Chailley (Résistance sociale); Annick Coupé (Union syndicale Solidaires); Thomas Coutrot (Attac); Pascal Franchet (CADTM); Laurent Gathier (Union SNUI-Sud Trésor Solidaires); Bernadette Groison (FSU); Pierre Khalfa (Fondation Copernic); Jean-François Largillière (Sud BPCE); Philippe Légé (Économistes atterrés); Alain Marcu (Agir contre le Chômage!); Gus Massiah (Aitec); Franck Pupunat (Utopia); Michel Rousseau (Marches européenne); Maya Surduts (Collectif national pour les droits des femmes); Pierre Tartakowsky (Ligue des droits de l'homme); Patricia Tejas (Fédération des Finances CGT); Bernard Teper (Réseau Education Populaire); Patrick Viveret (Collectif Richesse)Philippe Askénazy, économiste; Geneviève Azam, économiste; Étienne Balibar, philosophe; Frédéric Boccara, économiste; Alain Caillé, sociologue; François Chesnais, économiste; Benjamin Coriat, économiste; Cédric Durand, économiste; David Flacher, économiste; Susan George, écrivain; Jean-Marie Harribey, économiste; Michel Husson, économiste; Stéphane Hessel, écrivain; Esther Jeffers, économiste; Jean-Louis Laville, sociologue; Frédéric Lordon, économiste; Marc Mangenot, économiste; Dominique Méda, sociologue; Ariane Mnouchkine, artiste; André Orléan, économiste; Dominique Plihon, économiste; Christophe Ramaux, économiste; Denis Sieffert, journaliste; Henri Sterdyniak, économiste.

Signer l'appel:


http://www.audit-citoyen.org/  link

URL source: http://blogs.mediapart.fr/edition/les-invites-de-mediapart/article/261011/appel-pour-un-audit-citoyen-de-la-dette-publiqu

 

 


  

 


 

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 16:17
Publié le 16 septembre 2011 par groupe socialiste

 

Alors que la saison estivale culturelle s’achève, Arlette GERVASI, première Vice-présidente de la commission culture du Conseil régional, nous parle des festivals en Rhône-Alpes et plus largement de la politique culturelle de la Région.

Qu’en est-il du soutien de la Région aux festivals ?

Il faut déjà noter le foisonnement culturel de notre région puisqu’il y a plus de 500 festivals par an en Rhône-Alpes. Ils sont très hétérogènes et cette diversité est une grande richesse. Nous en aidons plus de 200 en y consacrant 4 millions d’euros par an.  Si plus des deux tiers des festivals que nous soutenons ont lieu dans des villes moyennes ou en zone rurale, ce n’est pas le fruit du hasard, c’est que nous prenons en compte les logiques d’aménagement du territoire. Nous souhaitons favoriser un accès à la culture pour tous nos concitoyens, car pour nous il n’y a pas de fatalité à la fracture culturelle. 

Comment caractériseriez vous l’action de la Région en matière culturelle depuis 2004 ?

Il s’agit d’une action volontariste et concertée.
Volontariste, car sous l’impulsion du Président Jean-Jack QUEYRANNE, depuis 2004 nous avons doublé le budget de nos actions en faveur de la culture. Pour l’année 2011, cela représente 70 millions d’euros, soit 3% du budget régional. D’ici 2014, et malgré l’asphyxie financière des Régions organisée par le gouvernement, le budget de la culture sera sanctuarisé.
Concertée, car il est essentiel pour nous d’être à l’écoute des territoires, des populations, des projets et pratiques artistiques qui se déploient partout en Rhône-Alpes. La concertation est la marque de fabrique de l’élaboration de nos politiques culturelles. Elles sont donc co-construites avec les professionnels et l’ensemble des collectivités locales, ce qui leur donne une légitimité incontestable et leur permet de s’adapter aux évolutions du secteur. Ce fut le cas par exemple pour notre politique en faveur du numérique.

Pour vous, quel est le rôle de la culture dans notre société ?

Nous faisons nôtre cet extrait du Manifeste des Antillais : « Toute vie humaine un peu équilibrée s’articule entre d’un côté, les nécessités immédiates du boire-survivre-manger (le prosaïque) ; et de l’autre, l’aspiration à un épanouissement de soi, là où la nourriture est de dignité, d’honneur, de musique, de chants, de sports, de danses, de lectures, de philosophie, de spiritualité, d’amour, de temps libre affecté à l’accomplissement du grand désir intime (le poétique). »
Pour nous socialistes, la culture aide à penser une autre société, dans laquelle on se parle et on s’écoute au lieu de se replier sur soi et de rejeter l’autre. Elle permet de se projeter dans l’avenir, de s’ouvrir au monde et a une véritable fonction émancipatrice. C’est un combat, toujours renouvelé, jamais gagné d’avance.

 

Source link

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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11 septembre 2011 7 11 /09 /septembre /2011 17:36

A cause de mon parcours et de mes engagements

Membre du PS, fière d’avoir participé à la Rochelle dans une salle confidentielle, à la naissance du NPS auquel j’ai adhéré avec enthousiasme, jai toujours pensé que le NPS était l’avenir du PS. Deux Universités d’été passionnantes à Fouras, ouvertes au débat, européennes par les thèmes et les intervenants, chaleureuses. Même en Ardèche nous nous réunissions régulièrement à une trentaine voir plus !

Je suivis aussi de près l’aventure de la 6ème république avec un colloque à Jarnac. Cela m’a enthousiasmé, moi qui ai enseigné à mes élèves de lycée les blocages de la 5 ème République et le désintérêt des citoyens qu’elle a progressivement induit. Au dernier congrès du PS, j’ai voté la motion pôle écologie, très, trop minoritaire, mais c’était celle qui prenait en compte une nécessité vitale, celle de l’avenir de nos enfants et petits enfants ( je pense aux miens !).

J’ai milité contre le cumul des mandats, principe que je me suis appliquée, et qui ne m’a pas valu que des amis au PS.

Mon choix  d’Arnaud Montebourg est une évidence.

 

A cause de la situation économique et politique

C’est d’une grande banalité de dire que notre système économique et politique vit une crise profonde et que les colmatages, les petites inflexions ne suffiront pas. Nombre de jeunes adultes remettent en cause, voir refusent notre système capitaliste et ne veulent pas en être les acteurs. Il faut répondre à leur attente et leur donner plus de place dans la vie politique.

Il faut donc de vraies nouvelles idées et Arnaud Montebourg en a, et cela ne date pas d’hier.

Pour moi il est le seul qui sorte du discours incantatoire et qui propose ou a proposé des pistes à mettre en œuvre.

 

La Démondialisation à la fois programme économique mais aussi environnemental : « Je défends dans cette campagne un projet de démondialisation financière, économique, et écologique qui dessine une autre organisation de l'économie, en révise profondément les règles et ses buts, d'abord servir les hommes et non plus les asservir.

C'est avec la démondialisation qui a déjà commencé partout, en Argentine, au Brésil, dans les pays du sud, que la politique, la République deviendra plus forte que l'économie, et servira enfin à changer concrètement la vie des gens.

 

La 6 ème République que le Parti socialiste a oublié. Là encore ce n’est pas un slogan. Depuis plusieurs années les membres de la 6 ème République venus d’horizons politiques divers, ont discuté, débattu et écrit. Un texte est prêt.

 

A cause des élections présidentielles de 2012.


Réaliste, je ne pense pas qu’Arnaud Montebourg sera le candidat du PS, mais si nous sommes nombreux à le choisir aux primaires, ses, nos idées devront être prises en compte dans le futur programme et Arnaud Montebourg devra avoir une place dans le futur gouvernement.

 

Le vote « utile » aux primaires réclamés par certains camarades est pour moi une négation même des primaires et une confiscation des idées neuves.

 

A Dimanche 9 Octobre dans votre bureau de vote

Pour en savoir plus sur le programme, le parcours du candidat: link

 


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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 10:22

Participation à la revue conjointe éducation 2011: un accès de plus en plus universel mais des problèmes de qualité

28/07/2011

Jean-Claude Balmes, conseiller au sein de la division Education et formation professionnelle (DTO-EDU) de l’AFD, Quentin Lebègue, chef de projets au sein de DTO/EDU et Anna Lipchitz, Agence de Niamey, ont participé à la revue conjointe pour le secteur de l’éducation du Niger, tenue du 13 au 15 juillet 2011.

Les revues sectorielles conjointes sont un temps de rencontre entre Ministère et partenaires techniques et financiers. Elles permettent de dresser le bilan sur les actions réalisées et leurs impacts et conduisent à l’adoption de recommandations en vue d’une meilleure mise en œuvre des programmes.
Cette revue, présidée par la Ministre de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales: Mme Ali Mariama Elhadj Ibrahim,  s’est déroulée dans un climat général apaisé. Les débats ont été de bonne qualité tant sur les performances du système actuel, le Programme décennal de développement de l’éducation au Niger (PDDE 2003-2013) que sur le programme sectoriel en cours de préparation.

Des résultats encourageants

Le système éducatif nigérien continue d’enregistrer des progrès notables en termes d’accès. Le Taux Brut de Scolarisation (TBS, sur un cycle donné, rapporte le nombre d’enfants scolarisés, quelque soit leurs âges, au nombre d’enfants en âge d’être scolarisés dans le cycle) est en hausse passant de  66,6% en 2009 à 76% en 2011. En revanche, les indicateurs de qualité tendent à stagner. Le taux d’abandon se maintient à un niveau élevé à 10,6% notamment en classe de CI (12,2%) et en CM2 (32% mais ce taux inclut également les élèves terminant l’année qui ne poursuivent pas leur scolarité). Une évaluation des acquis scolaires va être menée cette année et permettra de faire une analyse plus précise de la qualité des apprentissages.
L’évolution pour la scolarisation des filles et des ruraux est positive : le TBS des ruraux atteint ainsi 74,4% soit 6% de moins que le TBS des urbains. Le TBS des filles se chiffre, quant à lui, à 67,2%. Les inégalités restent fortes mais tendent à se réduire avec l’universalisation de l’accès.

Plusieurs recommandations formulées

Lors de la revue, des recommandations ont été faites, relatives notamment à :

  • la révision du  mécanisme de décaissement et de gestion des ressources financières, l'amélioration de l'accès à l'éducation à travers le remplacement des classes paillotes par des classes en matériaux définitifs,
  • la poursuite de l'implication des communautés aux actions de promotion de la scolarisation des enfants en général et celle des filles en particulier,
  • l'amélioration de la qualité des apprentissages par l'accélération du processus de la refondation des curricula,
  • l'amélioration de la gestion du personnel par la poursuite du redéploiement du personnel enseignant des zones à forte concentration vers les zones les moins fournies,
  • le recrutement progressif des enseignants contractuels à la fonction publique en vue d'une meilleure stabilisation du personnel.

L’équipe de l’AFD a ensuite rencontré des cadres du Ministère de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales, des cadres du Ministère des Finances et des représentants des partenaires techniques et financiers. Un point de situation sur le concours actuel de l’AFD a été réalisé (concours d’un montant de 9,8 MEUR).

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 22:08
Prostitution : Les vrais hommes ne paient pas pour ça.
Publié le 21 juillet 2011 par Égalité
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Tous les hommes ne sont pas clients de la prostitution ! Féministe, historienne, Florence Montreynaud a eu l’idée, pour le moins originale, de s’intéresser à ceux que l’on n’entend jamais et qui ne se plient pas à cette injonction à la virilité. Au terme d’une centaine d’entretiens, elle nous livre ses premières conclusions…

Pourquoi cet intérêt pour les hommes qui ne sont pas clients des prostituées ?

Florence Montreynaud : Parce qu’ils sont la majorité des hommes ! Contrairement à ce qu’on croit, car c’est une opinion ancrée en nous par le machisme ambiant, ceux qu’on appelle des « clients », et qui paient régulièrement pour un acte sexuel, sont une minorité, inférieure à 10 % ! Plutôt que les appeler « clients », terme qui en font de simples agents économiques concluant une transaction banale, autrement dit ce qui occulte la violence du système, je préfère les appeler des « prostitueurs ».

Certains ont beau répéter que « tous les hommes vont aux putes », que c’est « normal », que cela fait partie de la « virilité », ils ne parlent que d’eux, et sans doute plaident-ils pour eux. J’ai voulu écouter les autres, ceux dont on ignore l’existence, parce qu’on ne les entend nulle part, parce qu’ils n’en parlent pas, parce que personne ne les a jamais interrogés.

J’ai donc choisi d’explorer un champ de connaissance jamais étudié, celui des hommes qui refusent de payer pour un acte de prostitution. Pour eux, virilité ne se conjugue pas avec prostitution. Depuis longtemps, je m’étonnais qu’on mette l’accent sur les prostitueurs sans se référer à l’ensemble des hommes et notamment à ceux qui désapprouvent ce comportement : il me semble important d’établir un parallèle entre ces deux catégories d’hommes.

Je me suis lancée dans cette recherche, intriguée par les questions suivantes : pourquoi des hommes refusent-ils de céder à l’injonction machiste d’ « aller aux putes » ? Sur quelles valeurs se fonde leur résistance ? Comment se sont construites leur image d’eux-mêmes, leur idée de la sexualité, leur conception de la prostitution ?

Comment avez-vous procédé pour dénicher ces hommes-là ?

FL : D’abord en demandant autour de moi, à des amis d’amis, à des relations éloignées, de témoigner sur ce sujet que personne n’a jamais étudié. Je sollicite aussi des inconnus que je rencontre dans un train, ou qui m’écrivent après avoir lu l’un de mes textes ou m’avoir entendue à la radio. Je leur demande de signer le manifeste du réseau Encore féministes ! http://encorefeministes.free.fr/actions/action20amour.php3 , et leur propose un entretien pour qu’ils s’expliquent sur leurs motivations, leur formation, le cheminement qui les a conduits à refuser la prostitution.

Depuis huit ans, j’ai ainsi rencontré — chaque fois pour un entretien de plusieurs heures — une centaine d’hommes, d’âges et de milieux divers, qui ont en commun un refus conscient et argumenté d’avoir recours à la prostitution. Pour moi, ils sont des résistants ; des résistants à l’ordre prostitutionnel, au diktat de la marchandisation du corps humain.

Leurs raisons peuvent être personnelles ou politiques, centrées sur eux-mêmes ou sur autrui. Elles sont souvent enracinées dans la personnalité profonde de ces hommes ; pour qu’ils les expriment, il faut du temps, de la réflexion et de la confiance. Je suis sûre que ce qu’ils ont à dire peut être utile pour construire des stratégies de prévention en direction des jeunes garçons.

Quelles raisons principales avancent-ils ?

FL: Je les ai rassemblées sous trois rubriques : « Je ne peux pas », « Je n’ai pas envie », « Je ne veux pas ».

Les raisons du type « Je ne peux pas » sont d’ordre psychologique : elles touchent à la formation, à l’éducation de ces hommes, à leur estime de soi. Celles du type « Je n’ai pas envie » sont liées à leur conception de la sexualité, du désir, du plaisir. Enfin, « Je ne veux pas » : certains avancent des raisons politiques ou philosophiques — rejet d’un système de violences, respect de l’autre.

Plusieurs motivations peuvent se combiner chez le même homme. Toutes ne sont pas valorisantes; leur éventail va des peurs les plus matérielles aux idéaux les plus élevés.

Quelles sont les raisons invoquées par les hommes qui disent « Je ne peux pas » ?

FL : C’est ce que disent ceux qui avancent des arguments touchant à leur formation, à leur éducation, à leur perception d’eux-mêmes. Dans leur enfance ou leur adolescence, surtout pour les plus âgés, on leur a fait peur en leur présentant les femmes prostituées comme porteuses de maladies, la syphilis puis le sida. Le milieu interlope, les quartiers louches ne les attirent pas, et c’est avant tout par prudence qu’ils s’abstiennent.

D’autres respectent un interdit, inculqué dès le plus jeune âge. Il peut s’agir d’un tabou religieux, culturel, social, politique. Autour d’eux, « cela ne se fait pas ». Le rôle des parents ou des modèles adultes est déterminant. Plusieurs font état d’un rejet du modèle viril traditionnel, d’un refus d’identification à un rôle machiste : « Je n’ai pas voulu faire comme mon père ». Beaucoup cherchent à préserver une bonne image d’eux-mêmes. Pour eux, ce serait déchoir que de recourir à la prostitution (des machos disent aussi cela — « Je n’ai pas besoin de payer, j’ai toutes les femmes que je veux », mais on n’est pas obligé de les croire).

Chez d’autres, le refus de ce comportement dégradant ne passe pas par un regard extérieur, il procède d’une exigence morale personnelle. C’est une question de dignité d’homme, d’idéal de vie.

Que disent les hommes qui n’ont « pas envie » d’aller voir des prostituées ?

FL : Ces hommes mettent l’accent sur l’érotisme, le désir et le plaisir. Rien dans la prostitution ne correspond à leur sexualité, ni n’éveille leur érotisme. Ils envisagent la vie sexuelle autrement que sous le signe du pouvoir ou de l’argent. Ils se rendent compte de l’inanité de la transaction prostitutionnelle : « C’est nul, quelle arnaque ! », disent ceux qui ont déjà payé une ou deux fois, entraînés par des copains (par exemple, pendant le service militaire). Pourtant, nul besoin de faire la preuve par le réel et donc d’avoir effectivement payé pour comprendre ce qu’une telle transaction peut avoir de décevant.

Pour d’autres, le refus de la prostitution s’explique par la certitude que le désir ne s’achète pas. Or, ce qu’ils recherchent dans la sexualité, c’est à être désirés eux-mêmes, pour ce qu’ils sont. Beaucoup parlent du plaisir, qui doit être partagé, ou de celui qu’ils tiennent à donner à l’autre. Quelques-uns privilégient les sentiments et déclarent qu’ils ne peuvent pas faire l’amour sans amour.

Il existe aussi une catégorie singulière : des hommes en proie à des émotions intenses et contradictoires. Ils peuvent consommer de la pornographie, mais sont terrifiés par les femmes prostituées réelles qu’ils se représentent comme des mangeuses d’hommes. S’ils les fuient, c’est qu’ils ont peur des femmes et de leur désir, peur de la féminité dans sa dimension de séduction active.

Les hommes qui disent « Je ne veux pas » ont-ils une vision plus « éthique » de la question ?

FL : Oui, car ils raisonnent à partir de l’autre pour expliquer leur résistance. En application du précepte « Ne fais pas à autrui ce que tu n’aimerais pas qu’on te fasse », certains pensent à leur femme, à laquelle ils ne voudraient pas faire de peine, d’autres à la personne prostituée. Ils insistent sur les circonstances de leur prise de conscience, notamment ceux qui ont déjà payé et pour qui, un jour, c’est devenu impossible.

Ceux qui mènent une réflexion politique élargissent leur pensée sur la prostitution à une vision globale, qui concerne l’humanité tout entière. Pour eux, le corps humain n’est pas une marchandise, et on ne doit pas traiter une personne comme une chose.

Les plus engagés ne veulent pas contribuer à ce système d’oppression qu’est la prostitution. Ils ont compris qu’on ne retire de la prostitution que des frustrations, puisque ce dont tout être humain a besoin — l’amour, la tendresse, l’estime — ne s’achète pas.

Ils réfléchissent aux moyens de faire cesser une pratique qui réduit la sexualité humaine à des services marchands, et qui va à l’encontre de l’idéal d’égalité des femmes et des hommes.

Avez-vous tiré de ces entretiens des pistes de prévention ?

FL : Je leur ai demandé des idées, des conseils. Que diraient-ils à de jeunes garçons pour les détourner de la prostitution ? Ils m’ont indiqué deux pistes principales.

D’abord, enseigner, dès l’enfance, le respect de l’autre. Parler plus simplement, plus facilement de sexualité, dire quels plaisirs elle peut apporter, dans la liberté et la réciprocité. Aller contre les idées reçues sur la prostitution, faire passer ce message : de même qu’il n’y a pas de prostituées heureuses, il n’y a pas de prostitueurs heureux.

Ensuite, réfléchir à ce qu’un homme peut construire comme image de lui-même avec cette relation régie par l’argent. Dans la sexualité, il n’y a de valorisation personnelle que si l’autre est libre de son choix. C’est tout un travail de se rendre désirable à l’autre, de construire sa propre estime de soi.

Ce qu’ils m’ont dit de plus concret concerne l’initiation sexuelle. L’un d’eux, qui avait souvent payé et y a renoncé, explique que la pratique de la prostitution donne de mauvaises habitudes : au lieu d’apprendre à faire durer le rapport, l’homme éjacule trop vite. Un autre dénonce « une relation de dupes » en insistant sur le fait qu’elle renforce la solitude, la misère affective et l’incapacité de communiquer, les prostituées ne ressentant que de la haine, du mépris et du dégoût pour ceux qui les payent.

À nous, maintenant, de lancer des messages de prévention ! Je me souviens qu’en 1994, j’ai vu à Copenhague, collé sur la vitrine d’un sex-shop, un papillon féministe : « Real men don’t use porno » (« les vrais hommes n’ont pas recours à la porno »). Cela m’a donné l’idée de proclamer l’affirmation d’une virilité différente de celle qu’inculque le machisme : « Les vrais hommes ne paient pas pour “ça” ! » Imaginez des hommes portant des T-shirts avec l’inscription : « Un monde sans prostitution est possible. Je refuse de payer pour “ça”. Et vous ? »

Propos recueillis par Claudine Legardinier – EGALITE

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 18:22

 

 

 

Sous l’impulsion du gouvernement réactionnaire de M. Orban, une campagne d’affichage anti- avortement financée par les fonds européens du programme PROGRESS a été diffusée en Hongrie.

Sylvie Guillaume avait interpellé la Commission européenne la semaine dernière pour obtenir des explications sur l’attribution des fonds européens pour le financement d’une campagne clairement contraires aux valeurs de l’Union.

« N’ayant pas eu de réponse de Viviane Reding, j’ai saisi l’occasion du débat à propos de la révision de la constitution hongroise en séance plénière à Strasbourg, pour reposer la question mercredi 8 juin », raconte Sylvie Guillaume. « Viviane Reding m’a répondu de manière extrêmement claire : elle juge la campagne effectivement en contradiction complète avec les valeurs de l’Union et les objectifs du programme PROGRESS qui doivent permettre de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes. Elle a exigé le retrait des affiches, faute de quoi elle prendrait toutes les mesures utiles ».

« C’est une excellente nouvelle, se félicite la députée, je suis satisfaite de la fermeté de la réponse de la Commission. Dans le combat face aux populismes qui progressent partout en Europe et dont la Hongrie est un laboratoire, c’est une victoire. Modeste, mais une victoire. »

 

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 22:02
Vidéo

L’égalité, vous l’avez! – Vie de meuf

Une vidéo d’Osez le féminisme ! issue d’une série mettant en scène le sexisme ordinaire, en inversant les rôles…
Cette scène n'est pas que de fiction. Première adjointe chargée des travaux et de l'urbanisme, j'avais tenu le même genre de propos sur un jeune stagiaire devant les secrétaires médusées et l'ingénieur responsable du service, un macho qui n'acceptait pas d'avoir une élue femme et dont un des plaisir de chaque jour était d'aboyer sur ses subalternes femmes, de les faire pleurer et de les diviser en distribuant de façon très inégalitaire le travail tant en quantité qu' en qualité. Mon arrivée , mes engagements féministes et mon âge ( 50 ans à l'époque) m'ont permis d'apporter une bouffée d'air aux femmes du service urbanisme selon elles.
Le stagiaire ne s'est pas senti "brimé". Il a tout a fait compris la  situation
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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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8 juin 2011 3 08 /06 /juin /2011 21:59

Photo et article à lire sur le site Hu-lala

 

Communiqué de Pascale Crozon, députée de Villeurbanne, et Sylvie Guillaume, députée européenne

Après avoir réformé la Constitution pour donner le statut de personne humaine au fœtus, le gouvernement conservateur et populiste hongrois de Viktor Orban a franchi un nouveau seuil en remettant en cause le droit à l’avortement.

Alors même que 72% des Hongrois se disent défavorables à l’abolition du droit à l’IVG, il mène en effet actuellement une intense campagne de communication pour inciter les femmes soumises à des grossesses non désirées à ne pas avorter.

Nous sommes particulièrement choquées de découvrir que des fonds européens du programme PROGRESS ont été utilisés pour cette campagne, alors que ceux-ci sont destinés au progrès social et à l’égalité entre les femmes et les hommes. Nul argent public ne doit pas être détourné de son objectif et mis au service d’une politique de régression sociale et démocratique.

Sylvie Guillaume a donc interpellé Viviane Reding, Commissaire européenne chargée des droits fondamentaux, et avec ses collègues du groupe Socialiste et Démocrate, demande la tenue d’un débat au Parlement européen.

De son coté, Pascale Crozon a demandé au gouvernement français de prendre publiquement position contre cette campagne et d’envisager des sanctions contre les attaques répétées de la Hongrie envers les valeurs et objectifs qui fondent l’Union Européenne.

Pascale CROZON, Sylvie GUILLAUME

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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