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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 03:07


 

Je vous invite à lire l’interview donnée par Manuel Valls, Ministre de l’Intérieur, au Monde daté du 28 juin, car sous un titre un peu caricatural, s’y dessine ce que peut et doit être une politique migratoire de gauche, juste, cohérente, dépassionnée, comme s’y était engagé François Hollande durant la campagne présidentielle.

Passons donc sur ce titre un peu racoleur, car la question de « régularisations massives » n’est guère agitée comme une soi disant menace que par la droite populiste et extrême. Comme l’indique le ministre, les régularisations ne seront ni « massives », ni selon une politique du chiffre qui mène à l’arbitraire comme l’ont montré les 10 dernières années. Les critères devront être clairs, identiques sur tout le territoire et compréhensibles par tous. Parmi eux : durée de présence sur le territoire, situation dans l’emploi, scolarisation des enfants et attaches familiales. Nous allons enfin pouvoir sortir des faux débats et des caricatures sur le sujet.

Je me réjouis également de voir réaffirmé l’engagement de mettre fin à la rétention des mineurs et de la remplacer si elle est nécessaire par l’assignation à résidence des familles, conformément au droit européen et international. Dans la liste des bonnes nouvelles également : la fin du délit de solidarité, l’engagement qu’en cas de décision d’éloignement, les personnes concernées puissent faire valoir l’intégralité de leurs droits et la création d’un titre de séjour intermédiaire de 3 ans pour faciliter l’intégration et désengorger les préfectures. C’est la fin de l’indignité qui aura tenu lieu de politique pendant des années.

Je ne peux cacher toutefois deux regrets : il n’y a pas de référence européenne et pas un mot sur la question des frontières et de l’espace Schengen, alors même que le bras de fer se poursuit entre le Conseil et le Parlement européen sur la réforme de l’espace de libre circulation européen. Mais en même temps, je dis partout que Schengen n’est pas un instrument de politique migratoire ! Ceci explique donc peut-être cela.

Circonspection enfin sur la toute petite partie relative à la politique de l’asile. Le ministre réaffirme l’engagement de réduire les délais d’instruction des demandes, mais il conditionne cela aux « arbitrages budgétaires du premier ministre ». Déformation européenne peut-être : l’argument des coûts ne peut valoir d’argument au statu quo, comme je le vois trop souvent ici dans les négociations avec le Conseil… Gageons que la question de l’asile fera l’objet d’une communication plus ample.

Aux côtés d’autres acteurs, je mesure avec satisfaction le chemin vite parcouru pour modifier l’appréhension de la politique migratoire.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 03:02

 

La galerie Le Réverbère / Lyon vous invite à découvrir
Ses photographes sur la route de l'été
En Arles
Géraldine Lay
Les Failles ordinaires
Dans le cadre des Rencontres d’Arles et à l’occasion de l’édition chez Actes Sud  du livre Failles ordinaires, préface de Jacques Damez.
Du 2 juillet au 23 septembre 2012, tous les jours de 10h à 20h
Le Capitole, Association Le Méjan, Arles
Rencontre avec l’artiste et ses galeristes le lundi 2 juillet de 18h à 21h et le mardi 3 juillet de 18h à 20h

Philippe Pétremant
Le caractère postiche de la marchandise et son secret
Conférence de François Cheval conservateur du Musée Nicéphore Niépce à Chalon-sur-Saône, en duo avec Philippe Pétremant
2è patio, Hôtel Arlatan - 26 Rue du Sauvage, Arles
Le mercredi 4 juillet 2012 à 17h15

Géraldine Lay
Bäzär, Un cabinet de curiosités photographiques
Exposition collective du 4 juillet au 15 septembre 2012
Le Magasin de Jouets - 19 rue Jouvène, Arles 
Vernissage le mercredi 4 juillet 2012 à 16h30

Géraldine Lay
Regards sur Arles
Exposition collective du 2 au 27 juillet 2012
Galerie Espace pour l’art - 5 rue Réattu, Arles
Vernissage le jeudi 5 juillet 2012 à 18h
•••

SIGNATURES EN ARLES :
Géraldine Lay
Signature de son dernier livre Failles ordinaires, Éditions Actes Sud, 2012
Préface de Jacques Damez
Librairie Actes Sud - Place Nina Berberova, Arles 
Le jeudi 5 juillet à 17h

Géraldine Lay
Signature de Où commence la scène, Éditions Diaphane, 2010
Texte de François Bon
Le Magasin de Jouets - 19 rue Jouvène, Arles 
Le samedi 7 juillet à 11h

François Deladerrière
Signature de son dernier livre L’illusion du tranquille, Éditions Poursuite, 2011
Librairie Actes Sud - Place Nina Berberova, Arles 
Le vendredi 6 juillet à 14h
•••

À LA GALERIE

Pierre Canaguier  Juste un avion dans le ciel
Thomas Chable  Site de Lucy
Exposition présentée jusqu'au 21 juillet

Suite de la revue de presse de l'exposition
Jeudi 24 mai
Les 30 ans de RCF, 30 ans de vie culturelle à Lyon - Table ronde animée par Lucie Baverel
À venir le 6 juillet 2012 à 21h
Médiagora sur RCF - 88,4 FM - Une interview de Pierre Canaguier et Thomas Chable réalisée par Claude Carrez


À découvrir également
Un portait d'artiste, Jacques Damez dans le dernier n° de Utopia
•••


Galerie Le Réverbère 
Catherine Dérioz
Jacques Damez
38 rue Burdeau
69001 Lyon
04 72 00 06 72
www.paris-art.com
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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Informations
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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 14:04

Par , publié le 28/06/2012 à 14:31, mis à jour à 14:36


Non-cumul des mandats: le PS en marche-arrière?

PARLEMENT - "L'exemplarité, c'est de ne pas attendre la loi que nous ferons voter dans les premiers mois du quinquennat. (...) La réalité, c'est de tenir compte par des adaptations transitoires des enjeux locaux face à une droite qui s'exonérera de ces exigences tant qu'une loi ne les y obligera pas", assurait les socialistes en 2009.

REUTERS

Alors que le PS dans l'opposition avait ratifié un texte enjoignant de montrer l'exemple dès 2012 en anticipant la future loi sur le non-cumul des mandats, les socialistes au pouvoir ne semblent plus aussi pressés. Explications. 

En matière de non-cumul des mandats, le changement est-il vraiment pour maintenant? A en croire certaines déclarations, cette promesse forte des socialistes pourrait patienter encore un peu dans les cartons.  

Pour bien comprendre, il faut remonter le temps: en 2009, le PS ratifie un texte dans lequel il promet de mettre fin au cumul des mandats. Il annonce une loi - s'il accède au pouvoir en 2012 - qui interdira à tous les élus de cumuler un mandat de parlementaire et un exécutif local (maire ou maire adjoint, président(e) ou vice-président(e) de conseil général ou de conseil régional). 

Mais le PS va encore plus loin, il promet d'anticiper cette loi en montrant l'exemple "dès 2012". Le texte soumis et adopté par les militants socialistes est très précis: "Tout candidat à une élection parlementaire abandonnera ses mandats exécutifs locaux dans un délai maximum de trois mois après la tenue du scrutin." Conclusion, tous les députés socialistes élus depuis 17 juin vont devoir abandonner leurs fonctions exécutives locales.  

Mais aujourd'hui, certains au PS semblent vouloir s'exonérer de cet engagement. Il faut dire que de nombreux élus (et pas seulement socialistes) ont pris goût au cumul des mandats. Du coup, Bruno Le Roux, le nouveau patron des députés PS, mais surtout Alain Vidalies, le ministre chargé des Relations avec le Parlement, se sont montrés particulièrement ambigus sur le sujet, histoire de ne pas froisser les élus cumulards de sa majorité.  

Dans un entretien au Figaro, le premier se contente de vouloir "anticiper le non-cumuls des mandats qui devra être adopté avant les élections locales de 2014". Le second, sur FranceTVInfo se montre encore plus flou: "Ce serait mieux qu'à l'intérieur du Parti socialiste, il y ait une anticipation...", répond-t-il laconiquement.  

"L'exemplarité, c'est de ne pas attendre la loi que nous ferons voter"

En coulisses, certains élus souhaitent en fait attendre les élections municipales, cantonales et régionales prévues en 2014 pour régulariser leurs situations. Et qu'importe s'il faut s'asseoir sur les engagements pris devant les militants. "L'exemplarité, c'est de ne pas attendre la loi que nous ferons voter dans les premiers mois du quinquennat. (...) La réalité, c'est de tenir compte par des adaptations transitoires des enjeux locaux face à une droite qui s'exonérera de ces exigences tant qu'une loi ne les y obligera pas" est pourtant écrit noir sur blanc dans le texte ratifié en 2009. 

D'autant que le projet de loi sur le non-cumul n'est pas encore à l'ordre du jour. "On peut penser qu'il sera adopté avant les prochaines élections, d'ici à 2014", assure Alain Vidalies sans plus de précision. Pourtant là encore, le texte du PS était parfaitement clair: "le Parti socialiste inscrira dans le projet présidentiel le vote d'une loi dès l'été 2012 sur le non-cumul des mandats et le statut de l'élu".  

Ce n'est pas la première fois que "les cumulards du PS" tentent de retarder l'échéance. Lors des sénatoriales de 2011, François Rebsamen et Gérard Collomb avait dealé avec Martine Aubry un report de la règle du non-cumul pour le 1er octobre 2012 grâce à l'appui de François Hollande désireux de ne pas heurter certains élus socialistes à l'approche de la campagne présidentielle. 

 
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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Revue de presse
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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 13:33

 

L'Assemblée des femmes, poursuivant sa volonté de porter les droits des femmes et l'égalité entre les femmes et les hommes auprès des instances politiques, organise comme chaque année son Université d'été à La Rochelle les 22 et 23 août. Intitulée "Les temps des femmes, de la gauche et des réformes", cette université est ouverte à toutes les femmes et tous les hommes de progrès.

Quand le mouvement féministe rencontre la gauche, quelles réformes deviennent possibles ?

> 3 mois après la constitution d'un nouveau gouvernement, quelles priorités pour les droits des femmes et l'égalité à l'aune de ce nouveau contexte politique ? comment enfin passer aux actes ?  

Ministres, parlementaires, chercheur-e-s, représentant-e-s associatifs, syndicaux, praticien-ne-s de l’égalité femmes/hommes.. échangeront sur ces enjeux pour construire les conquêtes féministes de demain.

Tables rondes sur l’éducation non sexiste, sur la lutte contre le temps partiel, sur l’abolition de la prostitution, projection, librairie féministe, soirée festive : participez à ces deux journées de réflexion en toute convivialité.


DEMANDEZ LE PROGRAMME ! retrouvez en pièce jointe le pré-programme de cette Université d'été, encore susceptible d'évoluer. INSCRIVEZ-VOUS dès maintenant ICI.


Merci de partager cette invitation autour de vous et dans vos réseaux.


 

A bientôt.

L'équipe de l'Assemblée des Femmes.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Colloques, réunions
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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 13:31

 

Publié le 29 juin 2012 par Égalité

Les postes-clés de l’Assemblée nationale, nouvellement élue, ont été pourvus, mardi 26 juin, lors de la 14e législature de la Ve République. Sur les 23 postes, seulement 7 femmes ont été nommées :

 

Sur les trois questeur-trice-s nommé-e-s pour veiller à l’utilisation du budget de l’Assemblée, une femme : Marie-Françoise Clergeau (PS, Loire-Atlantique).

Sur les douze secrétaires, seulement trois femmes : Pascale Got (PS, Charente-Maritime), Arlette Grosskost (UMP, Haut-Rhin) et Bérangère Poletti (UMP, Ardennes).

Sur les huit président-e-s de commission, trois femmes : Elisabeth Guigou (PS, Seine-Saint-Denis) aux Affaires étrangères ; Catherine Lemorton (PS, Haute-Garonne) aux Affaires sociales ; Patricia Adam (PS, Finistère) à la Défense.

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Revue de presse
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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 01:27
Mai 2012 - Nouvelles de Grèce

 

Chers amis,

Ce petit mot pour vous donner un peu de l’air d’Athènes et de quelques autres lieux.

Nous sommes donc partis pour Athènes le 10 mai. J’étais convié par l’éditeur Melissa à une présentation d’un bouquin réalisé par un collègue grec, et dont j’avais écrit la préface. Le titre : « Les paysages grecs contemporains ». L’assistance était beaucoup plus nombreuse que nous ne l’attendions : de vieux amis sont venus à cette occasion et d’autres que nous ne connaissions pas tel Alain Salles le correspondant du journal Le Monde en Grèce. J’ai dit à quel point, dans cette atmosphère morose et pour certains désespérée, ce bel effort de parution est porteur d’avenir.

Athènes a bien changé : circulation fluide, abondance de taxis vides, profusion d’immigrés, beaucoup d’Indiens, Afghans, Pakistanais, Africains. Insécurité croissante : Notre amie Marguerite agressée 3 jours avant, a été sévèrement tabassée pour lui voler son sac, un soir vers 11h à Pangrati, un quartier qui en principe « ne craint pas ». Séjour à l’hôpital, radio du crâne, etc. Sa mère, avec qui nous avons déjeuné jeudi en était bouleversée. Il y a une quarantaine d’années Athènes était beaucoup plus pauvre et totalement sûre. Est-ce cela « la croissance » ?

Vendredi soir à Athènes, Eugénie, chez qui on logeait, avait invité des amis. Discussion politique sur les élections. Eugénie avait été candidate de la Gauche Démocratique à Larissa. Discussions vives à la grecque mais la situation est sans issue et s’achemine, comme vous le savez maintenant, vers de nouvelles élections en juin. L’avenir est sombre. La gauche non communiste (Syriza) a beaucoup progressé mais est ........

suite link

Michel Sivignon

 

URL pour citer cet article: http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=2469

 

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Danièle Soubeyrand-Géry - dans informations
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25 juin 2012 1 25 /06 /juin /2012 13:00

 

C O M M U N I Q U E   A  L A  P R E S S E, le 25 juin 2012


Regards de femmes apprécie l’affirmation abolitionniste de Najat Vallaud-Belkacem,

pour libérer la France du système prostitueur,


Regards de femmes a pris connaissance avec satisfaction de la position de Najat Vallaud- Belkacem, Ministre des Droits des femmes sur le système prostitueur. Poser l’interdit, par la loi, de l’achat d’actes sexuels est indispensable pour lutter contre les violences envers les femmes.

Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes, lors de son audition par la mission parlementaire, a rappelé que le corps n’est pas une marchandise ! Il est digne d’être protégé de toute exploitation, de toute commercialisation.

Poser l’interdit, par la loi, de  l’achat d’un acte sexuel, est indispensable pour lutter contre les violences envers les femmes. C’est également le fondement d’une éducation non sexiste.

Pour Regards de femmes, la servitude, volontaire ou forcée, des prostitué-e-s exige de s’attaquer au système prostitueur qui repose sur la demande, les acheteurs et sur les vendeurs, les proxénètes et de mettre en place des politiques efficaces d’alternatives à la prostitution pour toutes les personnes désirant quitter l’enfermement prostitutionnel.

Regards de femmes organise dans le cadre de la quinzaine de l’égalité de la région Rhône-Alpes un colloque « Le système prostitueur : violence machiste archaïque » le 8 octobre à Villeurbanne où interviendront des associations françaises de « Abolition 2011 », des ONG européennes de « Pour une Europe libérée de la prostitution » et l’association ukrainienne WCU. Les résultats positifs dans les 3 pays européens pénalisant les clients seront comparés aux violences subies dans les pays règlementaristes.

Nous inviterons la ministre Najat Vallaud-Belkacem à conclure ce colloque

 

 
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Danièle Soubeyrand-Géry - dans Colloques, réunions
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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 00:18

Le Monde.fr | 22.06.2012 à 09h40

 

Pourquoi nous réjouissons-nous aujourd'hui que la France compte plus de 73% d'hommes députés à l'Assemblée nationale ?

Parce que dans le pays des droits de l'homme et du suffrage universel, les Françaises n'ont été reconnues comme "citoyennes actives" qu'en 1944 en devenant "électrices et éligibles dans les mêmes conditions que les hommes" grâce à l'amendement du communiste Fernand Grenier inséré dans l'article 17 de l'ordonnance du 21 avril 1944 portant organisation des pouvoirs publics en France après la Libération.

Parce que la première assemblée élue en octobre 1945 était à 95% masculine, la première législature de la Cinquième République en 1958 l'était à plus de 98% et la dixième législature en 1993 à plus de 94%.

Parce que si la parité vit dans les conseils municipaux et les conseils régionaux, les présidents de conseils régionaux et les maires des communes de 3 500 habitants sont encore à 90% des hommes. Est-il nécessaire de préciser que si le gouvernement est pour la première fois paritaire en France, le chef de gouvernement et le chef de l'Etat sont des hommes ?

Parce que Jean-Jacques Rousseau, le théoricien du contrat social à qui la République française rend hommage en cette année 2012 qui fête son tricentenaire, est aussi celui qui justifia l'exclusion des femmes du pouvoir (potestas) au nom de leur prétendue incapacité (potentia) à se détacher de la "rigidité des devoirs" relatifs à leur sexe faisant d'elles des êtres de nature plus que de raison...

Dans L'Emile, son traité d'éducation sur "l'art de former les hommes", il consacre un chapitre à l'éducation de la femme qui ne pourra jamais être qu'une bonne épouse et une bonne mère de citoyen et qu'il nomme, non sans cynisme, Sophie. A celles qui se plaignent de "l'injuste inégalité qu'y met l'homme", il répond que "cette inégalité n'est point une injustice humaine, ou du moins n'est point l'ouvrage du préjugé, mais de la raison" car "il n'y a nulle parité entre les deux sexes quant à la conséquence du sexe. Le mâle n'est mâle qu'en certains instants, la femelle est femelle toute sa vie, ou tout au moins toute sa jeunesse".

Parce qu'encore aujourd'hui il n'y a nulle parité entre les deux sexes quant au conséquence du sexe, les femmes sont incluses dans la sphère dite publique, et pas seulement politique, à condition de "performer" leur-s différence-s . Cette injonction à la performance est double car si les "femmes publiques" doivent faire de la politique ou du management autrement c'est parce qu'elles sont censées représenter, au sens de mettre en scène et de rendre présents, des particularités (sexe, âge, origines...) qui ont un intérêt, une plus-value, dans une France en crise de modèle d'intégration politique et économique.

Réjouissons-nous parce que talonnant l'Afghanistan, la France passe du 69ème rang au 34ème rang mondial en ce qui concerne la proportion de femmes à la chambre basse. Réjouissons-nous car ce classement nous contraint à l'humilité et la lucidité, notre "vieille démocratie" n'est pas la société des égaux, mais bien celle des idéaux idéalisés. Quelle égalité, quelle liberté, quelle fraternité (sororité ?) et quel universalisme sont proclamés dans la déclaration des droits de l'Homme et du citoyen ?

Si les lois dites sur la parité des années 2000 ont pour objectif comme le soulignait le ministre de l'intérieur de l'époque, Jean-Pierre Chevènement, de constituer une "révolution culturelle", soyons vigilant-e à ce que l'usage qui en est fait ne conduise pas, comme l'analysent en particulier Joan Wallach Scott et Catherine Achin, à une "parité paradoxale" portant une "révolution conservatrice".

Pour que la parité ne reste pas à l'ombre des Lumières, mais qu'elle rende pensable et possible une égalité entre "pair-e-s" articulant comme nous y invite Nancy Fraser redistribution et reconnaissance transformatrice, vive-ment une République où l'on ne demandera plus aux femmes - politiques ou pas - ce qui fait "leur petit plus" (en écho à un grand moins à en croire Rousseau et Freud entre autres...) ni aux hommes - politiques ou pas - de ne pas perdre les attributs qui font d'eux les "pater familias" de la maison à la Nation...

Réjane Sénac, chargée de recherche CNRS au CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po).

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24 juin 2012 7 24 /06 /juin /2012 00:06

 

 

Babayagas © Magali Lambert

© Magali Lambert

Elles ont entre 65 et 85 ans.
Elles sont féministes.
Elles veulent vieillir entre femmes, en autogestion, dans le respect de l’écologie et le maintien de leurs pratiques citoyennes.
C’est ce projet qui les réunit.

La Maison des Babayagas, qui ouvrira ses portes en octobre prochain à Montreuil, après plus de onze ans de discussions avec les institutions et de luttes pour le montage financier, est une utopie conçue au départ par Thérèse Clerc.

Sur un terrain cédé par la Ville de Montreuil en plein centre ville, et dans une construction de l’OPHLM dont elles vont être locataires, vingt femmes vont emménager à l’automne, chacune dans son studio, mais en autogérant les parties communes qu’elles entendent bien faire résonner de leur optimisme et de leurs réflexions sur tous les aspects du bien vieillir au sein de l’Unisavie (Université du savoir des vieux), qui a aussi vocation à devenir une plate-forme pour utopistes.

Pour préparer leur vieillesse en vie collective, elles partent régulièrement en colonie de vacances dans l’Yonne, dans un lieu que la ville de Montreuil réserve pour les vacances scolaires aux petits Montreuillois.

Dans ce cadre verdoyant et serein, elles pratiquent pendant une semaine la vie en communauté tout en continuant à peaufiner leur projet innovant : à raison de deux séances de travail par jour, elles planchent sur la rédaction de leur charte interne et de la convention qui les lie aux institutionnels. Elles y prévoient aussi tous les aspects de la vie quotidienne en communauté et les activités qu’elles veulent impulser.

A la fois différentes et réunies par ce projet militant, elles impressionnent toutes par le dynamisme de leur engagement.

Odette a passé vingt années de sa vie à enseigner le français au Royaume-Uni. Elle est rentrée en France à la retraite mais ne se voit pas « finir seule » dans une maison de retraite lambda où elle sera « un numéro », « une vieille chose posée là ». D’ailleurs « [elle] n’aime pas le scrabble ! ». Et puis, elle a une vieille pratique de militante, ses parents étaient communistes, elle a toujours été active au sein du Mouvement des femmes et des groupes de lesbiennes. Elle a une gouaille et un humour communicatif, et c’est une vieille routarde du collectif…

Yvette non plus n’imagine pas sa retraite seule dans son petit studio. Ancienne secrétaire de rédaction, tout ce à quoi elle tient, ce sont ses livres. Sinon, elle veut continuer à défaire et refaire le monde, et participer activement à la mise en forme de cette utopie de « vieilles qui ont leur mot à dire sur tout ». On a du mal à énumérer tous ses engagements passés et présents, des groupes lesbiens aux femmes sans-papiers, en passant par le soutien au Rwanda. Elle ne manque pas une occasion de rappeler l’oppression des femmes et n’hésite pas à interrompre les réunions de travail pour pousser un petit refrain militant le poing levé ! Et son talent d’auto-dérision la rend irremplaçable.

Claudia est italienne. Elle vit en France depuis quarante ans, divorcée deux fois. Féministe depuis l’adolescence, elle s’est d’abord heurtée au machisme de son père qui l’a empêchée de devenir pilote, puis à celui de ses deux maris, bien peu respectueux de sa personne. Enfin libre, elle met son hyperactivité au service du collectif et ne conçoit pas de vieillir autrement qu’en communauté. Et les hommes l’ont trop fait souffrir pour qu’elle ait encore envie de partager ses vieux jours avec l’un d’entre eux…

Et puis il y a Thérèse, la mère porteuse du projet. Celle qui, depuis plus de dix ans, court inlassablement les bureaux et les cabinets pour faire exister ce projet. Celle qui partout, dans les médias comme dans les régions où des maisons de Babayagas sont en gestation, parle encore et encore du bien vieillir entre soi, dans le refus de l’infantilisation et du consumérisme qui menace les personnes âgées. Thérèse est belle et intelligente, et pas mal cabotine. Elle aime Mozart et l’utopie d’Ernst Bloch. Les fringues aussi. Et les hommes et les femmes. Le collectif est le maître-mot de sa vie et, en imaginant la Maison des Babayagas, elle barre la route à ce « rétrécissement » des vieux qui s’éloignent du collectif et de la vraie vie.

Toutes attachantes, ensemble et individuellement, ces vieilles femmes travaillent avec ardeur à donner vie à leur Maison des Babayagas.

Mais comme « le plaisir vient du ventre », la colo se déroule au rythme des gratins, des tartes et du vin de sureau faits maison. Militantes et déterminées dans la chaleur de la convivialité, ces Babayagas ont l’avenir devant elles…

Danielle Michel-Chich – EGALITE

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23 juin 2012 6 23 /06 /juin /2012 23:33

 
La galerie Le Réverbère / Lyon vous invite à découvrir

Pierre de Fenoÿl 
Le miroir traversé
 
Vernissage le samedi 8 septembre de 14h à 21h
en présence de Véronique de Fenoÿl et ses enfants

CE MÊME SOIR VERNISSAGES DES GALERIES RUE BURDEAU & CIE
Exposition présentée du 8 septembre au 29 décembre 2012 du mercredi au samedi de 14h à 19h 

 


 

Pierre Canaguier - Juste un avion dans le ciel
Thomas Chable - Site de Lucy
du 4 mai au 21 juillet 2012
Nocturne le mercredi 6 juin jusqu'à 21h
Galerie Le Réverbère 
Catherine Dérioz
Jacques Damez
38 rue Burdeau
69001 Lyon
04 72 00 06 72
www.paris-art.com
Pierre Canaguier - Juste un avion dans le ciel
Thomas Chable - Site de Lucy
du 4 mai au 21 juillet 2012
Nocturne le mercredi 6 juin jusqu'à 21h 

 





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