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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 22:39

      

Merci à Barbara ROMAGNAN, conseillère Générale du Doubs pour cet article

 

 A propos du cumul des mandats, le débat engagé entre les sénateurs socialistes et Martine Aubry semble opposer efficacité électorale et exemplarité morale. Il arrive quelques mois après que les militants socialistes ont débattu, puis voté à 71% l’application de la règle du cumul à partir de 2011. Au moment de ce vote, le 1er octobre 2009, le calendrier des élections cantonales et sénatoriales de 2011 était connu, comme la perspective d’un éventuel basculement à gauche du Sénat. Tous ont voté en connaissance de cause.

 

  Or, à quelques semaines de la convention nationale sur la modernisation du Parti socialiste, les sénateurs semblent vouloir revenir sur ce choix. Leur argument est fort : s’appliquer de façon unilatérale la règle du non-cumul lors de cette échéance interdirait à la gauche la possibilité d’une conquête «historique» du Sénat [...]

Le Sénat étant l’expression des collectivités locales, pour être élu, il est donc préférable d’avoir l’expérience d’un mandat local. En revanche, une fois élu, en quoi le cumul de deux mandats dans des collectivités différentes est-il gage de compétence et d’ef ficacité ? Le travail d’un sénateur ne nécessite-t-il pas en lui-même une implication exclusive dans le cadre d’un mandat clairement identifi é ? Certes, certains «grands élus» sont en même temps de remarquables et talentueux parlementaires et d’honnêtes responsables d’exécutifs locaux. Mais n’est-il pas plus logique, sinon démocratique, de penser que deux mandats seraient mieux exercés par deux personnes  ifférentes travaillant en bonne intelligence que par une seule ?

 

En fin, l’argument traditionnel du cumul comme atout puissant de réussite électorale reste à vérifier. Cette pratique très répandue au sein du PS ne lui a pas permis jusqu’ici de revenir au pouvoir au niveau national. C’est là que l’exemplarité morale peut rejoindre l’effi cacité électorale. Que se passera-t-il si l’on repousse une fois

de plus l’application de la règle du non-cumul ? Le PS gagnera peut-être des sièges au Sénat, peut-être même pourrait-il le gagner.

 

Mais, au-delà, ce qui apparaît encore plus probable, c’est le risque que le PS perde les élections suivantes. En effet, quelle crédibilité les électeurs, et les abstentionnistes, accorderaient-ils à un parti et à des élus qui s’exonéreraient des règles qu’ils se sont eux-mêmes données, approuvées très largement par les militants et considérées comme prioritaires pour moderniser et renouveler la vie démocratique.

Comme si la parole publique et les politiques n’étaient pas déjà suffisamment décriés ! [...] Si les militants PS (dont les élus tirent leur légitimité) sont très largement opposés au cumul des mandats, ce n’est pas par ignorance ou mépris de l’effi cacité électorale,c’est parce que c’est une pratique qui n’est ni démocratique ni de gauche.

Le cumul est un empilement de pouvoirs dans les mains de quelques uns,alors que le principe de base du socialisme est le partage de ces mêmes pouvoirs. Le cumul affaiblit la participation démocratique à la vie politique et hypothèque son renouvellement [...]

La crise actuelle nous oblige dans ce domaine aussi à penser au delà du court terme des échéances électorales prochaines. Redonner du sens et du crédit à l’action politique est une priorité. Mettre en conformité les paroles et les actes est aujourd’hui, en plus d’être moralement souhaitable, peut-être politiquement efficace. Cela vaut la peine d’essayer !

  

Un Monde d'Avance 7 Juin 2010

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 19:29

Lyon , avec l'association Regards de Femmes présidée par Michèle Vianès







"Il n’est nullement question de faire gouverner la société par les femmes mais bien de savoir si elle ne serait pas mieux gouvernée par les hommes et par les femmes." John Stuart MILL Une association pour ré-agir au féminin

 

 

1 LES CRISES ET LES FEMMES : FENETRES D’EMANCIPATION  OU MENACES DE REGRESSION

Extraits de la brève synthèse en attendant les actes 

 

Introduction : Pourquoi ce colloque ? Qu’en attendons-nous ?

 

Ce colloque a lieu à la demande de Hanifa Mézoui, du Conseil économique et social de l’ONU (ECOSOC) en raison du choix du thème de débat de l’Ecosoc pour 2010 «

Les tendances et difficultés mondiales et nationales actuelles et leur incidence sur l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes »

Il convient de relier la participation des femmes dans les secteurs économiques et financiers à la longue marche des femmes vers l’égalité en droits, devoirs et dignité avec les hommes. Le combat féministe, tel qu’orienté par Simone de Beauvoir : les principes républicains, issus de la Révolution Française, liberté, égalité, fraternité, laïcité concernent également les femmes. En France, mais aussi ailleurs. La France, seul pays dont la représentation officielle est Marianne, une femme émancipée.

Il revient donc naturellement à Michelle Perrot d’introduire notre réflexion.

Dans le contexte de crise économique et financière, la tentation de marginaliser les activités économiques des femmes, de les utiliser comme variable d’ajustement est grande.

Les politiques de récession, dites politiques d’ajustement du FMI, de l’UE, de l’OMC se traduisent par des coupes dans les services publics, notamment sociaux. Or les femmes sont majoritaires dans les effectifs des fonctions publiques (en France : 51% Fonction publique d’Etat, 60% dans la Territoriale, 75% dans l’Hospitalière). Les services publics à la petite enfance, l’aide aux femmes isolées en pâtissent (y compris en Suède dans les années 90, lors de l’ajustement).

    

Analyser la situation

La crise économique, financière et sociale actuelle est différente des récessions précédentes. Les femmes sont largement étrangères à son origine mais elles sont menacées d’en subir de manière disproportionnée les effets qui remettent en cause le modèle social européen.

Avant de chercher les solutions, il est indispensable d’analyser la situation, les problèmes actuels et leurs causes, avec une lecture qui prend en compte les rapports sociaux de sexe, ce qui est appelé communément le genre, par transposition du mot gender des Anglo-saxons.

Le monde bancaire est déséquilibré entre les traders overdosés à la testostérone ou à d’autres excitants et la faible présence des femmes dans le monde de la finance et de la spéculation : Pas une seule femme parmi les gouverneurs des banques centrales des États membres de l’UE, une seule femme parmi les six membres du conseil exécutif du Conseil d’administration de la banque centrale européenne. ...

 

Lire la suite http://www.regardsdefemmes.fr/Rubrique/Actualite/colloque17mai2010.html

.

Colloque du 17 mai 2010- Hôtel de Ville de Lyon

 

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 19:58

 

 

  1. Marie-Jo ZIMMERMANN
  2. Députée de la Moselle
  3. Présidente de la Délégation
  4. aux droits des femmes
  5. .

    En tant que présidente de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale, la députée Marie-Jo ZIMMERMANN déplore que parmi les quatre nominations qui viennent d’être effectuées à la présidence de la Cour des Comptes et au Conseil constitutionnel, il n’y ait aucune femme.

    « Au moment où un large consensus se dégage en faveur de la parité, cela prouve hélas, une fois de plus, l’écart entre les bonnes intentions affichées et la réalité. Pire, dans ce cas, c’est même une régression puisque parmi les trois sortants du Conseil constitutionnel, il y avait une femme. La moindre des choses était au moins de ne pas revenir en arrière ».

    Paris, le 24 février 2010

La Présidente

 

La parité est une fois de plus sacrifiée

 

Nominations au Conseil Constitutionnel et à la Cour des Comptes :

 

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 07:43

                   - Recul sur l'énergie éolienne:

Au titre des énergies renouvelables, c’est surtout la filière éolienne qui reçoit un coup de frein. L'article 34 relatif aux implantations de champs éoliens finalement adopté prévoit les dispositions suivantes :

soumission des éoliennes au régime des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE)

interdiction d’implanter des machines à moins de 500 mètres de toute habitation ou de zones destinées à l’habitation

la disposition prévoyant un seuil minimal de 15 MW pour tous les futurs champs a été abandonnée mais le nombre minimum de mâts à installer est maintenu à cinq (et les éoliennes nouvelle génération ont une puissance moyenne de 3 MW !)

Dans ces conditions, les acteurs de la filière clament qu’il sera impossible d’atteindre les objectifs fixés par le Grenelle 1 pour 2020 de 25 000 mégawatts de puissance et 50 000 emplois. C’est même, selon le Syndicat des Energies Renouvelables, les 10 000 emplois actuels de la filière qui sont menacés.


 

                    - Recul sur la lutte contre les pesticides:

L’engagement initial du Grenelle de l’Environnement était de diviser par deux l’usage des pesticides en 10 ans. La France est le premier consommateur de pesticides en Europe et le 4ème au niveau mondial.

Les amendements introduits témoignent que le gouvernement a cédé aux lobbies agrochimiques. La santé et la préservation de l’environnement passent au second plan après les intérêts économiques des fabricants de pesticides :

un amendement assujettit « la restriction ou le retrait d’un pesticide à l’évaluation des effets socio-économiques » et non plus simplement sanitaires ou sociaux.

Cela signifie qu’on ne pourra plus simplement retirer l’homologation d’un produit alors qu’on aura démontré sa dangerosité pour la santé et/ou l’environnement.

Un nouvel article autorise la publicité pour les pesticides

 

                      - Recul sur les transports propres:

La mise en œuvre de la Taxe Poids Lourds votée dans le Grenelle 1 a été reportée d’ « au moins un an » :

Cette taxe devait s’appliquer aux 800 000 camions de plus de 3,5 tonnes qui circulent chaque année en France. Cela représente un manque à gagner de 1,25 milliards d’euros de recette fiscales.

Par ailleurs, en dehors du Grenelle 2, la gouvernement a annoncé l’autorisation de circulation de camions de 44 tonnes en France, suite aux pressions des lobbies de l'agriculture intensive.

 

                    - Recul sur l'habitat écologique:

Les obligations de performance énergétique et d’isolation des bâtiments sont reportées à près de 10 ans ou annulées :

concernant la rénovation, l’obligation de réaliser des travaux d’amélioration de la performance énergétique des bâtiments à usage tertiaire est fixé dans un délai de huit ans à compter du 1er janvier 2012.

Il faut souligner également le manque d’ambition de la future Réglementation Thermique 2012 pour les bâtiments neufs par rapport à ce qu'avaient souhaité les députés Bataille et Birraux dans leur rapport présenté en décembre dernier. Ce document préconisait entre autres l'instauration d'une limite d'émission de CO2. Mais finalement aucune limite n’a été retenue, les émissions de CO2 des bâtiments neufs devant seulement être indiquées à compter de cette date.

 

 

                   - Recul sur l'étiquetage écologique :

L’engagement de rendre obligatoire l’étiquetage écologique des produits, notamment leur bilan CO2, devient une simple « expérimentation ».

 

La loi de Grenelle 2 prévoit des schémas et des bilans:

1. La mise en place de schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie en co-portage Région -Etat,

2. La réalisation de bilans gaz à effet de serre par les entreprises de plus de 500 salariés et les collectivités de plus de 50 000 habitants,

3. La Loi prévoit que, à partir de 2013, toutes les constructions neuves devront avoir une consommation d’énergie inférieure à 50 kWh/m²/an.

 4. Sur la reconnaissance de l'autopartage pour des alternatives au transport individuel,

 

D'après L'équipe de Désirs d'Avenir lettre d'information ( extraits)

 

 

 

 

 



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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 22:34


,
Par  Élaine Audet


> Nous venons d’apprendre avec stupéfaction que, mercredi le 28 avril
> dernier, les Nations Unies ont élu l’Iran à laCommission de la
> condition de la femme, pour un mandat de quatre ans. Par cette
> décision scandaleuse, l’ONU permet à cet État théocratique d’exercer
> son influence sur le sort des femmes dans le monde. On le sait, la
> République islamique d’Iran pratique la lapidation des femmes et
> fouette celles qui sont jugées "immodestes", certains les accusant
> même d’être de ce fait responsables des tremblements de terre !
> On peut lire bien dissimulé dans le communiqué de presse de l’ONU que
> "quatre membres ont été élues à la Commission par acclamation dont
> Paimaneh Hasteh (Iran), sur la recommandation du groupe des États
> asiatiques".
> En apprenant l’intention de l’Iran de poser sa canditature à la
> Commission sur le statut des femmes des Nations Unies, un groupe de
> militantes iraniennes a fait circuler une pétition à l’ONU demandant
> que les États membres s’opposent à l’élection à ce poste important
> d’un pays qui bafoue impunément les droits des femmes. "Les lois
> discriminatoires de l’Iran démontrent que la République islamique ne
> croit pas en l’égalité entre les hommes et les femmes", stipule la
> déclaration signée par 214 personnes et approuvée par plus d’une
> douzaine d’organismes de défense des droits fondamentaux.
> "Ces dernières années, écrivent-elles, le gouvernement iranien n’a pas
> seulement refusé d’entériner la Convention sur l’élimination de toutes
> les formes de discrimination envers les femmes (CEDAW), mais s’y est
> activement opposé. L’Iran a enchâssé la discrimination contre les
> femmes dans ses lois, aussi bien que dans ses établissements
> politiques et culturels."
> Comment les États-Unis et d’autres pays dits démocratiques,
> représentés dans cette Commission, ont-ils accepté l’attribution d’un
> tel poste à l’Iran et à la République démocratique du Congo dont les
> violences envers les femmes sont aussi bien documentées ?
> Mis en ligne sur Sisyphe, le 28 avril 2010

>

 

 

 

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 22:43
Chantal Brunel : "Je ne suis pas féministe, je suis mariée"
Chantal Brunel...Ainsi parle la nouvelle rapporteure de l'observatoire de la parité, Chantal Brunel dans lesinrocks.com : « J’ai envie d’apporter ma pierre à ce combat de l’égalité homme-femme. Mais je ne suis pas féministe, dans la mesure où je suis mariée, j’ai des enfants et je sais combien la vie familiale et privée est importante. Mon mari m’a toujours soutenue. »… Curieuse vision... Être féministe n’est-ce pas un simple aspect de la démocratie qui concerne l’égalité hommes femmes ? Faut-il être femme, célibataire, et sans enfant pour être féministe ? Qu’en pense Patric Jean, l’auteur du film « la domination masculine ? » ou Thomas Lancelot, co-fondateur de Mix-Cité ? Et tous les hommes et femmes, quels que soient leurs choix de vie, engagés en faveur de l’égalité ? La rapporteure de la parité entre les femmes et les hommes va avoir du mal à se faire comprendre. Si elle a donné un élan significatif à la loi contre les violences faites aux femmes, elle a déjà choqué les défenseurs de la cause des femmes en se prononçant en faveur de la réouverture des maisons closes.
Blog » Les nouvelles news
 » 07 avril 2010
Relisez mon article sur Femmes engagees du 8 Mars pour la definition du Feminisme.
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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 22:36
La fermeture et les concentrations de services dans les hôpitaux se font au détriment du droit à l'avortement. Un mois d’attente, lors de son rendez vous à l’hôpital de Corbeil-Essonnes, mi-mars, par une jeune femme a appris qu’elle ne serait opérée que le 17 avril. Impossible d’abréger plus vite cette grossesse non désirée : les trois médecins sont débordés et demandent vainement du renfort depuis des mois. Le cas n’est pas isolé : au Kremin Bicêtre, le délai pour un avortement est passé deux à trois semaines. Conséquence directe de la fermeture du service spécialisé de l’hôpital voisin : le centre IVG d'Edmond Rostand à Ivry-sur-Seine, dont la réforme Bachelot a organisé la fusion avec d’autres établissements de banlieue. Pour toute la France en 2000, il existait 729 centres IVG . Dix ans plus tard, 90 ont disparu. Dans les zones les plus peuplées, effet mécanique garanti, l’attente s’éternise. Trente cinq ans après la loi Veil, la bataille pour l’avortement libre et gratuit n’est pas gagnée. Jeudi 18 mars, une centaine d’intégristes braillaient Quai de Conti à Paris contre la nomination à l’Académie Française de Simone Veil, « l’avorteuse » tandis qu’à quelques encablures, devant le siège de l’Hôpital Public manifestaient plusieurs centaines de personnes, contre les fermetures en série de centres IVG. Pour l’Ile-de-France et ses 11 millions d’habitants, c’est une vraie galère. Notamment dans l’Est parisien où la situation devient critique. Le centre de Tenon a fermé et les patientes sont été transférées vers St Antoine sans pour autant que le praticien qui se consacrait à l’orthogénie soit mis à la disposition d’un autre centre. Le centre IVG de ce grand hôpital devrait à son tour fermer, soit 1100 interventions par an qu’il faudra bien pratiquer quelque part. Et partout les regroupements tournent au casse tête. L’hôpital St Vincent de Paul dans le XIVe arrondissement a absorbé Broussais, là les équipes n’ont pas été divisées par deux mais il y a quand même deux fois moins de places au bloc. Et la région parisienne compte à elle seule la moitié des IVG tardives entre 12 et 14 semaines. Le délai de 5 à 7 jours, présenté dans le rapport de l’IGAS comme une moyenne nationale tient de la pure illusion.
Le canard enchaîné
 » 31 mars 2010
Avortement > Droit des femmes > France
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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 18:03

 

 

Communiqué de presse

 

Discrimination liée à la grossesse :

2 nouveaux procès gagnés pour la HALDE

 

Deux femmes obtiennent respectivement près de 100 000 € et

19 000 € d’indemnités devant les tribunaux.

 

La Cour d’appel de Versailles vient de condamner la société Yellow Media (Future France) à verser à une de ses ex-directrices de publicité, écartée de son poste à son retour de congé de maternité puis licenciée pour avoir refusé un emploi qui constituait un déclassement professionnel, 99 694.24€ d’indemnités.

 

Autre procès gagné pour la HALDE en mars : le Conseil des Prud’hommes de Libourne a condamné l’association OLIGAD à verser à une de ses ex-salariées, auxiliaire de vie sociale, également licenciée en raison de sa grossesse, 18 766.66 € d’indemnités.

 

Dans ces deux affaires, après enquête, la HALDE avait constaté l’existence d’une discrimination liée à la grossesse, et avait présenté ses observations devant les tribunaux.

 

Les interventions de la HALDE ont abouti à plusieurs condamnations devant les tribunaux : des salariées enceintes licenciées ont ainsi obtenues des indemnités allant de 15 000 et 203 416 €.

 

Afin de prévenir les discriminations liées à la grossesse, la HALDE a diffusé un dépliant « Les conseils de la HALDE – Une grossesse sans discrimination » : Voir le dépliant

 

Voir sur le site de la HALDE :

Les délibérations de la HALDE sur Yellow media et Oligad, ainsi que l’arrêt de la CA de Versailles et le jugement du CPH de Libourne qui viennent d’être transmis à la HALDE

 

Contact presse : Mayada Boulos - 01 55 31 61 36

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Mes engagements
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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 21:24

  

Pétition nationale

Défendons la parité !

Les femmes représentent la moitié de l’humanité.

 

 

Ce qui les concerne intéresse la société tout

entière. Pourtant, elles subissent encore aujourd’hui de fortes discriminations. En politique, dans la sphère

économique, elles sont toujours sous représentées. C’est pourquoi les actions en faveur de la parité,

entreprises par la gauche, doivent se poursuivre et s’intensifier.

La droite tourne le dos à la parité.

 

 

Avec la contre-réforme des collectivités territoriales, la régression est alarmante. Les projections réalisées sont unanimes : en 2014, les « conseillères territoriales » occuperaient moins de 20 % des sièges, alors que les régions comptent aujourd’hui 47,98 % de conseillères régionales.

Depuis 1999 la parité est inscrite dans la Constitution française : « La loi garantit l’égal accès des femmes et

des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives ».

 

 

Depuis le 6 juin 2000, la loi oblige les partis

politiques à présenter des listes strictement paritaires pour les élections municipales, régionales ainsi que, dans certains cas, aux sénatoriales

 

 

. Cette loi oblige aussi à présenter 50% de femmes aux élections législatives sous peine de réduction de leur fi nancement public.

En dépit des grands progrès accomplis depuis 50 ans, essentiellement grâce aux associations féministes, aux élus et aux gouvernements de gauche, les Françaises sont encore quotidiennement confrontées à des diffi cultés propres à leur genre.

 

 

Les femmes sont les premières victimes du chômage, des emplois précaires, des salaires sous-évalués et de la pauvreté. Les plus hauts postes à responsabilité, autant au sein des entreprises que des institutions ou des entreprises publiques, ne sont que très diffi cilement accessibles aux femmes.

 

Le 10

 

e anniversaire, cette année, des lois sur la parité nous commande d’agir.

Nous demandons :

 

 

que la création des conseillers territoriaux soit supprimée du projet du gouvernement de réforme des

collectivités territoriales

 

 

que soit imposé l’égal accès des femmes et des hommes dans les institutions publiques

(Conseil constitutionnel, Conseil supérieur de la magistrature, Conseil économique, social

et environnemental, Conseil supérieur de l’audiovisuel...)

 

 

qu’une loi contraignante institue la parité - et non un quota - dans les conseils d’administration

des établissements publics, des entreprises publiques, ainsi que dans les entreprises privées.

 

 

que des sanctions effi caces soient imposées aux partis politiques pour que

la parité soit réalisée lors des élections au scrutin uninominal.

Nous demandons au gouvernement de prendre des initiatives fortes pour assurer

l’égalité des salaires entre les femmes et les hommes.

Rejoignez-nous!

SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PÉTITION EN LIGNE SUR :

DEFENDONSNOSTERRITOIRES.FR

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 13:19

La parité hommes-femmes en recul ? Trop facile de rendre uniquement les lois à venir responsables.

De nombreux élus se sont alarmés des conséquences négatives sur la parité entre les hommes et les femmes
que ferait peser l'élection des conseillers territoriaux selon les règles voulues par le gouvernement. Sous pression, celui-ci pourrait revoir son projet dans un sens plus favorable au sexe féminin. A l'approche de la Journée de la femme, le point sur la question. L'élection des conseillers territoriaux appelés à siéger, à partir de 2014, à la fois au conseil général et au conseil régional constituerait une véritable "régression" pour la parité entre les femmes et les hommes, si elle devait se faire sur les bases annoncées par le gouvernement, affirment les responsables de l'Observatoire de la parité installé auprès du Premier ministre. A ce jour, le gouvernement n'est pas revenu sur le mode de scrutin, mixte, dont il a annoncé les contours à la fin de l'été dernier : 80% des nouveaux élus seraient désignés au scrutin uninominal majoritaire à un tour, tandis que les 20% restants seraient élus sur des listes à la proportionnelle dans le cadre du département. Selon les estimations de l'Observatoire qui seront dévoilées d'ici la fin de la semaine, ce scénario serait défavorable à la présence des femmes dans les hémicycles départementaux et régionaux : celles-ci ne représenteraient plus que 17,3% des élus. Or, aujourd'hui, si l'on additionne les effectifs des conseillers régionaux et généraux, elles représentent 23,9% des quelque 6.000 élus des deux échelons de collectivités. Comment expliquer cette prévision de baisse ? En première approche, on peut résumer la situation ainsi : autant les partis politiques acceptent de mettre des femmes dans des listes, autant quand il faut désigner un seul candidat, le réflexe reste de désigner un homme... et dans le système proposé par le gouvernement, le scrutin uninominal est nettement prépondérant, alors que le scrutin de liste ne permettrait de désigner que 20% des élus... d'où une situation défavorable aux femmes. Mais est-ce si simple? Le mode de scrutin porté par le gouvernement est-il en soi défavorable aux femmes ? "Non", répond Emmanuelle Latour, secrétaire générale de l'Observatoire de la parité. Elle pointe plutôt la responsabilité des partis politiques, qui "n'ont pas intégré l'idée que la réforme constitutionnelle de 1999 les enjoignait à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats et fonctions électives, même lorsque la loi ne les y contraignait pas". Avec, une proportion impressionnante de 87,7% d'hommes, les conseils généraux demeurent le "dernier bastion masculin", rappelle-t-elle. La désignation obligatoire d'un suppléant de sexe opposé, mise en place en février 2008 par le législateur, était pourtant censée empêcher cela. Mais les partis politiques n'ont pas changé leurs habitudes, désignant leurs titulaires principalement parmi les candidats masculins. L'élection des conseillers territoriaux appelés à siéger, à partir de 2014, à la fois au conseil général et au conseil régional constituerait une véritable "régression" pour la parité entre les femmes et les hommes, si elle devait se faire sur les bases annoncées par le gouvernement, affirment les responsables de l'Observatoire de la parité installé auprès du Premier ministre....
Site Web  » 04 mars 2010 Femme > Politique > Parité > France
http://www.localtis.info/cs/ContentServer?c=artJour&pagename=Localtis%2FartJour% 2FartJour&cid=1250259579220

 

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